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Nom du blog :
clemenceaudupetitmoulin
Description du blog :
Histoire d'une famille dont les racines sont en Anjou, vers St-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire).
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
03.03.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Les brigands sont foutus !

Posté le 29.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
texte à venir



--

Adieu, Petit Moulin de Sienne

Posté le 28.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Acte indiquant que le Petit moulin de Sienne a été totalement détruit pendant la guerre de Vendée (Archives départementales de M-et-L, série L, 6 L 24).

Pendant l'Ancien Régime, le Petit Moulin de Sienne appartient à l'abbaye de St-Florent-le-Vieil (1).

Le 17 novembre 1790, le moulin est estimé comme Bien national à 2200 livres (2).

Un an plus tard, le meunier Pierre Clemenceau est acquéreur du Petit Moulin pour la somme de 3025 livres (3).

Mais en juillet 1792, c'est Jean Baptiste Marie Michelin de Champtoceaux qui en devient propriétaire par aliénation, réglant les quittances du meunier Pierre clemenceau.

On peut imaginer la déception du meunier qui voit son bien passé dans les mains d'un autre, en l'occurence un "bourgeois", faute d'avoir pu acquitter les sommes dûes.

C'est un motif de mécontentement supplémentaire à l'égard du nouveau régime qui a aussi commencé à persécuter les prêtres dans la région et à perquisitionner à domicile pour désarmer les "mauvais citoyens".

Son voisin, l'oncle François Jacques dit l'homme du Grand Moulin a même dû cacher 4 fusils pendant qu'on a fait le désarmement chez lui (4).

Pierre Clémenceau figure lui aussi parmi les insurgés qui combattent ce régime honni à Saint-Florent-le-Vieil (5).

Le 12 mars 1793, il n'apparaît pas encore dans les dépositions des patriotes.

Ce n'est que le lendemain, quand les patriotes sont toujours poursuivis et menacés, que Pierre Clemenceau et son cousin Pierre Cognée du moulin de la Voie mettent en joue Pierre Vaux, avec "leur fusil armé sur la poitrine" (6).

Le 18 avril 1793, pendant que les chefs vendéens sont en conférence avec Bonchamps à St-Florent, un détachement de soldats républicains passent la Loire à "Cul de boeuf", au Mesnil-en-Vallée et brûlent le château de la Baronnière (7).

Il est fort possible, que cette troupe d'incendiaires ait continué son forfait dans le secteur, puisque le Petit Moulin et le Grand Moulin sont très proches de la Baronnière, malgré l'Evre qui les séparent.
En tout cas, courant 1793, le Petit et le Grand Moulin sont brûlés (8).

De retour de la "Virée de Galerne", après avoir traversé la Loire avec Stofflet, la Rochejaquelein et bien d'autres, Pierre (27 ans) et son frère Jacques (19 ans) sont cueillis par les patriotes du secteur de St-Florent au Petit moulin où ils se sont réfugiés.
Capturés au saut du lit, ils sont emmenés en prison malgré une amnistie promise par le général Moulin (9).
Ils ont perdu à jamais du côté de la Normandie, ou à une bataille meurtrière telle celle du Mans leurs 3 autres frères François (23 ans), Jean (22 ans) et René (13 ans) (10) .

Le "seul" homme rescapé de la famille Clemenceau du Petit Moulin (concernant cette génération) est Michel âgé de 11 ans. Il a pu quitter la zone insurgée avec sa soeur Renée Perrine âgée de 19 ans du côté de Saumur (voir la rubrique "Avis de recherche").

D'après la tradition orale Clémenceau-Béranger (11) "les femmes du Petit Moulin viennent leur apporter à manger à travers les grilles de la prison " (l'abbaye de St-Florent a servi de geôle à cette époque).
Ils seront ensuite fusillés au Marillais suivant le témoignage de Marie Horeau, dernière habitante de la ferme du Petit Moulin vers 1920.
Pierre et Jacques sont inscrits dans les registres des décès de Botz (12) le même jour à la date du 30 décembre 1793 (le 10 nivôse an 2) sans que la cause de la mort soit précisée. Les autorités municipales restaient "pudiques" sur ces évenements tragiques !

Mais revenons au Petit Moulin de Sienne.

Le 30 germinal an 5 (19 avril 1797) son propriétaire Michelin l'aîné de Champtoceaux expose devant l'administration municipale du canton de St-Florent-le-Vieil :

"...que le dit moulin a été totalement brûlé, ainsi que les logements du meunier, grange et toiterie, qu'il n'en a touché aucun revenu depuis quatre ans, l'exposant ne peut fixer le montant de l'imposition, les rôles et quittances ayant été brûlés...".

Dans la marge, annoté par le commissaire du directoire éxécutif :

"Vu par l'administration la pétition cy contre
L'administration, le commissaire du directoire exécutif entendu, estime que les propriétés de ce canton ayant été entièrement dévastées, il n'y a pas un propriétaire qui n'ait des droits à l'indemnité promise et que le pétitionnaire est dans le cas.
Au Montglonne le 10 floréal an 5 (20 avril 1797)".

(1) Voir la rubrique "les meuniers et les moulins d'antan".

(2) AD-49 : série Q, 9 Q 2.

(3) AD-49 : série Q, bureau de St-Florent, enregistrement des actes, registre n°44.

(4) François Jacques s'en vantera pendant l'insurrection auprès du patriote Symphorien Pouzet.

(5) Voir la rubrique "Il était une fois ...la Contre-Révolution".

(6) A.D -49 : 1 L 1028, pièce 82 et "La Vendée angevine" de C.Port, tome II p.321. C'est l'unique fois où Pierre Clemenceau du Petit Moulin apparaît dans un acte en état de rébellion.

(7) Voir le livre "La Chapelle-St-Florent à travers les âges" p.44 de Robert Chéné

(8) Voir la déclaration de la veuve de François Jacques Clemenceau dans la rubrique "Les cousins Clemenceau du Grand Moulin".

(9) L'amnistie promise par le général Moulin (l'aîné) pour les rescapés royalistes lui fera passé un mauvais quart d'heure chez un certain Carrier à Nantes (voir le livre de François L'Hostis "Les Ponts-de-Cé... 1793-1796" ed. du Choletais pp.90-91-92).
La tradition orale du côté Clemenceau nous indique que l'ancêtre n'a pas eu le temps de s'habiller, d'où notre expression "au saut du lit" !

(10) La "Virée" des 5 frères Clemenceau du Petit Moulin est plus que probable, mais nous n'en avons pas la preuve (pas de demande de pension de la veuve de Pierre, Marie Oger qui meurt en 1816).
Leurs 3 oncles François Jacques dit "l'homme", Jean et Pierre du Grand Breil font "la Virée" avec leurs 5 fils.
Les noms des 3 frères de Pierre et Jacques du Petit moulin n'apparaissent plus dans les registres de l'état civil, après la Guerre de Vendée.

(11) Voir les rubriques "Généalogie de la famille Clemenceau" et "Les cousins Béranger-Horeau".

(12) Ils sont inscrits 8 ans après ! (Supplément des décès, arrêté le vingt floréal an 10). Pierre est encore inscrit à St-Florent dans les "actes rédigés sous Bonaparte, 1er consul" à la date du 24 pluviose an 2 (12 février 1794).
Certains n'ont pas d'acte de décès, lui en a deux !

titre à venir

Posté le 27.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Texte à venir

Pierre Clemenceau, maître d'école (2)

Posté le 26.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir.

Dans les années 1780, Pierre Clemenceau exploite toute la closerie ou bordage du Grand Breil qui lui appartient, et où il demeure.

Le 6 juillet 1781, il déclare devant René Florent Chicotteau, feudiste de l'abbaye de St-Florent (1), 4 articles dépendants de la closerie du Grand breil, qui relevent du fief de la prévôté de St-Laurent-du-Mottay.

En octobre 1783, il est dit huilier au Grand Breil, lors d'un contrat de constitution de 15 livres au principal de 300 livres, à rente hypothécaire, qu'il consent à Pierre Grimault, meunier à Rohou en St-Laurent-du-Mottay.

Sa fonction de maître d'école doit lui laisser quelque temps libre entre la classe et les services contractuels rémunérés au casuel qu'il effectue auprès du curé de la paroisse de la Boutouchère.

Etait-il exempt en partie de taille, comme certains de ses collègues ?

En 1787, il était imposé à 1 livre de taille et à 5 sols 3 deniers de taxe de chemin,

- moitié moins qu'un jardinier comme Pierre Marquis,
- 2 fois plus qu'un simple voiturier, comme Pierre Binquet, que le maçon Charles Gautreau, que le perruquier Boisneau, que le sabotier Pineau ou qu'un tisserand, comme Pierre Gerfaut,
- et 3 à 5 fois moins qu'un cordonnier comme Philippe Oger ou Charles Bretaudeau.

Le maître d'école de St-Florent, Clément Leguay, paye quant à lui 1 livre 10 sols.

Le 12 avril 1788, devant maître Julien René Duval (2), notaire en St-Florent, Pierre Clemenceau, en tant que tuteur de ses neveu et nièce Pierre et Mathurine, enfants de feus Jacques Clemenceau et Mathurine Vincent, renouvelle le bail du Petit Moulin qui commence le 1er mai 1788 et finit au 30 avril 1797, moyennant 100 livres par an.

Quatre mois plus tard, le 10 juin 1788, Pierre et Mathurine Clemenceau se marient le même jour à St-Florent.
Pierrre se marie avec Marie Oger, fille d'un métayer de St-Florent demeurant à la Jolivière, et Marie, avec un des fils du meunier François Cognée du Gué-Aujard.

Pierre Clemenceau (ex-maître d'école) participe à la guerre de Vendée, il est commandant d'une garde (comme il est indiqué sur la demande de pension de son fils).
Il fait aussi la campagne d'outre-Loire (ou "Virée de Galerne") avec son fils Pierre, alors âgé de 21 ans qui deviendra commandant (3) d'une compagnie sous les ordres des généraux de Bonchamps et de la Rochejaquelein.

En 1800, Pierre Clemenceau décède au Grand Breil à la Boutouchère à l'âge de 66 ans.

En 1803, le fis Pierre Clemenceau se marie à St-Florent-le-Vieil avec Jeanne Veillet (°1781 la Boutouchère +1849 Chaudron) fille d'Alexis Veillet, maréchal, mort au combat pendant les guerres de Vendée et de Jeanne Raimbault.

La closerie du Grand Breil a été pillée et incendiée par les troupes républicaines, lors de leur absence outre-Loire.
Cet incendie a causé au fils Pierre Clemenceau, ainsi qu'à sa soeur Marie (°1773 +1846 Chaudron) une perte de 1000 francs.

C'est ce que déclare Pierre Clemenceau en 1825, lors de sa demande de pension (4). Il est alors closier au Grand Breil et dans le besoin.

En 1846, Pierre décède à Chaudron à l'âge de 74 ans (5).


(1) Pendant la guerre de Vendée, Chicotteau devient commissaire aux vivres de la ville de St-Florent-le-Vieil, avec Louis François Marie Lecoq-Potherie (voir la rubrique "Il était une fois...la Contre-Révolution (6).

(2) Après la Révolution, le républicain Duval devient juge de paix du canton de St-Florent-le-Vieil.

(3) D'après Crétineau-Joly, "Histoire de la Vendée militaire, nouvelle éd. illustrée par Drochon, tome 5 p.94", il est lieutenant.
Il est lieutenant d'Autichamp (le prénom n'est pas précisé) dans le livre composé sous la direction de M.Alexis des Nouhes, "Généraux et chefs de la Vendée militaire et de la Chouannerie suivis de la liste alphabétique des chefs de division, officiers 1793,1799,1815,1832 "Paris Rétaux-Bray, lib.éditeurs 1887.

(4) Le certificat de sa demande de pension est signé par Martin-Baudinière, Luillier et deux croqués vendéens : René Guillaume Michel, lieutenant et Tristan Martin.

(5) Pierre Clemenceau et Jeanne Veillet ont deux fils Pierre (°1803 St-Florent-le-Vieil +1855 Chaudron) et Alexis (°1805 St-Florent-le-Vieil +1868 Chaudron), tous les deux maréchaux forgerons au bourg de Chaudron.
Seul Alexis a un fils qui perpétue le nom jusqu'au 20ème siècle. Il s'agit d'Alexis Louis Clemenceau (°1844 Chaudron + vers 1925 à Angers). En 1874, Il était marchand de vin, rue Baudrière à Angers.
Sa cousine Claire Clemenceau épouse Alfred Maugeais dont le petit-fils Alfred, originaire de Chaudron sera curé de St-Laurent-des-Autels.
Ayant écrit deux livres qui nous intéressent à l'époque sur les paroisses de Chaudron-en-Mauges et St-Laurent-des-Autels, nous rencontrons alors Alfred Maugeais dans sa cure dans les années 1980, sans savoir que sa grand-mère Claire Clemenceau descendait des meuniers du Grand Moulin.

Pierre Clemenceau, maître d'école (1)

Posté le 19.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir.

Le texte est extrait du livret familial (1999) écrit par Luc Clemenceau :

En octobre 1766, Pierre Clemenceau (°26.12.1734 Botz) est meunier au Petit Moulin de Sienne chez son frère Jacques.
En 1753, il est parrain de son frère consanguin Jean (voir ci-dessus), puis de son neveu Pierre Clemenceau, fils de Jacques en 1766.

Le 27 novembre 1770, il épouse en l'église de St-Gilles de Botz Renée Boisseau, fille de Jean Boisseau, maçon et de défunte Renée Macé.

Le frère de Renée Boisseau, Michel, maçon comme son père, avait contribué à la construction de la maison presbytérale de la Boutouchère, dont la première pierre fut posée par madame la comtesse d'Autichamp, le 17 août 1782.
Leur neveu, René Boisseau, fils de Pierre Boisseau et de Marie Ménard épouse à St-Florent Renée Clemenceau, la fille de François Jacques Clemenceau (l'homme) et de Renée Musset (le 9 fructidor an XIII).

Des membres de la famille de Renée Boisseau*, épouse de Pierre Clemenceau, sont aussi impliqués dans la guerre de Vendée, ainsi Rémy Raimbault le cousin germain de Rénée.
Avant la Révolution, il est cuisinier des moines de l'abbaye de St-Florent.
Après son mariage avec Marie Jubin, il est dit traiteur lors du baptême de son fils René Dominique.
Pendant l'insurrection vendéenne, il a le grade de capitaine (demande de pension au nom de sa femme).
Pris par les "Bleus", lors de son retour de la "Virée de Galerne", Rémy Raimbault est condamné à mort et fusillé aux Ponts-de-Cé.
Son fils René Dominique est rebaptisé par le prêtre "intrus" Vallée.
Il est curé du Pin-en-Mauges et devient le promoteur du petit musée des guerres de Vendée.

Mais revenons à Pierre Clemenceau.

En octobre 1773, Pierre loue à rente une chambre de maison avec jardin située au Grand Breil et provenant de succession directe, moyennant 12 livres de rente foncière à René Antier dudit lieu.

Le 17 octobre 1775, en l'église de la Boutouchère, Pierre Clemenceau est dit maître d'école** au mariage de son beau-frère Etienne Boisseau, lors de son mariage avec Martine Magdeleine Ménard.

En septembre 1776, devant maître Gautreau, notaire au Mesnil, Pierre Clemenceau vend une chambre haute, une antichambre, un grenier, un petit appentis et plusieurs morceaux de terre sis en Montjean, moyennant 542 livres, à Etienne Bouteiller, pêcheur et Perrine Blon sa femme.
Dans cet acte, Pierre Clemenceau est dit "meusnier au Grand Breil*** de St-Florent".

* Un descendant de cette famille Boisseau, Armand dit l'Angevin, architecte construisit l'église actuelle de la Boutouchère. L'adjudication pour la construction de l'église eut lieu en 1887, réalisée par l'entreprise Boisseau et la bénédiction de celle-ci fut faite en 1892 (informations Odile Halbert).

** Le chanoine Urseau écrit à la page 216 dans "L'instruction primaire avant 1789 dans les paroisses du diocèse actuel d'Angers, Paris 1890 et 1893" :
"La Boutouchère...qui n'était qu'une fillette de la paroisse de St-Florent-le-Vieil possédait de 1775 à 1790 un maître d'école laïc nommé Pierre Clemenceau".
Le chanoine cite Spal et Célestin Port.
A ce sujet, C.Port écrit :
" Depuis 1775 et au moins jusqu'en 1790, on trouve au bourg (de la Boutouchère) un maître d'école laïc du nom de Pierre Clemenceau". Voir son dictionnaire...du Maine-et-Loire tome I p.464, 2e colonne.
Si l'on devine à quel document se référait C.Port pour indiquer la première mention de Pierre Clemenceau comme maître d'école, il nous est impossible de donner une référence pour l'année 1790.

*** A cette époque, le moulin du Grand Breil, alias Beauchêne n'est pas encore construit.
Célestin Port, dont le texte porte à notre avis une coquille, écrit à l'article "Le Grand Breil, ferme de St-Florent-le-Vieil " :
"Les religieux de St-Florent furent autorisés en 1785 (lire 1780 !) par le prévôt de St-Laurent-du-Mottay à y élever un moulin à vent (p.483).
Pour cette raison, Pierre Clemenceau devait encore travailler au Petit Moulin et au premier moulin à vent de Beauchêne qui jouxtait le grand chemin de St-Florent à Beaupréau.
Ce chemin passait devant le Grand Moulin de Sienne, non pas en contournant le mamelon du coteau comme il y a quelques années, mais en descendant tout droit vers celui-ci dans la petite dépression qui se trouve dans l'axe du pont.

Jean Clemenceau et ses fils Jean et Eusèbe (2)

Posté le 19.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo du moulin de la Grippe à Varades (44), avant les années 1950 ? collection de Mr Oger.

En 1797, deux années après le décès de sa femme Louise Berthelot, Jean Clemenceau est installé comme aubergiste à St-Florent-le-Vieil.

Combien de récits, de faits d'armes sont racontés dans les auberges et cabarets tenus par d'anciens soldats de la Grande Guerre et qui sont perdus à jamais !
Chez Fleury, chez Clemenceau...on refait peut-être les batailles, les combats ?

Le 18 août 1798 (le 1er fructidor an 6) Jean Clemenceau se remarie à St-Florent-le-Vieil avec Françoise Chereau, fille de d'André Chereau et de Françoise Gazeau.
Françoise Chereau est veuve du meunier Guillaume Noury (1), lequel tenait le moulin de la Grippe (2) à Varades.
Sont témoins à leur mariage, deux vétérans vendéens de St-Florent, Jacques Marsault, lequel avait été nommé lieutenant le dimanche 17 mars 1793 en l'église de Saint-Pierre par Charles Cesbron d'Argonne, ainsi que François Cognée (3), flanelier, qui fut croqué par David d'Angers.

4 ans plus tard, le 8 novembre 1802, Jean Clemenceau décède au moulin de la Grippe à l'âge de 49 ans. Le couple n'a pas de descendance.

Comme nous l'avons vu, son fils Jean, à l'âge de 16 ans, suit son père pendant la guerre de Vendée.

Le 28 juin 1793, au combat de Nort (4), Jean est blessé à l'oeil, suite à l'explosion d'un caisson de poudre. Il est alors "privé de la partie de l'oeil gauche qui lui cause (par la suite) de violents maux de tête..." (5).

Malgré cette blessure, il se trouve dans la majeure partie des affaires, sous le général Bonchamps, et sous ceux qui lui succèdent.

Jean fait ensuite la "Virée de Galerne" comme soldat.

En 1806, il épouse à Botz Renée Pineau avec laquelle il a 3 enfants. Il travaille au moulin neuf chez les cousins Bretault avant d'exercer son métier de marchand de fil au bourg de Botz en 1807.

En 1815, il est nommé capitaine d'une compagnie de Botz.

En 1825, il jouit d'une pension de 50 francs, comme l'indique le maire de Botz, Joseph Bretault, son cousin germain.

En 1834, il décède à Botz à l'âge de 56 ans.

Quant à Eusèbe, le plus jeune fils de Jean Clemenceau et de Louise Berthelot, il naît en 1789 à Botz.

Il exerce le métier de sabotier.

En 1809, Eusèbe épouse à Botz Marie Pineau, la soeur de Renée, femme de Jean, son frère.
Le couple a 4 enfants.

Il participe, semble-t-il, aux événements de 1815, car il est cité sur une liste datée du 7 mars 1817 (vu dans une exposition aux A.D-49, mais sans référence).
Sur cette liste, des sommes étaient allouées "aux pauvres de la commune de Botz".
Cela concernait des veuves d'anciens soldats et de Vendéens dans la misère.

En 1842, Eusèbe Clemenceau décède à Botz à l'âge de 53 ans, où il est "trouvé noyé à l'étang de la Maison neuve".


(1) Guillaume Noury (ou Nourri), 31 ans, a été fusillé à Avrillé le 15 janvier 1794 (voir 2e fusillade "Champ des Martyrs"), pour avoir voulu faire passer clandestinement des "brigands" revenant de la "Virée de galerne".
Le 2 janvier 1794, le meunier se fait piéger par le commandant du bateau armé, le "Jean Bart" qui contrôle le secteur sur la Loire.
A cette occasion, un garçon de 14 ans sert d'amorce. Le commandant prend sur le fait Guillaume Noury qui réclame 150 livres par personne pour le passage. Parmi les clients, un "ci-devant" de La Doupe du Fougerais (voir l'article "Loire et Révolution entre Ancenis et Ingrandes", p.109 de l'ARRA-Ancenis).

En fait, il s'agit de Daniel-François de la Douespe du Fougerais qui est un riche négociant bordelais ayant fait fortune aux Caraïbes.
Dans un premier temps, celui-ci est ouvert aux idées nouvelles, mais en mars 1793, il prête son château de l'Oie aux Royalistes et il les suit pendant la "Virée de Galerne".
Après sa capture, il est exécuté à Angers le 6 juin 1794, donc bien après le meunier Guillaume Noury (voir sur "Google" le livre pp.42-43 de Bernadette Bucher "Descendants de chouans : histoire et culture populaire..." Ed.MSH 1995).

(2) Dans les années 80, nous avions recueilli une tradition auprès d'André Oger (descendant des meuniers Davodeau à qui nous devons la photo) qui demeurait au moulin à l'époque.
Il racontait que les Vendéens faisaient des signaux depuis Varades grâce aux ailes du moulin de la Grippe en direction des moulins de la Boutouchère, distants de 6-7 kilomètres.

(3) Voir le portrait de François Cognée à la rubrique "A la découverte du vieux St-Florent (9)"

(4) Maintenant Nort-sur-Erdre.
En prévision de la prise de Nantes, une partie de l'armée vendéenne passe par la rive droite de la Loire, conduite par Cathelineau.
Mais les Vendéens sont retardés à Nort au Pont St-Georges par la troupe républicaine commandée par Meuris. Ce retard a des conséquences néfastes pour l'armée vendéenne.
Le lendemain, c'est le siège de Nantes où Cathelineau est grièvement blessé.
Voir dans les sites préférés : "Les batailles de la Vendée contre la République (Nantes, Cholet, Savenay)".

(5) C'est grâce à sa demande de pension (AD-49) que nous avons ce détail, certificat médical à l'appui des chirurgiens Tarault de St-Quentin !
Le 22 mai 1825, ses états de service sont signés par les capitaines Louis Grassset et Bretault, les colonels Martin Baudinière et L'huillier, tous les deux chevaliers de St-Louis ainsi que par Tristan Martin, ancien adjudant général, maintenant colonel et chevalier de St-Louis (croqué par David d'Angers la même année).

Un temps pour la paix, le 2 mai 1795

Posté le 18.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo prise en août 2007 près de l'Ouvrinière à St-Florent-le-Vieil.
Sur la plaque apposée par le Souvenir Vendéen en 1995, il est écrit : "Dans ce champ furent signés par Stofflet et les délégués de la Convention le 2 mai 1795 les Accords de la Paix de St-Florent-le-Vieil".

Texte à venir

Jean Clemenceau, le frère de l'homme (1)

Posté le 18.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Cliquez sur la photo pour l'agrandir.
Photo de la 2ème partie du premier mariage de Jean Clemenceau, "aagé de vingt deux ans" et de Louise Berthelot "aagée de vingt et un an" en 1776 à la Boutouchère.
On peut remarquer parmi les signatures des 3 frères Clemenceau, que celle de Pierre, le maître d'école est plus assurée.
Les signatures de Jean et François Jacques dit "l'homme" sont plus laborieuses (surtout celle de "Jan Clemancau" !).

Parmi les frères (1) de "l'homme" impliqués dans l'insurrection, nous retenons seulement Pierre, huilier au Grand Breil, puis maître d'école à la Boutouchère ainsi que Jean qui participent activement à la guerre de Vendée.

Le texte qui suit est extrait du livret familial (1999) écrit par Luc Clemenceau. Il concerne Jean.
Nous parlerons plus loin de Pierre, le maître d'école.

Jean Clemenceau naît le 24 juin 1753 au Grand Moulin de Sienne à Botz.

Le 13 février 1776, il épouse en l'église de la Boutouchère Louise Perrine Berthelot, fille de Jacques Berthelot, fermier en l'île Batailleuse, et de Jeanne Bourget de Varades.
Six jours plus tard, les époux passent un contrat de mariage de 400 livres chacun devant maître Duval.
A cette époque Jean est meunier au moulin de Boisson (2) à Chaudron. Il y demeure avec sa femme jusqu'en 1783, où naissent 6 enfants.

Le 29 septembre 1782, Jean Clemenceau prend à bail le vieux moulin à vent de la Voie en St-Florent, appartenant à Brice Delaunay et à ses enfants, moyennant 90 livres de rente foncière, 4 boisseaux de seigle, un boisseau de froment et 5 sols de rente, devant maître Duval.
L'acte (E 2035, aux A.D de M-et-L) nous indique que le lieu-dit du moulin de la Voie (3)consiste en une maison, écurie, cour et jardin du meunier, et son moulin à vent.

En 1784, devant maître Barré, notaire à St-Florent, Jean Clemenceau et Louise Berthelot vendent des immeubles au Marillais, moyennant 3058 livres à Julien Berthelot, closier à la Blardière et sa femme Françoise Testard.
Julien Berthelot est l'oncle de Louise.

Neuf ans plus tard, pendant la guerre de Vendée, Julien Berthelot du Marillais (4) est pris par les "Bleus" et attaché à la queue d'un cheval. Ces derniers le dépouillent de ses habits, ne lui laissant que sa culotte et sa chemise.
René Vincent de la Baclaire, le cousin de Pierre Clemenceau du Petit moulin (neveu de Jean) est pris aussi par la même troupe.
Ils sont emmenés pour être fusillés tous les deux dans l'Ouche de St-Nicolas (soit le 8 novembre 1793-18 brumaire an II, d'après l'état civil du Marillais ou le 6 avril 1794, cure de la Chapelle-Ste-Chapelle).

Le 11 avril 1794 (22 germinal an 2), à la naissance de sa fille Françoise Perrine, Jean Clemenceau est dit "absent du pays pour cause de brigandage".
Louise Perrine, sa femme est sur une liste de suspects avec 36 autres femmes de St-Florent-le-Vieil (1 L 1310 bis AD-49).

Le 27 mai 1794 (8 prairial an 2), la femme de Jean Clemenceau est aussi inscrite avec ses enfants sur la "liste des individus qui ont évacué la commune de Montglone (5)".
Le fils aîné Jean (16 ans) n'y figure pas. Il est "au brigandage avec son père", vraisemblablement dans l'armée de Stofflet (voir plus loin).

Louise Perrine Berthelot décède à St-Florent en février 1795 à l'âge de 40 ans (d'épuisement, de chagrin... les deux à la fois ou de morte violente ?).
Il n'est pas certain que son "brigand" de mari soit présent lors de son dernier soupir.

Il faut attendre qu'un traité de paix soit signé dans un champ près de l'Ouvrinière à St-Florent le 2 mai 1795 entre Stofflet et les représentants républicains pour qu'un semblant de vie normale reprenne. Mais Stofflet est de nouveau sur le chemin de la guerre quelques mois après.

Fin juin, les émigrés royalistes débarquent à Quiberon (6) grâce à la flotte anglaise. Des milliers d'hommes sont accueillis par les chouans de Bretagne. Mais bloqués sur la presqu'île de Quiberon, ils sont définitivement battus le 21 juillet 1795 par les troupes de Hoche.

Quant à Louise Berthelot, elle a donné naissance à onze enfants (pratiquement un tous les deux ans, le temps de l'allaitement). Trois de ses enfants meurent avant la guerre de Vendée, deux pendant celle-ci. Nous ignorons la destinée de l'un d'entre eux.
Seulement cinq enfants se marient (voir l'article suivant).


(1) Concernant le frère Pierre Jean Alexis (°1755 Botz au Grand Moulin +1801 La Boutouchère), qui fonde la lignée des meuniers de la Rielle, voir la rubrique " Les cousins Clemenceau de la Rielle".
Nous n'avons pas trouvé de document sur la participation de Pierre Jean Alexis à l'insurrection. Il est vrai qu'il est décédé en 1801.
A cette époque, on ne s'occupait pas encore des soldats vendéens.
Son moulin à vent fut à l'évidence livré aux flammes vu sa situation géographique.

(2) C'est là que son arrière grand-père demeurait en 1662 (voir la rubrique "Généalogie de la famille Clemenceau", article "Génération IX...").

(3) Il existait 2 moulins à vent au lieu-dit de la Voie. L'autre moulin appartenait à la famille Fleury de St-Florent dont les fils prirent activement part à l'insurrection (Voir les rubriques "Portraits de Vendéens d'Anjou" et "Il était une fois...la Contre-Révolution").

(4) Voir le livre de Henri Boré (pp.84-85) "Le Marillais à travers les siècles" Hérault 1985.
Quant à son fils Julien ((°1759 Le Marillais X 1784 Marguerite Cussonneau), après avoir été à la prison de la citadelle, il est fusillé à l'âge de 35 ans à Avrillé (Champ des Martyrs) lors de la 9e et dernière fusillade le 16.04.1794 (voir rubrique "bibliographie" : Houdebine).

(5) 6 L 36 Folio 12 AD-49 : "la femme Clemanceau, meunière, 1 mâle, 6 femelles". Il s'agit d'Eusèbe 5 ans, de Louise Jeanne 18 ans, de Marie 13 ans, de Félicité 11 ans, de Mathurine Louise, 7 ans et de Françoise Perrine, 2 mois.
Le 7 juin 1794 , 1235 personnes évacuent la ville pour Saumur, soit 330 familles.
Le lendemain, St-Florent-le-Vieil est en flammes suivant les ordres de la Convention.
Après l'incendie, il ne reste qu'une seule maison debout d'après la tradition (voir la rubrique "A la découverte du Vieux St-Florent").

(6) Voir dans les sites préférés "L'affaire de Quiberon".
Martin Béranger, le second mari de Marie Oger, veuve de Pierre Clemenceau (neveu de Jean) faisait partie des survivants du régiment d'Hector. Il nous reste toute une recherche à faire pour éclaicir sa présence en Bretagne à cette époque (voir les rubriques "Généalogie de la famille Clemenceau" article "Génération V (2e partie)" et "les cousins Béranger-Horeau").

The Vendée is dead...

Posté le 14.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
From "inthevendee.com", "decorative map of the Vendée wars", by Lawrence Dunn.
The town of St-Florent-le-Vieil, midway from Nantes and Angers, is in front of Varades where the Loire river separates the two towns.

From the beginning of the insurrection until October 1793, the Vendeans win a lot of battles (except on the 29th of June in Nantes where Cathelineau is mortally wounded), but the republican pressure keeps up, with always more troops coming from all over France.

The vendean army cracks.

After the Battle of Cholet, where d'Elbée, Lescure and Bonchamps are seriously wounded, the Vendeans (about 80,000 people, half soldiers and civilians composed of women, children) reach St-Florent on the 18th of October, 1793.

They cross the river Loire with their two wounded generals de Bonchamps and Lescure. De Bonchamps dies the same day at the village, La Meilleraie, between St-Florent and Varades.

A few hours before the crossing, Charles de Bonchamps (with Lescure) saves 5000 republican prisoners on the verge to be killed by their bitter enemies in the abbey of St-Florent.

The Vendeans want lo leave the country "Vendée militaire", thinking to escape to the republican troops and ask for some help up North in Brittany and Normandy, then find a port where the english troops and french "émigrés" can land. They know that they cannot manage alone.

This trip of death called later "Virée de Galerne" lasts two months.

The Vendeans do not succeed to take the port of Granville in Normandy.

Mid-November, they come back home always pursued by the republican army. A lot of people are ill (dysentery...).

In different towns where they fight against the "Blues", the "Whites" lost a lot of soldiers and people.

In Le Mans, thousands of Vendeans are slaughtered.

Some royalist troops, with their generals La Rochejaquelein and Stofflet, succeed to cross the river Loire again and continue the guerilla until 1796.

François Jacques Clemenceau "the man" and his three sons are part of these survivors* with other family members such as our ancestor Pierre and his brother Jacques.

On the 23d of December,1793 the remnant of the royalist army, enable to cross the Loire river, finishes its trip in Savenay, at the west of Nantes.

The republican general Westermann writes to the Convention : "...the Vendée is definitively dead... I have just buried it in Savenay, in the marshes and woods. I have crushed the children and slaughtered the women. No prisoner has escaped..."

This "soldier" has won his nickname : "the butcher".

On January, the Convention puts the finishing touch in sending the "Colonnes Infernales" (Columns of Hell) with another "butcher" called Turreau de Linières.

But this one will work on a larger scale ! In spite of that, he has his name written (during the Napoleon's Empire) on the "Arc de Triomphe"** in Paris.

* In 1825, "The man"'s widow, Renée Musset asks for a pension to the King's administration.
She says that her husband (died in 1807) and their three sons did the Vendée War and the "outre-Loire" war (Virée de Galerne).
Her husband became a cavalry captain named by the general de Bonchamps (whose castle was about one kilometer from the mill).
Their mill "le Grand Moulin" was pillaged and burnt by the Republicans. She says too that she suffered a lot in jail.
It was the same song for de Bonchamps family. The castle was burnt. Madame de Bonchamps lost his unique and young son, Hermenée during this "Virée de Galerne". The general's widow was then jailed in Nantes. Help by some Republicans, owing to the general de Bonchamp's reputation, she was released after Thermidor (conventional Robespierre's execution) in 1794.
In 1825, their daughter Zoé de Bonchamps was drawn by David d'Angers in St-Florent-le-Vieil.

** See the photograph, in the heading "Les cousins Clemenceau de St-Germain" the last article "Terreur au moulin de la Foye à St-Germain".
Not very far from Cholet, the 5th "Column of Hell" directed by the general Cordelier, another "butcher" (he is known to have slaughtered about 500 people including babies in Les Lucs-sur-Boulogne) go through the village of St-Germain several times (from February to June) killing 61 people.
François, the eldest son of François Jacques "the man", arrives in this village of St-Germain in 1800 where he marries a miller's widow.

A bunch of brigands

Posté le 10.12.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Vendean family circle, about the family Clemenceau-Humeau-Cognée/Vincent-Girault.
(I will improve this drawing to make it easier to read !)*

SUMP UP : MAIN CAUSES OF THE INSURRECTION IN THE VENDEE

During the Vendée war (1793-1795/1796), the Vendeans are called "Brigands" by the Republicans, because they become insurgents, refusing the laws of the Republic.

After the insurrection in St-Florent-le-Vieil the 12th of March 1793, my ancestor Pierre Clemenceau (°1766 +1793, in yellow on the circle) becomes a brigand with many other people (about 800,000 inhabitants living in more than 700 tiny cities and villages) in an area called in french "Vendée militaire" (a large part ot the Vendée department, Pays (country) de Retz, du Loroux, Bas-Anjou, Bressuirais...), parts of four departments.

In 1796, at the end of the war nearly 200,000 Vendeans have been killed with a high cruelty (drowning, fusillade, guillotine, torture...).

But back to our ancestor Pierre who has a huge family in the St-Florent-le-Vieil area, where all the members share the same way of life and more or less the same ideas. Very soon, they will wear the Sacred Heart ** on their jacket, sign of their faith.

The Vendeans belong to a very religious catholic community whose priests have been persecuted for 2 years because of refusing the allegiance to the republican civil Constitution.

The administration chooses the priests instead of the french clergy whose obedience comes from the Pope. The priests are paid by the government like usual civil officials.

What do the countrymen want exactly?

First, they do no want to fight in the East border ( Belgium, Germany... about 800-900 kilometers from Anjou, Vendée) , where the new Republic needs 300,000 men from all over France to fight against the enemy. This last decree of February 1793 about the abhored conscription provokes the explosion two weeks after.

And they also want a come back of their "bons prêtres" (good priests) who are obliged to hide in the land. Many unlucky priests are jailed and deported (later during the "Reign of Terror"*** a lot are killed, guillotined...).

Instead of them, for at least more than one year, loyalist priests are sent and paid by this régime because they accept the terms of the civil Constitution.
These newcomers try to stay in this country. But they are not at all accepted.
It is a nightmare for them to live in the village, some are even wounded or killed by the populace. Others are obliged to leave the country very, very quickly !

So, during the persecution, the Vendeans prefer to go in the land at night and pray with their "bons prêtres" and give "les prêtres intrus" (intrusive priests) a very rough time !
Just a few part of people attend their church, sometimes help by the "garde nationale".

In March 1793, after many insurrections all over the "Vendée militaire", the countrymen go back to the church to listen their "good priests" again and ask the aristocrats for help to fight the french Republic.

In the St-Florent area, the young Vendeans go and see the marquis de Bonchamps who still stay in his castle near St-Florent. A lot of nobles are abroad (England, Germany...).

Charles de Bonchamps accepts to fight and to lead them. Very quickly, he will be one of the most influential vendean generals in this civil war.

With his own fortune, Charles de Bonchamps equips his cavalry.

François Jacques Clemenceau (whose nickname is "l'homme" ("the man") miller in "le Grand Moulin" becomes captain in the Marquis' cavalry.
He is our ancestor Pierre Clemenceau 's uncle.

* In the circle above, two cousins (the Boré brothers) of my ancestor Pierre (in yellow) were drawn in 1825.
At this time, these vendean Veterans got a pension from the monarchy after its come back. They were not any more brigands !

Below, the three other portraits (Belion, Michel and Cognée) drawn by David D'Angers represent vendean Veterans, friends and comrades in arms in contact with the Clemenceau family (wedding...).

The last two Veterans (Sautejeau and Bouyer) are relative.

All the portraits were drawn in 1825 by David d'Angers whose father was a republican prisoner saved by the general de Bonchamps in St-Florent-le-Vieil (I will give more details about this episode later).

** The Sacred Heart was spread by the priest Grignon de Montfort (°1673 +1716) in lower Poitou (Vendée after the Révolution), which was a calvinist area.

*** After the Vendeans' defeat in December 1793, the government, instead of calming down the country, decides to increase the repression. From January until July 1794, an army (12 "Colonnes Infernales") led by the general Turreau ist sent to destroy the belongings and exterminate the people inside the "Vendée militaire".
See Sophie Masson "Remembering the Vendée" "...12 columns of hell...and inspeakable things they did...".

After the Age of Enlightenment, that is the Age of Darkness !

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