Posté le 18.04.2008 par clemenceaudupetitmoulin
C'est arrivé chez nous !
Voir dans "sites préférés" ou http://www.archives49.fr/
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Posté le 16.04.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo du cadastre de St-Florent en 1827. AD-49.
Les moulins sont voisins, distants d'un km environ. Voir la rubrique "Meuniers et moulins d'antan" concernant le Petit et le Grand Moulin.
Ce texte ci-dessous est basé sur le livret familial "Généalogie de la famille Clemenceau" (1999) de Luc Clemenceau.
En 1733 (le 28 mai), Jacques (1) naît au Grand Moulin de Sienne à Botz.
En 1764, il épouse en l'église Saint-Christophe, en la Chapelle-St-Florent, Mathurine Vincent (2), fille de Michel Vincent, métayer à la Basclère ou Baclaire du Marillais et de Mathurine Girault.
Treize jours plus tôt, le couple avait passé un contrat de mariage, devant maître Dénécheau, estimé à 1768 livres 3 sols 4 deniers.
Jacques devient meunier au Petit Moulin de Sienne, où son grand-oncle Simon Hervé avait été meunier avant de terminer sa vie au moulin du Pont Dalaine en la Chapelle-St-Florent en 1767;
En 1771 et 1774, Jacques et Mathurine vendent, devant maîtres Chiron et Martin l'aîné, notaires à Bouzillé et au Grand-Montrevault, pour 150 livres deux boisselées en vigne au clos des Rochereaux au Marillais et pour 250 livres deux bois situés dans "le pré à Tertrou" avec une chambre au Grand-Breil et trois portions de jardin.
Le 16 janvier 1781, devant maître Gazeau, notaire à St-Florent-le-Vieil, le couple vend, crée, constitue à titre de rente foncière à René Avrillault (3) moyennant 300 livres un setier de blé seigle (4) de rente assis sur le moulin à vent, que les Clemenceau viennent de faire construire dans la pièce de la Houssière en St-Florent.
L'année suivante, le 7 décembre, Jacques Clemenceau est inhumé par le curé René Courjaret, en présence de Jean Mari et de René Pithon, les fossoyeurs de la paroisse semble-t-il.
Jacques est décédé à l'âge de 49 ans vraisemblablement d'une maladie pleuro-pulmonaire qui sévit dans les paroisses environnantes (5).
Sa veuve régle alors la coquette somme de 223 livres pour soins et médicaments au chirurgien Pierre Drouet de St-Florent.
Après le décès de son mari, Mathurine Vincent a des difficultés financières.
En juin 1785, Mathurine Vincent rembourse cette somme à Marie Bouyer, sa belle-soeur, veuve de Michel Vincent et à René Vincent, son frère de la Basclère du Marillais.
En juillet, elle règle 75 livres pour une livraison de moutons à Jacques Delahaye, marchand aux Noyers à Beaupréau et 444 livres à Françoise Cognée "pour cause de marchandises".
En août, Mathurine vend des "immeubles à Botz" moyennant 2128 livres, avec charges comprises, à François Jacques et Pierre Jean Alexis Clemenceau, ses beaux-frères, meuniers au Grand Moulin de Sienne (voir la rubrique "Les cousins Clemenceau du Grand Moulin".
Le 9 février 1786, devant maître Gazeau, Mathurine Vincent s'acquitte de ses créanciers pour un montant de 2050 livres, dont une partie du détail est :
- 206 livres aux Bénédictins de l'abbaye
- 62 livres 8 sols aux collecteurs de la taille
- 101 livres 18 sols à François Pécusseau, son domestique
- 14 livres 9 sols aux collecteurs du sel
- 130 livres à René Avrillault
- 11 livres à François Jacques Clemenceau....
Le 11 novembre 1786, à l'âge de 45 ans, Mathurine Vincent décède et le 26 novembre Jean Gabriel Raimbault, vicaire de la paroisse, publie la vente des meubles de la défunte (A.D 49 série C-2890).
(1) Voir aussi le résumé dans la rubrique "Généalogie de la famille Clemenceau" article "Génération VI : Jacques Clemenceau et Mathurine Vincent".
A propos du destin des enfants du couple, voir la suite à l'article "Génération V : Pierre Clemenceau et Marie Oger" et l'article ci-dessus.
(2) Les Vincent de la Baclaire du Marillais seront très impliqués dans la guerre de Vendée en 1793.
Le frère de Mathurine, François dit "le large" (°1731-+1793) est tué à Laval (Mayenne) lors de la "Virée de Galerne" ainsi que son fils René (°1772 +1793).
(3) dit "le jeune" de la Billardrie au Marillais. René Avrillault est le neveu de Mathurine Vincent. La mère de René est Jeanne Vincent X René Avrillault, marchand fermier du Marillais.
Avrillault "le jeune" participe à la guerre de Vendée comme courrier. En 1775 il épouse Françoise Berthelot au Marillais.
Le père de Françoise, Julien Berthelot sera tué à l'âge de 63 ans par les Républicains au Marillais en 1793/94 avec René Vincent (°1740 +1793/94, fils de René et Marie Blon) un neveu des soeurs Vincent (pour plus de précisions les concernant, voir la rubrique "Les cousins Clemenceau du Grand Moulin" article "Jean Clemenceau, le frère de l'homme").
Le frère de Françoise Berthelot, Julien (°1759 Le Marillais X 1784 Marguerite Cussonneau) sera fusillé à l'âge de 35 ans à Avrillé (Champ des Martyrs) lors de la 9e et dernière fusillade le 16 avril 1794. Voir Biblio. Houdebine.
(4) Le contrôle des actes du bureau de St-Florent précise : un setier de blé seigle, mesure de Montrevault sans comble.
(5) Nous n'avons pas encore vérifié l'incidence de la maladie dans la paroisse de Botz.
Mais d'après les relevés des prêtres de la paroisse de la Boutouchère, l'étude des décès montre en moyenne 7 décès par an pour les 27 années précédant 1781.
Le nombre de décès monte à 17 cette année-là, où janvier et février donnent 5 décès et 9 pour la période de septembre à décembre.
L'année 1782 dénombre 16 décès dont 4 en mars, 2 en avril (idem en novembre) et 3 en décembre, le mois même où Jacques est décédé.
Quant à la cause du décès de Jacques, s'agit-il d'une maladie pleuro-pulmonaire qui, d'après François Lebrun (6) éclate en novembre 1782 ou d'une autre "maladie populaire" de ce temps-là dont on se remet difficilement : "fièvres de toute espèce, tierces, quartes, putrides et malignes...(sans oublier )...dysenteries, fièvres pourprées et malignes.." ?
(6) "Les hommes et la mort en Anjou aux 17e et 18e siècles" Mouton, Paris 1971 (pp.384-385).
Posté le 02.04.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Postcard representing the "new" castle of the Baronnière in a neo-gothic-troubadour style.
"...The chateau of the Baronnière had been burned by the Republicans. It had been totally destroyed, along with all the surrounding farms.
Nothing remained standing except the roofless walls of the buildings that had once surrounded the square courtyard of the chateau.
Charle's widow was ruined. She refused the inheritance of the property, whose sale would have paid off the creditors, and it was put under sequestration.
This was lifted in 1798, and in 1800 the property was put up for sale, without finding a buyer. Up for sale two years later, it was bought by Joseph Arnous-Rivière, member of a ship-building family in Nantes.
There was not a single farm standing on the 2.000 acres, and in a period of small farms this could have meant the destruction of 80 per cent during the short-lived war. Everything had to be re-built.
Reconstruction occupied Joseph and his son, Baron Jules, until about 1840, when a new chateau was commissioned.
The architect for this was René Hodé, who chose for it a neo-gothic-troubadour style.
Building was finished in 1850. Below ground level the construction is in granite, with tuffeau above.
Stonework around doors and windows is carved to represent different trades. Style and execution combine to give the chateau a light-hearted and vivacious air.
Some of the large trees standing in the park date from the time of the de Bonchamps.
The Baronnière today is still in the Arnous-Rivière family..."
Posté le 01.04.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Delpech's lithography (1825) representing the marquis Charles de Bonchamps.
When I visit the castle with my family in 1981, the owner Mrs de Bodard shows us her castle around (1).
The text below in english comes from the owner's leaflet who gives me the recent authorization to use it.
"When the french Revolution began in 1789, the owner of the property of the Baronnière was the marquis Anne de Bonchamps.
The Baronnière had been in the same family since early in the 15th century.
The marquis was joined there by his son, Charles Artus de Bonchamps, in 1791.
Charles had become an officer cadet in the regiment of Aquitaine at the age of 16, and at 18 had been posted to India to serve with the troops under the command of the Bailli de Suffren.
After his return to France, he was in garrison at Mézières. He refused to take the oath of allegiance to the new Republic, and resigned his commission.
He was then 33, had married, and had reached the rank of captain. He decided not to emigrate, as his father later did, but to remain quietly at the Baronnière until the upheaval was over.
This was a vain hope. Religious persecution was intensified. The king and the queen were arrested and guillotined.
The republican Assembly decreed a call-up of 300.000 men to re-inforce the armies that had become heavily engaged around the frontiers.
It was this call-up that provoked the antigovernment uprising in the North West, an uprising that became known as the "War in the Vendée".
Recruiting offices were opened by government officials in the towns and villages of the Mauges to popular cries of "We will not go !", and on the 13th of March 1793, the young men from around Saint-Florent-le-Vieil came to the Baronnière to persuade Charles de Bonchamps to lead them against the forces of the revolutionary government.
Charles de Bonchamps was clear-sighted and practical, and competent. The historian Gabory said of him that he was the only one capable of overthrowing the government.
But on the 17th of October in the same year he was mortally wounded at the battle of Cholet.
He was carried 50 km on a stretcher to Saint-Florent-le-Vieil, and from there over to the north bank of the Loire with the "Grande Armée", where he died.
Before crossing the river, he persuaded his colleagues not to execute their 6.000 republican prisoners, but to release them.
The monument commemorating this act is in the church at Saint-Florent.
It was carved by David d'Angers, whose father had been one of the 6.000.
Charles de Bonchamps had given his life and his fortune to the cause..."
(The end of this text below).
See in this blog "Rencontre, la première (first encounter)".
Posté le 17.03.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Petite statuette de Georges Clemenceau sculptée par un membre "Clemenceaudupetitmoulin".
Georges Clemenceau dont les citations étaient parfois drôles (pour ceux qui n'étaient pas concernés) et cinglantes (pour ceux qui en faisaient les frais) disait à propos de ses ancêtres : "Il y a une longue résonance du plus lointain ancêtre au dernier descendant. Mes ancêtres, je les reproduis".
Jean Martet, devenu le secrétaire de Georges Clemenceau à partir de 1915, puis son ami jusqu'à sa mort nous livre des informations intéressantes et abondamment illustrées (!) sur "les ancêtres de M. Clemenceau" (1).
Il écrit :
" ...En fouillant les archives notariales et paroissiales de tous ces villages vendéens qui s'appellent : Mouchamps, Mareuil-sur-le-Lay, Saint-Michel-en-l'Herm, etc, on découvre qu'il y avait autrefois un certain Jehan Clemenceau, que protégeait Mgr de Sacierges, évêque de Luçon.
Jehan Clemenceau...avait ouvert atelier et boutique d'imprimeur-libraire et avait épousé, le 12 janvier 1498 (2), Isabelle Voyneau, dame de la Touche, de Dissais, près de Mareuil.
Jehan Clemenceau eut deux fils (3).
...L'aîné, François, sieur de la Couffardière, fut sénéchal de Luçon et de Moustiers-sur-le-Lay...épousa Demoiselle Jehanne Orceau, fille du procureur fiscal de la seigneurie de Moustiers-sur-le-Lay.
Il en eut un fils, de qui sont issues les deux branches des Clemenceau de la Serrie et des Clemenceau du Colombier"
Les générations passent. Les Clemenceau font souche de Clemenceau..."
Malheureusement, Jean Martet ne nous livre pas le prénom du fils de François, le sieur de la Couffardière.
C'est dans le petit livre (4) de Madeleine-Michel Clemenceau que nous lisons la suite grâce à "l'arbre généalogique des Clemenceau" (p.79).
Le fils de François est Mathurin Clemenceau, sieur de la Morinière x (épouse inconnue, notée ?)
De ce couple est issu Jean-Baptiste Clemenceau de la Serrie (°1570 +1640), époux de Judith Simonet.
Mais cela n'est pas confirmé dans le dictionnaire du généalogiste Beauchet-Filleau.
Celui-ci remonte effectivement la généalogie de la famille du Tigre jusqu'à Mathurin Clemenceau, sieur de la Morinière x N...Rousseau (l'épouse n'est pas connue dans la généalogie de Madeleine-Michel Clemenceau) dont le fils est aussi Jean-Baptiste.
Pour Beauchet-Filleau, le père de Mathurin est Pierre Clemenceau "branche de la Locquerie (sans jonction)" (et non François x Jehanne Orceau) qui fait en 1521 l'acquisition de la maison noble de la Morinière, dont l'épouse est Catherine de Seiches.
Ce sont les ancêtres 1024 et 1025 de Georges Clemenceau suivant la numérotation Sosa-Stradonitz, si on suit ce généalogiste dans son dictionnaire, pp.518-520 (5).
Qui des deux a raison, la famille ou le généalogiste ?
(1) Voir l'Illustration (tirage Hors Série 30 novembre 1929).
(2) Gutenberg (Vers°1400 à Mayence) est décédé depuis 30 ans en cette même ville.
(3) Avec sa femme quand même ! Jean Martet ne cite que le père.
(4) "Georges Clemenceau, sa vie racontée à la jeunesse de France" récit de Madeleine-Michel Clemenceau (femme de Michel Clemenceau, le fils de Georges), presenté et commenté par Juliette Goublet (dixième édition) 1972-1979.
(5) Beauchet-Filleau "Le dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou" 1891
Voir aussi dans "Les sites préférés" :
- Georges Clemenceau 8, rue Benjamin Franklin Paris (Musée Clemenceau).
- Le musée des Deux Victoires à Mouilleron-en-Pareds (85).
- La maison de Georges Clemenceau en Vendée (St-Vincent-sur-Jard).
- Histoire du Monde : Georges Clemenceau.
- Caricatures de Georges Clemenceau.
Posté le 08.03.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Boré Henri "Le Marillais à travers les siècles (histoire d'une commune rurale entre Loire et Mauges)" 1985.
- Voir la rubrique "Lieux de mémoire de la guerre de Vendée" article "Le Champ des Martyrs du Marillais".
Chéné Robert "La Chapelle-St-Florent à travers les âges" L'imprimerie de l'Anjou Angers 1951.
- Voir la rubrique "Rencontre, la première" article "A la recherche du trésor".
Clemanceau Joseph, ancien juge au tribunal de Beaupréau "Histoire de la Vendée (1793-1815)" publiée par les soins de l'abbé F.Uzureau, directeur de L'Anjou historique Paris Nouvelle Librairie Nationale 1909.
- Voir la rubrique "Personnalités de la Vendée militaire" article "le juge joseph Clemanceau de Grand Maison".
Houdebine T-L. prêtre "le Champ des Martyrs d'Avrillé Angers, Société française d'imprimerie et de publicité, 1923.
-Voir la rubrique "Les Clemenceau de la Lande" article "Le juge Joseph Clemanceau de Grand Maison".
Lebrun François "Les hommes et la mort en Anjou aux 17e et 18e siècles" Mouton, Paris 1971
- Voir la rubrique "Les cousins Clemenceau du Petit Moulin" article "Jacques Clemenceau premier meunier du Petit Moulin".
Le Mené Michel "Les campagnes angevines à la fin du Moyen Age" Cid éditions 1982.
- Voir la rubrique "origine du patronyme" article "Pierre, Jehan et Olivier Clemenceau de Liré en 1521".
Petitfrère Claude, professeur à l'université de Tours "Les Vendéens d'Anjou (1793), analyse des structures militaires, sociales et mentales" Paris Bibliothèque nationale 1981.
- Voir la rubrique "Lieux de mémoire de la guerre de Vendée" article "Tableau généalogique vendéen".
Sarazin André (préface de) "Morts pour leur foi, victimes de la Révolution en Anjou (1793-1801)" Association du bicentenaire de la Vendée angevine, Pierre Téqui, éditeur 2000.
- Voir la rubrique "Les Clemenceau de la Lande" article "Le juge Joseph Clemanceau de Grand Maison".
Posté le 28.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
photocopie d'un acte de la série H des A.D-49 (H 1995, folio 187, verso).
En 1593, et jusqu'en 1599, Pierre Clemenceau exhibe ses contrats devant les religieux de l'abbaye de St-Florent.
En 1602, Sébastien Clemenceau (H 1995 folio 431 verso) prend la suite (même date sur les 2 actes).
Pierre est sûrement décédé et il est probablement le père de Sébastien.
En 1581, Le père est dit aussi "mareschal" en La Chapelle-St-Florent (H 1981 folio 233), métier exercé aussi par Sébastien. Nous ne connaissons pas le nom de l'épouse de Pierre.
Les doubles des registres paroissiaux de la Chapelle-St-Florent déposés aux archives départementales à Angers débutent en 1673.
Quant aux originaux, que signale François Lebrun (1), ils ont "disparu". Dans les années 80, on en trouve aucune trace à la mairie et à la cure.
En fait, les registres de la commune commencent en 1795.
Le premier auteur de la lignée des Clemenceau (écrit aussi Clemanceau) de la Lande qui apparaît dans les registres paroissiaux est Pierre Clemenceau.
Celui-ci est mentionné plusieurs fois dans différents actes, sans titre aucun.
C'est en 1679 qu'il est nommé par le curé "maître chirurgien, sieur de la Lande (2)"
En 1680, au baptême de ses filles jumelles (Anne et Marie-Thérèse), il a la qualité de "sergent de St-Florent".
Pierre En 1681, à son décès, Pierre Clemenceau est dit "sergent".
Les archives de la série H de l'abbaye de St-Florent-le-Vieil nous permettent de remonter une partie de l'ascendance de Pierre, au moins jusqu'à son grand-père Sébastien , et peut-être jusqu'à Pierre l'arrière-grand-père (voir le document ci-dessus).
Un acte essentiel (H 2015/19.11.1637) fait le lien entre les registres paroissiaux et les archives de l'abbaye.
L'étude des alliances avec les familles Lory et Dandé contribue à éclaircir un peu l'origine de cette famille Clemenceau dont l'ancêtre le plus lointain serait Pierre Clemenceau, "mareschal au bourg de La Chapelle-Saint-Florent". La généalogie est assurée à partir de Sébastien Clemenceau qui suit :
I) Sébastien Clemenceau (° vers 1580 + vers 1635) marchand maréchal au bourg de la Chapelle-St-Florent X Marie Bigeard :
Les enfants qui suivent sont héritiers en 1637 (Voir H 2015).
- Jacquine (+ av.1637) X René Dandé
- Gillette X Pierre Ouvrard
- Pierre qui suit.
II) Pierre Clemenceau (°? +?) X Julienne Moriceau :
- Jeanne (° +av1679) X Philippe Brécher (°vers 1610 +1685), notaire
- Pierre qui suit.
III) Pierre Clemenceau (°vers 1637 +1681 La Chapelle-St-Florent) maître chirurgien, sergent de la cour de St-Florent X av.1665 Gabrielle Gaulay (°vers 1630 +1719).
Le couple a 7 enfants, dont 3 garçons :
- Pierre (°vers 1665 +1684 La Chapelle-St-Florent) A l'âge de 19 ans, il se fait tuer (mauvaise rencontre ou duel ?) "proche la cour du cimetière...fut tué d'un coup d'épée...au coeur..."(3).
- René (°vers 1670 +1739 St-Florent) . Il est l'ancêtre des Clemenceau de la Lande et de Grand Maison à Montjean et à St-Florent. Avocat X 1697 St-Florent-le-Vieil Anne Barbe (°? +1752 St-Florent)(4).
- Michel (°1674 + destinée inconnue).
(1) L'auteur les signale pourtant à la cure et les registres sont supposés démarrer en 1644. Voir son livre "Paroisses et communes de France (1974)".
(2) Il existe une ferme de ce nom sur la commune, la Grande Lande.
(3) Il s'ensuit une description longue et précise de la blessure dont le père doit être l'initiateur vu ses connaisssances en anatomie, le curé Bernier ne faisant que reproduire ses paroles.
Robert Chéné, dans son livre "La Chapelle-St-Florent à travers les âges" p.17, cite aussi l'acte, mais faute d'avoir pu lire le mot "épée", il le remplace par le mot "faux".
(4) Dans les années 80, nous rencontrons le généalogiste Jacques Saillot à Angers qui nous remet une généalogie de cette famille dont il a établi l'ascendance jusqu'à Pierre (génération III).
Posté le 24.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Page de couverture du livre "Histoire de la guerre de Vendée (1793-1815)" écrit par Joseph Clemanceau, ancien juge au tribunal de Beaupréau, publié en 1909 par l'abbé Uzureau, directeur de l'Anjou historique.
Joseph Clemanceau (1) est le fils de Joseph Clemanceau de la Lande, sieur de Grand Maison, négociant et de Jeanne Scholastique Sartre (2).
Les ancêtres de Joseph sont issus, au plus loin que l'on puisse remonter dans les registres paroissiaux, du village de la Chapelle-St-Florent.
Joseph naît à St-Florent-le-Vieil en 1763 et fait ses études au collège de Beaupréau (3).
Après un séjour à Versailles et à Paris, où il assiste aux délibérations de l'Assemblée nationale puis constituante, il est de retour en Anjou à la fin de l'année 1789 et devient un républicain convaincu.
En 1792, il est nommé par les administrateurs du Directoire du district de St-Florent "commissaire à la confection des matrices de rôles d'imposition foncière et mobilière".
A l'occasion de la nomination des députés à la Convention nationale, il est choisi comme électeur avec quatorze autres membres du canton et il prend part aux travaux de l'assemblée électorale du département de Maine-et-Loire qui siège à Saumur en ce début septembre.
De retour à St-Florent, Joseph Clemanceau est nommé quelque temps après juge du tribunal du district par l'assemblée électorale du district de St-Florent-le-Vieil. Le siège du tribunal étant à Beaupréau, il demeure donc en cette ville.
Le 13 mars 1793, il est fait prisonnier par les Vendéens qui l'internent au château de Beaupréau. Il doit les suivre dans leurs pérégrinations, étant enfin libéré le 10 octobre de la même année.
Il a ainsi le privilège (!) d'être aux premières loges pendant 7 mois et en écrivant sur sa captivité en 1825, il est à même de tracer les portraits des principaux chefs royalistes qu'il a approchés de près.
En 1795, il épouse à Angers Marie Vrillard (°1776 Les Herbiers (85) +1835).
En 1796, il est à Saumur où il fait du commerce (4).
De 1803 à 1815, il est percepteur à St-Florent-le-Vieil.
Le couple a eu 4 enfants :
- Théodore (° et + 1796 d'après Jacques Saillot).
- Théophile (°1798 St-Florent +?)
( Acte n° 27 du 3 pluviose An VI (22.01.1798). Les témoins sont Joseph Cesbron de Montglonne et Anne Clemenceau de Botz).
- Athanase (°1802 St-Florent + 1886 Chinon).
Les témoins sont René-Esprit Richard du Vernay et Marie-Louise-Eulalie Richard, veuve de Cesbron de la Guérinière (voir 24 brumaire an XI).
Plus tard, Athanase exerce la profession d'avoué à Chinon.
"Il adopte une fille Alice... qui de ce fait est autorisée à reprendre le nom des Clemenceau de Grand Maison" (5).
- Adalie (°1804 St-Florent-le-Vieil +?).
Sur l'acte de naissance du 8 floréal An XII, la ville, d'où est originaire la mère, est notée (Les Herbiers en Vendée).
Les témoins de l'enfant sont Jean-Baptiste Clemanceau, propriétaire à Montjean, fabricant de chaux, 69 ans, grand-oncle paternel et Antoine-André Guérif, propriétaire à St-Florent, 42 ans, cousin.
Adalie épouse en 1829 Dominique Beatrix droguiste à Bourgueil (d'après J.Saillot).
Quant à Joseph Clemanceau, après la mort de sa femme en 1835, il rejoint son fils Athanase à Chinon où il décède en 1840 à l'âge de 77 ans.
Il n'a pas l'occasion de publier ses écrits de son vivant.
C'est l'abbé Uzureau qui fait connaître son oeuvre à partir de 1907 dans l'Anjou historique et ensuite par le livre présenté ci-dessus.
Pour l'abbé Uzureau, "Joseph Clemanceau est un bleu, mais qui montre une certaine modération et, je crois beaucoup de bonne foi...son oeuvre...apporte une très précieuse contribution à l'histoire vraie des guerres vendéennes (préface VIII)".
Joseph Clemanceau a un homonyme et cousin (dont il nous reste à faire la biographie).
Cet autre Joseph Clemanceau a été juge au tribunal de Cholet (6) et semblait moins conciliant !
(1) Voir ses ancêtres dans la rubrique "Les Clemenceau de la Lande".
(2) Présente au mariage de François Jacques Clemenceau "l'homme" en 1774. Voir la rubrique "Les cousins Clemenceau du Grand Moulin", à l'article "Clemenceau l'homme du Grand Moulin".
(3) Voir la notice sur Joseph Clemanceau par l'abbé Uzureau dans ce même livre que nous résumons.
(4) Voir "Le dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire" de Célestin Port (nouvelle édition, 1965).
(5) Généalogie de Jacques Saillot, Angers.
(6) En janvier 1794, le Comité révolutionnaire de Cholet est présidé par Joseph Clemanceau qui interroge Victoire Bauduceau (ou Baudusseau) 48 ans, femme de Gilles Réveillière, négociant à Cholet.
A la mi-janvier, elle est du 12ème convoi qui l'amène à Angers, où elle est incarcérée dans l'ancien couvent du Calvaire, devenu une prison.
Le 1er février 1794, elle est fusillée à Avrillé au "Champ des Martyrs" (7ème fusillade) avec 400 autres personnes dont un grand nombre sont des femmes (Voir rubrique "Sources et bibliographie" : Houdebine).
Joseph Clemanceau note en marge de son interrogatoire : "Elle a fanatisé la moitié de Cholet...La république a besoin de se purger".
Depuis Victoire Bauduceau a été béatifiée par Jean-Paul II en 1984 (Voir "Sources et bibliographie : Sarazin").
Posté le 23.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Petite carte de Julien Gracq suite à notre rencontre du 19 juin 2003.
A cette époque, nous préparons une rencontre familiale à St-Florent-le-Vieil (1).
Venant de Varades et apercevant l'écrivain qui marche d'un bon pas sur le pont de St-Florent, nous nous permettons de l'aborder pour lui remettre le livret "A la découverte du vieux St-Florent".
Nous pensons alors que ce livret retiendra son attention car nous y parlons de ses ancêtres républicains (2).
Quelque temps après, Julien Gracq alias Louis Poirier nous répond aimablement.
C'est notre unique rencontre avec ce grand écrivain qui est parti vers d'autres cieux très récemment.
(1) Voir la rubrique "Rencontres précédentes", celle de juillet 2003.
(2) Voir la rubrique "Cartes postales anciennes" à l'article "Chez Julien Gracq" et la rubrique "A la découverte du vieux St-Florent (18)".
Posté le 21.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir
Renée Ouvrard, la femme de Pierre Jean Alexis Clemenceau, est la soeur du diacre Jean Ouvrard, le clerc tonsuré.
Le 14 mars 1793, Jean Ouvrard récupère avec Lecocq de la Potrie une partie de l'argenterie d'église déposée au district de St-Florent-le-Vieil.
L'argenterie est déposée chez sa mère à la métairie de la Rielle, et une autre partie à la sacristie de l'église paroissiale de St-Florent.
Jean Ouvrard se cache des Républicains quand ceux-ci décident de le saisir à la métairie, chez sa mère.
Il a eu tout juste le temps de se glisser sous un pressoir.
Un mendiant nommé Fouchard, vieillard infirme, à qui les parents Ouvrard fournissent son pain, est questionné et torturé par les soldats républicains dont les protagonistes sont Cadet, boucher, Richard et Bidet, tous de St-Florent.
Fouchard finit sa triste vie, coupé en morceaux.
Les Républicains finissent par découvrir le diacre Ouvrard et l'emmènent à St-Florent. Sur la place du marché, un nommé Pilier le tient au col. On le conduit chez madame de la Guérinière où loge alors le général républicain.
Jean Ouvrard est ensuite fusillé, semble-t-il, en janvier 1794 (1).
Le 30 janvier 1794 (11 pluviose an 2) l'administration du district du Montglonne, à la diligence de l'agent national Martin met en vente "5 barriques de vin, trouvées à la métairie de la Rielle, commune de St-Florent, appartenant au rebelle Ouvrard"(2).
Monique Ouvrard, soeur de Renée et de Jean et de Pierre, laquelle vivait chez sa mère avec ses frères et soeur, écrit sur le livre de prières :
"Ce présent livre est à moi, Monique Ouvrard de la Rielle, paroisse de St-Florent, le 23 juillet 1794, l'an de la grande persécution en cette ville" (3).
(1) La date précise de sa mort est incertaine. Nous nous sommes servis des notes de l'abbé Meffray du Marillais qui avait interrogé des témoins oculaires dont la femme de Vincent de l'Ile aux Bergères (voir la rubrique "A la découverte du vieux St-Florent (10)".
Celle-ci se rappelait "parfaitement bien avoir vu l'abbé Ouvrard amené à St-Florent. Un nommé Pilier de St-Florent le tenait au collet sur la place du marché vis-à-vis la cure..".
Jean Ouvrard est noté dans le livre "Morts pour leur foi, victimes de la Révolution en Anjou" Pierre Téqui éditeur (p.37).
Voici le texte : "La Boutouchère (St-Florent-le-Vieil)...Ouvrard Jean, clerc tonsuré en 1789, massacré en 1793 à la Boutouchère par des soldats républicains (source : le livre de Raymond Perrin de Rouvray "l'église d'Angers pendant la Révolution").
Jacques Boilesve, dans son livre "Le jour le plus long de la Vendée" (pp.68-69) suppose que Jean Ouvrard a été tué par le représentant du peuple Merlin de Thionville en personne ! L'évenement se situe après le passage de la Loire en octobre 1793.
(2) Le frère de Jean et de Renée Ouvrard, Pierre est aussi arrêté et tué à la même époque (le 20 janvier 1794 d'après l'état civil reconstitué de St-Florent-le-Vieil).
Il ya de fortes chances pour que le "Rebelle Ouvrard" soit Pierre, lequel est métayer au Theil chez son oncle, puis à la métairie de la Rielle, où naît son fils Pierre en 1790.
Il sera baptisé à la maison par le chirurgien Léonard-François Oger (voir la rubrique "Personnalités de la Vendée militaire).
(3) Ce petit livre appartenait dans les années 80 à une descendante, madame Claire Ménard de Botz.