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clemenceaudupetitmoulin
Description du blog :
Histoire d'une famille dont les racines sont en Anjou, vers St-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire).
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
03.03.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Pierre Jean Alexis Clemenceau de la Rielle

Posté le 21.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir.

Les textes suivants sont extraits du livret familial de Luc Clemenceau.

Pierre Jean Alexis Clemenceau est né en 1755 au Grand Moulin de Botz.

En 1781, le garçon meunier épouse en l'église de St-Gilles Michelle Bréhéret, fille de feu Jean Bréhéret et de Michelle Aunillon de St-Germain en Botz.

De cette union naît Jacques Pierre, leur fils unique, qui se marie en 1808 à St-Florent avec Marie Babin.

La mère, Michelle Bréhéret décède en 1785 à l'âge de 26 ans.

L'année suivante, devant maître Gautreau, Pierre Jean Alexis passe un acte de réglement de droits entre lui et son fils mineur dont le montant s'élève à 2101 livres 18 sols et 10 deniers.

En 1789, Pierre Jean Alexis se remarie en l'église de la Boutouchère avec Renée Ouvrard, fille de feu Jean Ouvrard et de Renée Raimbault, métayère à la métairie de la Rielle en la Boutouchère.
Sont présents à la cérémonie ses frères François Jacques et Jean, Pierre, son frère consanguin et Joseph Humeau, son beau-frère.

Du côté de l'épouse, sont présents sa mère, ses frères Pierre, Michel et Jean Ouvrard qui est "clerc tonsuré" selon sa signature.

La mariée signe, ainsi que Hilaire Rousseau, beau-frère du marié, meunier au moulin de Quatremaux à Chaudron et Julien René Duval, le notaire de St-Florent

En 1791, devant maître Julien René Duval, Pierre Jean Alexis Clemenceau et Renée Ouvrard achètent "une petite pièce de terre contenant deux boisselées ou environ, située près le lieu de la Rielle...dans laquelle pièce ledit Pierre Clemenceau a fait construire tout récemmment un moulin à vent".

Les vendeurs sont la veuve Renée Raimbault et ses enfants Michel, Jean, Monique, Jeanne et Pierre Ouvrard demeurant aux métairies du Theil et de la Rielle.

Le prix de la vente est de 6 livres de rente foncière perpétuelle, dont le premier versement est prévu en janvier 1793.

Jacques, le fils du premier mariage est fondé pour moitié dans cette vente.

Nous n'avons pas trouvé de document concernant la participation de Pierre Jean Alexis aux guerres de Vendée.

Il est vrai qu'il est décédé en 1801 à l'âge de 46 ans.

A cette époque, on ne s'occupait pas encore des anciens soldats.

Il n'y a rien non plus dans les déclarations des biens incendiés et détruits pendant la guerre civile en l'an 5, mais à l'évidence, le moulin de la Rielle a dû être livré aux flammes vu sa situation géographique.



--

Les filles Clemenceau du Grand Moulin (3)

Posté le 11.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Françoise (°1761 au Grand Moulin à Botz) épouse en 1788 en l'église de Chaudron Hilaire François Rousseau (1), meunier au moulin de Quatremaux, fils de Hilaire Rousseau et de Marie-Madeleine Cesbron.
Le mariage est célébré par le vicaire de Botz Jean-Gabriel Raimbault.

En 1793, Hilaire Rousseau est secrétaire de la commune de Chaudron pour le comité royaliste, puis commissaire aux vivres (certificat délivré en 1821 par le colonel L'huiller, chevalier de l'ordre royal et de St-Louis).
Au dos de ce certificat, le colonel Reyneau et l'adjudant-général Tristan Martin attestent pour les années 1799 et 1815 les mêmes fonctions.

A cette époque, L'huiller et Tristan Martin le recommandent pour une pension.
En 1822, Tristan Martin avertit monsieur de Romain, qui suit les dossiers des anciens soldats, que Hilaire Rousseau, "un de nos anciens commissaires de paroisse très connu de M. de Villoutreys, lui présentera un certificat afin d'obtenir une pension.
Tristan Martin continue : "Il est bien certainement un de ceux qui le méritent davantage et qui ont rendu le plus de services... En obtenant ce qu'il demande, ça ne sera qu'une faible indemnité des sacrifices qu'il a faits".

Au début de l'année 1824, Hilaire Rousseau renouvelle sa demande de pension.

Le 14 février 1824, des anciens soldats de la commune de Chaudron certifient ses fonctions de commissaire aux vivres depuis le 12 mars 1793.

Ces soldats sont :

- François Sourice, capitaine, laboureur à la Guitonnière
- Pierre Marsault, lieutenant, cultivateur
- René Bretault, capitaine, meunier au moulin du Milieu
- Jean Martin, tisserand
- Jean Boré, "ancien soldat", en fait lieutenant, décoré du Lys pur sa bravoure
- Pierre Colas, boucher
- Louis Tertrou (2), ancien commissaire aux vivres dont la fille Marie-Anne a épousé Mathurin Béranger, fils de Martin et de Marie Oger (3).

Hilaire Rousseau est cité dans le livre de Claude Petitfrère " Les Vendéens d'Anjou"(4).
On peut y lire qu"il est décédé le 23 septembre 1832 à 66 ans.
Sa fortune s'élève à 7620 fr. soit 1810 fr. de meubles selon inventaire notarié et 5810 fr. d'immeubles représentés par 8 parcelles de terre, vigne ou pré, par les 2/3 du moulin de Quatremeau et ses dépendances, la moitié d'un moulin à vent et le 1/3 du "petit moulin".

Quant à Françoise Clemenceau, sa femme, elle s'est éteinte 5 ans auparavant en 1827 à l'âge de 66 ans comme lui.


(1) Hilaire Rousseau (°1766 à Chaudron ) a un homonyme qui est meunier au Moulin Neuf à Chaudron.
Celui-ci achète avec son frère François Rousseau la métairie de la Guitonnière, vendue comme Bien national en 1791 pour 11.500 livres.

(2) Son frère, Pierre Tertrou est capitaine de la 2e compagnie de Chaudron. Il est décoré du Lys, le 30 juillet 1814 par le comte Charles d'Autichamp.

(3) Voir la rubrique "Les cousins Béranger-Horeau"

(4) Voir p. 454 "Les Vendéens d'Anjou (1793) Analyse des structures militaires, sociales et mentales" Paris Bibliothèque Nationale 1981.

Les filles Clemenceau du Grand Moulin (2)

Posté le 10.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir

Jeanne Renée Clemenceau (°1747 au Grand Moulin à Botz) épouse le 3 janvier 1768 François Bretault (°1740 +1774), meunier au Moulin Neuf en Botz.
Il est le fils de René Bretault et de Martine Oger.

François Bretault est le cousin de Léonard François Oger (1).

La mère de François, Martine Oger est en effet la soeur de René Oger, métayer à la Monsellière à Chaudron, lequel est aussi "restaurateur en ostéologie".

Les deux fils de René Oger vont servir la cause vendéenne, Léonard-François étant maître chirurgien à St-Florent-le-Vieil et René-François, maire de Beaupréau de 1817 à 1826.

Quant à François Bretault, il a au moins deux frères :

- René qui épouse Mathurine Veillet, le couple ayant un unique fils, Hardy-Louis qui est maire de Botz en 1791.

- Joseph-René, lequel est intendant de Marie-Charlotte Leroux des Aubiers, veuve de Jérôme d'Andigné et procureur du roi aux sièges royaux d'Angers (1775).
En 1787, il habite rue Saint-Michel à Angers. Il y est arrêté en 1794.

Le couple Bretault-Clemenceau a eu 4 enfants dont :

- Jeanne-Françoise, laquelle épouse Mathurin Ouvrard, métayer au Theil, membre du conseil municipal en 1814, ancien soldat vendéen (1824).
Mathurin Ouvrard est aussi le cousin germain du diacre Jean Ouvrard(2).

- Joseph-François qui épouse le même jour à Botz Renée Ouvrard, la soeur de Mathurin.
Il participe aux guerres de Vendée. Il est maire de Botz de 1817 à 1830.
André Normand déclare l'avoir reconnu le 24 mai 1793 ("Bretault, du Moulin Neuf du Bas-Plessis, cavalier...le nommé Hardy Bretault (son cousin), maire de Botz, commander diverses patrouilles..".
En 1824, Joseph-François est dit ancien soldat vendéen.

- Marie-Rosalie, laquelle épouse à St-Laurent-du-Mottay Mathurin-Louis Chaumoître, lieutenant d'une compagnie de la commune.

- René-François-Joseph qui épouse aussi à St-Laurent-du-Mottay Louise Grimault, fille du meunier Louis Grimault de Rohou et de Louise Gazeau.
En 1797, le meunier Grimault (avec sa belle-soeur) déclare des biens incendiés dont deux moulins nommés la Voie.

La veuve Bretault, Jeanne-Renée Clemenceau s'éteint à Botz en 1822, à l'âge de 75 ans.

(1) Voir la rubrique "Personnalités de la Vendée militaire".

(2) Voir la rubrique "Les cousins Clemenceau de la Rielle" et l'article "le clerc tonsuré Jean Ouvrard"

Pierre Clemenceau, zouave et chasseur

Posté le 26.01.2008 par clemenceaudupetitmoulin
texte à venir

Médaille coloniale avec agrafe Sahara

Posté le 26.01.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Brevet provisoire attestant que Pierre Clemenceau est décoré de la médaille coloniale avec agrafe Sahara.

Pierre, Jehan et Olivier Clemenceau de Liré en 1521

Posté le 19.01.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Aveu de la terre de Liré rendu par Jehan du Bellay, seigneur de Liré* à René de Penthièvre, baron de Chateauceaux, le 11 juillet 1521 (ici une copie du 9 novembre 1662) Musée de Liré.
Pierre, Jehan et Olivier Clemanceau y tiennent des quartiers de vigne près de la Marmonière (folio 112-113).

En 1521 à Liré, le patronyme Clemenceau est signalé pour la première fois dans l'aveu de la terre de Liré et porté par plusieurs représentants issus peut-être de la même famille.

En 1522, c'est la naissance du poète Joachim du Bellay à la Turmelière.

* La seigneurie de Liré* est située sur les bords de la Loire en amont de Champtoceaux (Chateauceaux) en face d'Ancenis.
Voir le livre de Michel Le Mené "Les campagnes angevines à la fin du Moyen Age" Cid éditions 1982 p.125 et suivantes.

Les cousins Clemenceau de la Nanterie

Posté le 11.01.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Acte du 5 novembre 1675 concernant la déclaration de Guillaume Clemenceau devant les assises de Liré et de la Turmelière (J 3441) aux A.D-49.

"Dud. jour Ve jour novembre 1675 a comparu Guillaume Clémanceau dmt à la Nantrye en cette paroisse, leql s'est advoué subjet de cette seigneurye tant pour raison des héritages à luy escheue des successions de ses père et mère qe par luy acquise de Pierre Clémanceau (prénom et nom rayés)...".

Aux XVIe et XVII siècles, les paroisses de Liré et de Drain sont le berceau de familles portant le patronyme Clemenceau (1).
Nous traitons ici de l'une d'entre-elles que nous dénommons "Les cousins Clemenceau de la Nanterie" (2) de Liré par commodité.

Nous déclinons seulement la généalogie directe (3) de la famille Clemenceau qui nous a permis de découvrir une horloge comtoise "Clemenceau à St-Germain" dans leur famille du côté de Villedieu la Blouère (voir les rubriques "rencontre..." et "Les cousins Clemenceau de St-Germain").

Il est fort possible que cette lignée soit de famille avec notre ancêtre Guillaume et son frère René (qui habite Liré en 1669).

Dans les actes féodaux des "Assises de Liré et de la Turmelière", Guillaume, qui est métayer à la ferme de la Nanterie a un devancier en la personne de Pierre Clemenceau.
Il peut s'agir de son père, et Guillaume ne fait que reprendre la suite de l'exploitation de la Nanterie.

Guillaume a un frère Julien (° ? + 1674 Liré, métayer à la Filotière, x Estiennette Briand + ap.1695) et peut-être un autre frère, Mathurin.

I) Guillaume (°vers 1630 ? +1699 Liré) métayer à la Nanterie x vers 1650-55 à Françoise Terrien (°vers 1635 +ap 1705).

II) Jean (°1675 et + 1739 Liré) métayer à la Nanterie x 1705 Liré à René Perdriau (° ? + ap.1744) fille de Robert et de Renée Gaudin.

III) Guillaume (°1717 et +1800 Liré) demeure à la Nanterie en 1752-60, au Quarteron en 1800 x 1744 St-Laurent-des-Autels à Françoise Bossard (° ? +1783 Liré) fille de Julien et d'Anne Gabory.
(Voir série C : C -53. "Tailles et corvées pour l'année 1787".
Paroisse de Liré : "Guillaume Clemanceau et ses frères métayers, taille 146 livres 15 sols / Corvée 37 livres 18 sols".

IV) Louis (°1752 Liré + an IV Ancenis (déclaration du 29 fructidor an VIII à Liré) demeure à la Nanterie (1777) x 1774 St-Laurent-des-Autels à Marguerite Renou (° ? +ap.1814 fille de Jacques et de Jeanne Godin.

V) Jean (°1782 et +1854 Liré) demeure au Quarteron x vers 1819 Maumusson ? à Anne Delanoue (°vers 1791 Maumusson +1860 Liré) fille de Jean et de Marie Martin.

VI) Jean (°1820 Liré + 1893 Beaupréau) cultivateur, journalier demeure au Tremblai à St-Laurent-des-Autels puis à la Haute Combe et à la Bouverie à Liré x 1856 à Françoise Tuffet (°1831 et +1882 Liré) domestique à la Turmelière fille de Jean et de Jeanne Toublanc.

VII) Pierre Augustin (°1864 Liré + Villedieu la Blouère) ferblantier x 1898 Villedieu la Blouère à Marguerite Chiron (°1870 St-Germain-sur-Moine + Villedieu la Blouère) fille de Joseph et de Marie Landreau.

VIII) Pierre Joseph (°1899 + Villedieu la Blouère) ferblantier x dans les années 1920 Casablanca Maroc à Catherine Trénec (°1899 Plovan, Finistère + Villedieu la Blouère) commerçante.

(1) Voir la rubrique "Origine du patronyme".

(2) Voir la rubrique "Généalogie de la famille Clemenceau" à l'article "Génération IX : Guillaume Clemenceau x Perine Esseul".

(3) On peut retrouver par ailleurs dans les sites généalogiques des données sur ces familles.

Pierre Clemenceau à In Salah en 1917

Posté le 10.01.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo d'un groupe de zouaves où Pierre Clemenceau est situé au milieu (au niveau de la porte entrebâillée).
La gourde d'eau (?) s'impose dans le sud-ouest de l'Algérie !

Brevet Provisoire (1)

Le capitaine commandant la Compagnie Saharienne du Tidikelt certifie que le zouave Clemenceau Pierre a droit à la médaille coloniale avec agrafe "Sahara" obtenue par décret ministériel en date du 1er septembbre 1917 paru au J.O du 4 septembre 1917.

In Salah, le 15 mai 1918

Le capitaine commandant la Cie Depommier (2)


(1) Voir le brevet plus loin.

(2) Cela reste à confirmer quant à sa signature.
A cette époque le capitaine Depommier est en action avec ses troupes dans la région qui nous intéresse (voir "historique des compagnies sahariennes (2)" au chapitre 5 et 6).
Pierre Clemenceau doit être sous ses ordres puisqu'il combat "contre l'Allemagne au Sahara du 2 janvier 1917 au 29 octobre 1919".
Il n'a pas dû obtenir sa médaille en restant au chaud dans sa casemate ! De plus, c'était un bon tireur.

Voir dans les sites préférés :
- Historique des compagnies sahariennes 1 et 2
- La compagnie Saharienne du Tidikelt (site avec de superbes photos).
- Les troupes sahariennes.
- In Salah en Algérie (cartes postales).
- Un gars du Nord à In Salah, Léon Lehuraux que notre grand-oncle a dû croiser (et saluer !) à l'époque.

Les cousins Humeau de la Dellière

Posté le 08.01.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir

(suite de l'article "Les filles Clemenceau du Grand Moulin (1)" à la rubrique "les cousins Clemenceau du Grand Moulin").


Quant au frère de Joseph Humeau de la Dellière, Jean, celui-ci rejoint Cathelineau le Jeune et "Messieurs La Rochejaquelein et Stofflet".

Il prend part aux Cent Jours avec son frère Pierre, lequel fait une chute violente, lors d'une expédition sur Montjean pendant qu'il transporte de nuit du grain pour les besoins de l'armée royale. Depuis cette chute, sa santé s'est toujours affaiblie.

Pierre meurt en 1821, laissant trois orphelins.

Dans la demande de pension de Jean humeau, il est précisé que son autre frère Joseph et son cousin Jean Galard ont été fusillés.

Les Humeau de la Dellière ont aussi des cousins impliqués dans la tourmente vendéenne.

- Il s'agit de Joseph Serge Humeau, meunier au moulin de Rochard, qui est attaché à l'état-major de l'armée vendéenne en tant que lieutenant de cavalerie à l'affaire de Châtillon.
Il traverse la ligne ennemie et s'empare d'un drapeau du régiment de Westerman.
Il est nommé capitaine de cavalerie et reçoit un sabre d'honneur.

- Il s'agit encore de Pierre-Jean Humeau qui est sous-diacre en 1773, puis vicaire à Andrezé en 1778, où il a M.Giffard pour curé.

Il passe la Loire avec l'armée vendéenne et séjourne aux environs d'Ingrandes. Là, il y exerce secrètement le culte.

Dans la nuit du 11 au 12 avril 1794, il est caché avec son compatriote, l'abbé Joseph Moreau, sous un pailler à la ferme Le Gas, en Combrée.
Surpris par les Républicains Pierre-Jean Humeau est tué en cherchant à se sauver, tandis que l'abbé Moreau est capturé.
Les "Bleus" trouvent sur le prêtre assassiné, un calice d'étain, une boîte remplie de pain d'autel et plusieurs chansons sur les événements de la guerre.

Le 17 avril 1794, l'abbé Moreau est jugé par la Commision militaire d'Angers et guillotiné le lendemain (1).

(1) Voir le livre "Morts pour leur foi, victimes de la Révolution en Anjou 1793-1801" Pierre Téqui éditeur 2000.
Ce prêtre a été béatifié le 19 février 1984 par le pape Jean-Paul II.


Les filles Clemenceau du Grand Moulin (1)

Posté le 06.01.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir

Parmi les soeurs de François Jacques, 3 sont fortement impliquées dans l'insurrection vendéenne. Avant de rendre compte de leur parcours, nous les présentons succinctement :

Il s'agit tout d'abord de Marie Clemenceau (48 ans en 1793) marié à Joseph Humeau, meunier au moulin de la Dellière à St-Laurent-de-la-Plaine, dont le fils Joseph est fusillé après la "Virée de Galerne".

Ensuite vient sa soeur Jeanne-Renée (46 ans en 1793) qui se marie à François Bretault, meunier au Moulin Neuf en Botz.
Son mari est cousin avec Léonard-François Oger, le chirurgien (voir la rubrique "personnalités de la Vendée militaire").
Le fils, François Bretault participe aux guerres de Vendée et devient maire de la commune de Botz de 1817 à 1830.

Enfin Françoise (32 ans en 1793) qui épouse le meunier Hilaire Rousseau du moulin de Quatre Maux en Chaudron.
Pendant l'insurrection, celui-ci devient commissaire aux vivres.

Le texte, qui suit, est tiré du livret familial (1999) écrit par Luc Clemenceau :

Jeanne Marie ou Marie (suivant sa signature) est née en 1745 au Grand Moulin de Sienne.

En 1766, elle épouse en l'église de St-Laurent-de-la-Plaine le meunier Joseph Humeau du moulin de la Dellière.

Les Humeau s'étaient déjà alliés aux Clemenceau lors du mariage de Françoise Humeau en 1732 avec Jacques Clemenceau (1707-1765) du Grand moulin (voir la rubrique généalogique "Génération VII...").

Après le décès de son époux (avant 1793), Marie Clemenceau exploite le moulin de la Dellière, ainsi que la métairie du même nom qui appartient à l'émigré Boilève, ceci en collaboration avec sa parente Françoise Morin, veuve de Jean Gallard.

Le samedi 7 décembre 1793, les Républicains prennent dans les greniers et les moulins de la Dellière une quantité considérable de froment, d'orge et de seigle qui proviennent d'un marché fait avec Cesbron de St-Pierre de Chemillé et d'autres particuliers. 5 juments et 3 chevaux sont également emmenés.

Les maisons d'habitation, les moulins à eau et à vent sont pillés et brûlés (1).

Le 21 décembre 1793 (en plein retour de "Virée de Galerne" !), les veuves Humeau et Gallard doivent rendrent des comptes à Chalonnes devant le juge de paix Denis Pelletier concernant les agissements de leurs fils.
Dans leur interrogatoire, elles disent être très fâchées que leurs fils aînés soient avec les brigands , mais qu'ils désiraient rendre les armes.

En effet, en avril 1793 (2) le fils Humeau fait partie des "brigands". Il est parti à Tiffauges à cheval, armé d'un bâton où il est resté 13 jours.

Il est probable qu'il ait suivi l'armée vendéenne dans sa retraite du mois d'avril, après sa première défaite à "Cul de Boeuf" ou combat du Mesnil devant les gardes nationaux de Gauvilliers, le 11 avril 1793.

Le 23 avril, l'armée de Gauvilliers, après avoir occupé St-Florent (le soir du 11 avril), Montrevault et Beaupréau, se voit attaquer par l'armée vendéenne, forte de 10 à 12.000 hommes.

A cette époque, de retour chez lui à St-Laurent-de-la-Plaine, Joseph Humeau achète un fusil à deux coups et parcourt à cheval, sous les ordres du chirurgien Cady, les paroisses de Chaudefonds, Rochefort, St-Lambert-du-Lattay et Chalonnes, où il a monté la garde à la porte du comité royaliste.

A partir de cette date, les Vendéens occupent jusqu'au passage de la Loire le 18 octobre tout le pays limité par la Loire.

Le 22 décembre 1793, François Humeau remet son fusil double, un sabre et deux pistolets au commandant de la ville de Chalonnes (3).

Sa mère, Marie Clemenceau déclare dans son interrogatoire que son fils n'est plus "au brigandage, que depuis déjà du temps, il se cachait aux environs de chez elle pour s'éviter d'aller avec les brigands".

Le fils Humeau est-il resté dans la région, comme le dit sa mère ou a-t-il suivi l'armée vendéenne dans la "Virée de Galerne" ?

Il est difficile de savoir la vérité. Peut-être que Marie Clemenceau protège son fils en faisant une fausse déclaration pour éventuellement atténuer sa peine.

Quant à Jean Gallard, il a fait le même parcours que son cousin avec l'armée vendéenne. Il précise qu'il a participé à l'attaque de Thouars.

Le 26 décembre 1793, après avoir été interrogé par le juge de paix Denis Pelletier à Chalonnes, Joseph Humeau (19 ans) et Jean Gallard (27 ans) tous les deux garçons meuniers au moulin de la Dellière, réintègrent la prison sous escorte de la garde nationale.

Pelletier demande que les prisonniers soient conduits au plus tôt sous bonne garde au tribunal révolutionnaire d'Angers, où ils seront interrogés et jugés suivant la loi.

Le peloton d'exécution fut leur seul jugement !

Marie Clemenceau arrive à se sortir de ce mauvais pas. Elle décède à St-Laurent-de-la-Plaine en 1808 à l'âge de 63 ans (4).

(1) Voir le livre de l'abbé Guinhut sur St-Laurent-de-la-Plaine

(2) Informations provenant de son interrogatoire.

(3) Voir le livre (bien référencé) de François l'Hostis "Les Ponts-de-Cé, une ville à feu et à sang, 1793-1796" les éditions du Choletais 1995 pp.90-100. Nous citons aussi ce livre dans la rubrique "horreurs de la guerre en Vendée militaire" à l'article "le chirurgien major Péquel".

Après la "Virée de Galerne", le 18 décembre 1793, le général Moulin "l'aîné", commandant au quartier-général de St-Florent-le-Vieil promet l'amnistie à ceux qui se rendent. Ils sont plusieurs milliers à le faire.
Le 20 décembre, Moulin est désavoué par Carrier qui le reçoit plus tard à Nantes, à coup de sabre !
Les prisonniers sont "ensuite emprisonnés à Angers et mis à mort sur les bords de la Loire, ou dirigés sur Nantes où ils furent noyés ou fusillés".
Le chirurgien major Péquel en profitera pour dépouiller un certain nombre de cadavres sur les bords de la Loire aux Ponts-de-Cé. Les peaux serviront à des généraux comme Beysser et Moulin "le jeune", frère du précédent et commandant la 6e colonne infernale.
A Cholet, le 8 février 1794, Moulin se brûle la cervelle pour ne pas tomber aux mains des Vendéens.

(4) Pour d'autres informations, voir la rubrique "Les cousins Humeau de la Dellière".

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