Genealogie de la famille Clemenceau
Posté le 04.03.2007 par clemenceaudupetitmoulin
L'acte ci-dessus (extrait des registres paroissiaux numérisés des archives départementales du Maine-et-Loire) est le document le plus ancien concernant notre famille.
Il s'agit du baptême de Jacquine Clemenceau (1) le 20 août 1662 à Chaudron-en-Mauges.
En voici la traduction :
"Le vingtiesme aoust mil six cent soixante et deux a esté baptizée Jacquine fille de Guillaume Clémanceau et de Suzanne Tissier le parrain Julien Cussonneau tous demeurant au moulin de Boisson et marraine Jacquine Brosset femme de René Halard (Hasard) demt au moulin de la Galicheraie en la paroisse de St-Pierre(-Montlimart) (signé) Collas"
DESCENDANCE DE GUILLAUME CLEMENCEAU ET DE PERRINE ESSEUL
Guillaume Clemenceau x (2eme mariage) vers 1663 à St-Rémy ? avec Perrine Esseul
lui: °vers 1630-35 Liré ? +1700 St-Rémy
elle: °vers 1642 St-Rémy ? +1701 St-Rémy
Résumé : En 1662, Guillaume réside au moulin de Boisson à Chaudron avec sa femme Suzanne Tissier avec laquelle il a une fille, Jacquine, °1662 Chaudron +1682 St-Pierre-Montlimart à la Haute Galicheraie.
Le frère de Suzanne, René Tissier (°vers 1644 +1704 X av.1676 à Louise Champion) est meunier au moulin de Raz-Gué (ou Ragué) au Grand Montrevault (ou Morveau).
Suite vraisemblablement au décès de sa femme après l'accouchement, Guillaume s'établit environ un an plus tard à St-Rémy, d'où est originaire sa 2ème femme Perrine Esseul.
En juillet 1681, Guillaume est au Fuilet à la sépulture de Jacques Champion (frère de Louise Champion X René Tissier), son beau-frère (X à Mathurine Tissier, la soeur de Suzanne). Il est précisé par le prêtre Hérissé que Guillaume "ne scait signer".
Guillaume Clemenceau est dit laboureur en 1695 et meunier ("mosnier") à son acte de décès (voir la rubrique "Nos registres paroissiaux" article "sépulture de Guillaume Clemenceau...").
Il est fort possible qu'il réside au moulin de l'Avoye (près de la chapelle Ste-Avoye) que son fils Guillaume exploite lui-même quelque temps après le décès du père.
D'où vient Guillaume ?
Guillaume est peut-être originaire de Liré ("le petit Lyré" cher à Joachim du Bellay), où vit son frère René en 1669 (René est parrain de sa nièce Perrine).
Quelques familles Clemenceau y résident (ainsi qu'à Drain) mais il est impossible de remonter au-delà, les registres paroissiaux étant lacunaires ( seuls existent les registres de décès pour la 1ère partie du XVIIe siècle). Il est par conséquent difficile de faire le lien entre ces différentes familles (2).
Le couple Clemenceau-Esseul a 7 enfants dont Jacques, voir "Génération VIII".
A partir des 3 fils (Jacques, Pierre et Guillaume) est issue la lignée des meuniers qui s'établit le long de l'Evre (3) et de ses affluents de la fin du XVIIe siècle jusqu'au XXe siècle.
(1) En 1676, Jacquine "soeur paternelle...et aussy fille dud. Clemanceau et de deffuncte Suzanne Tissier..." est marraine de sa demi-soeur Jeanne.
(2) Voir la rubrique "Origine du patronyme" et les différents articles ainsi que la rubrique "Les cousins Clemenceau de la Nanterie" de Liré.
Certains "généalogistes" (qui ne vérifient pas les sources) n'hésitent pas à établir un lien de parenté avec Jacques Clemenceau et Julienne Renou(l) de Drain dont "notre" Guillaume serait le fils (ce qui permet de remonter à un certain Nicolas Clemenceau (°vers 1570 +1639 Drain x Marguerite Terrien +1639 également).
A notre avis, la preuve (avec quel document !) n'est pas établie.
(3) Voir le livre de Victor Bouyer "Au fil de l'Evre et de ses affluents" Edition Hérault, Maulévrier 2000.
En 1997, nous rencontrons cet auteur à qui nous livrons l'histoire de nos ancêtres meuniers.
Victor Bouyer incorpore dans son ouvrage nos notes historiques et généalogiques.
Voir la rubrique "Le dernier des meuniers" article "Au fil de l'Evre".
Voir aussi la rubrique "Cartes, plans" pour situer les descendants Clemenceau dans leurs moulins au nord des Mauges.
--
Posté le 04.03.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photocopie de l'acte de baptême de Jacques, registre paroissial de St-Rémy-en-Mauges, archives départementales de Maine-et-Loire (années 80).
Voir la photocopie de l'acte de baptême de Jacques (dans la rubrique "Nos registres paroissiaux"), registre paroissial à la mairie de St-Rémy pour comparaison. C'est l'original. Maintenant l'acte n'existe plus, depuis que les registres ont été restaurés !
Voici ce qui est écrit :
"Le mercredy huitième jour dud(it) mois et an que dessus (aoust 1668) en l'églize de céans a esté par moy p(rê)tre souss(igné) baptizé Jacques fils de Guillaume Clemanceau et de Perrine Esseul son espouse a été p(ar)rain Jacques fils de deff(un)t René Esseul et Jacquine Bondu marraine Clémence Agoulon femme de René Esseul tous de cette p(ar)oisse et q(ui) ont dit ne signer. Signé à l'original"
DESCENDANCE DE JACQUES CLEMENCEAU ET DE JEANNE DENECHEAU
Jacques Clemenceau X (1er Mariage) 1698 à Botz avec Jeanne Dénécheau
Lui; °1668 Botz + 1740 Botz
Elle;°1678 Botz +1715 Botz
Résumé : le couple s'établit au moulin de Gevrise en 1706, puis définitivement au Grand Moulin de Sienne en 1712.
Ils ont 5 enfants dont Jacques, voir "Génération VII" .
En 1717, Jacques épouse une veuve d'un marchand meunier du Marillais où Jacques exploite pour moitié un moulin.
Il a un droit de pêche dans l'Evre depuis le moulin du Marillais jusqu'au moulin de Coulaines.
En 1721, il se marie une 3ième fois.
En 1727, il fait construire le moulin à vent de Beauchêne, paroisse de la Boutouchère (St-Florent-le-Vieil).
Posté le 07.03.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Carte postale représentant Charles de Bonchamps blessé demandant la grâce des prisonniers républicains.
DESCENDANCE DE JACQUES CLEMENCEAU ET DE FRANCOISE HUMEAU
Jacques Clemenceau X (1er mariage) 1732 à Botz avec Françoise Humeau
Lui, °1707 Botz +1742 Botz
Elle, °vers 1712 St-Laurent-de-la-Plaine +1742 Botz
Résumé : Jacques épouse une fille de meunier de la Dellière à St-Laurent-de-la-Plaine.
Le couple a 6 enfants dont Jacques qui s'établit au Petit Moulin de Sienne, non loin du Grand moulin (voir article suivant : "Génération VI").
Après le décès de sa femme, Jacques se remarie en 1744 avec une autre fille de meunier, Françoise Cognée avec laquelle il a 10 enfants (lignée des Clemenceau du Grand Moulin*).
Parmi ses enfants du 2ème lit :
- François-Jacques dit "l'homme" (°1749 Botz +1807 St-Florent) se distingue plus particulièrement pendant la guerre de Vendée (1793-1795).
Celui-ci participe activement à l'insurrection de St-Florent (12.03.1793) avec son frère Jean (°1753 Botz +1802, moulin de la Grippe à Varades),
"L'homme" fait la campagne d'Outre-Loire (voir "Virée de Galerne" quand les Vendéens cherchent de l'aide auprès des Anglais et tentent de conquérir le port de Granville).
Au départ, François-Jacques est favorable aux idées nouvelles et fait partie de la municipalité de Botz.
Mais en 1791 lors de la vente des Biens Nationaux, il ne peut acheter le Grand Moulin (qui appartenait à l'abbaye de St-Florent).
En 1792, il réclame au directoire du département à Angers la somme de 1000 livres avancée aux religieux par ses grand-parents en 1727.
Pendant le désarmement de septembre 1792 ( suite à la "chasse" aux prêtres et au décès de deux Dragons près de Varades), il cache chez lui 4 fusils, que la municipalité n'aura pas ainsi l'occasion de récolter !
Pendant la guerre de Vendée**, "l'homme" est nommé capitaine de cavalerie quand il est sous les ordres du général de Bonchamps.
Le marquis est un proche voisin. Il suffit de traverser l'Evre et le Grand Moulin n'est qu'à quelques centaines de mètres du château de la Baronnière situé à la Chapelle-St-Florent).
En 1825, la veuve de "l'homme", Renée Musset fait une demande de pension.
Quant à elle, elle a été emprisonnée à Angers pendant l'insurrection.
Le fils aîné de "l'homme" et de Renée Musset, François (°1774 Botz +1804 St-Germain-sur-Moine) participe aussi aux combats avec son père, ainsi que les 2 autres frères Clément-Claude et Pierre-Louis.
Pendant l'insurrection de St-Florent, c'est François qui porte en procession le drapeau blanc béni par l'abbé Gruget le 14 mars 1793.
Après la guerre, François s'installe plus au sud au moulin de la Foye à St-Germain-sur-Moine où il épouse une veuve de meunier.
Il laisse une descendance qui perdure jusque dans la 1ère partie du XXème siècle.
Charles Clemenceau, "notre" chanoine est un rejeton de cette lignée des Clemenceau.
* Voir les rubriques "Les cousins Clemenceau du Grand Moulin" et "Les cousins Clemenceau de St-Germain".
** Voir la rubrique "La guerre de Vendée-chouannerie" article "Il était une fois la Contre-Révolution (2 et 3)" pour découvrir le rôle de "L'homme" et ses 2 fils, François et Clément-Claude pendant l'insurrection du 12 mars 1793.
Posté le 30.03.2007 par clemenceaudupetitmoulin
C'est ici que commence la lignée des Clemenceau du Petit Moulin.
DESCENDANCE DE JACQUES CLEMENCEAU ET DE MATHURINE VINCENT
Jacques Clemenceau X 1764 la Chapelle-St-Florent Mathurine Vincent
lui; °1733 Botz +1782 Botz
elle; °1741 Le Marilais +1786 Botz
Jacques est meunier au Petit Moulin de Sienne, où son grand-oncle Simon Hervé a exercé auparavant, avant de terminer sa vie au moulin du Pont-Dalaine à la Chapelle-St-Florent en 1767.
Le 16.01.1781, devant maître Gazeau, Jacques et Mathurine vendent, créent, constituent à titre de rente foncière un setier de blé seigle de rente, assis sur le moulin à vent de la Houssière à René Avrillault le jeune demeurant à la Billardrie au Marillais.
Le couple Clemenceau-Vincent vient de faire construire ce moulin dans la pièce qui porte le même nom sur la paroisse de St-Florent-le-Vieil.
L'année suivante, Jacques est inhumé par le curé Courjaret. Agé seulement de 49 ans, il meurt, semble-t-il, d'une maladie pleuro-pulmonaire qui sévit dans la région.
Sa veuve règle "pour soins et médicaments" des frais au chirurgien Pierre Drouet qui s'élèvent à 223 livres.
En juin 1785, Mathurine Vincent rembourse la somme prêtée par sa famille demeurant à la Baclaire du Marillais.
Sur les 10 enfants issus de ce mariage (dont Pierre "Voir Génération V") trois n'apparaissent plus dans les registres après 1788.
Il se peut qu'ils soient morts ou "disparus" pendant la guerre de Vendée à l'instar de Michel (°1782 Botz) que l'on croyait mort pendant cette période, mais que l'on retrouve établi à la Rochelle en 1805.
En 1793, Michel (11 ans) est en effet, avec sa grande soeur Renée Perrine (19 ans), réfugié à Saumur comme beaucoup de familles qui fuient la zone des combats.
Michel part ensuite vers le Poitou et la Rochelle sans que nous sachions quand et comment. Il exerce le métier de boulanger, se marie en 1807 avec une jeune femme originaire de Parthenay, Thérèse Marie Agathe Moreau.
Michel décède à la Rochelle à l'hôpital général St-Louis en 1857. Sa femme le suit l'année suivante.
Nous ignorons pour l'instant si le couple a eu une descendance dans cette région.
Posté le 01.04.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Détail du tableau de Jules Girardet (date ?) "Les révoltés du Fouesnant ramenés par la garde nationale de Quimper en 1792" (Musée des Beaux-Arts de Quimper)*.
Bien que la scène se passe en Bretagne, et un an avant l'insurrection de St-Florent-le-Vieil, ce tableau symbolise pour nous la capture de notre ancêtre Pierre.
DESCENDANCE DE PIERRE CLEMENCEAU ET DE MARIE OGER
Pierre Clemenceau X** 1788 St-Florent-le-Vieil Marie Oger
lui; °1766 Botz +1793 Botz/+1794 St-Florent-le-Vieil
elle; °1768 St-Florent-le-Vieil +1816 Botz
Pierre Clemenceau participe à la guerre de Vendée. Il est signalé dans la déposition d'un patriote pendant l'insurrection à St-Florent (voir la rubrique "Guerre de Vendée..." à l'article "Il était une fois...la Contre-Révolution (4)".
Le 13 mars 1793, il menace, avec son cousin Pierre Cognée, un certain Pierre Vaux, avec un fusil. En cours d'année, quand les Républicains reprennent possession du territoire insurgé, le Petit Moulin est brûlé.
Il est fort possible que Pierre ait suivi l'armée vendéenne et fait la "virée de Galerne" (après la défaite des "Blancs" à Cholet le 17 octobre 1793), comme son oncle François-Jacques dit "l'homme" et d'autres membres de la famille.
D'après la tradition orale de Victor et Marcel Clemenceau de Feneu (49), Pierre est "pris le matin de bonne heure et n'a pas le temps de s'habiller.. C'est un colosse...".
En complément de cette source orale, Marie Horeau, descendante de la famille Béranger du Petit Moulin raconte que "les hommes du Petit Moulin sont emmenés en prison à St-Florent, les femmes leur apportent à manger à travers les grilles. Ils sont ensuite fusillés au Marillais" (voir la rubrique "Les cousins Béranger).
En accord avec ces deux traditions, et à la lumière des évènements de l'époque, il est probable que les cinq fils Clemenceau du Petit Moulin aient fait la "Virée de Galerne" comme une dizaine de milliers de combattants après la défaite de Cholet.
François (23 ans), Jean (22 ans) et René (13 ans), s'ils n'ont pas eu la chance de leur frère Michel d'être "des réfugiés de la Vendée", il est plausible qu'ils aient fini tristement leur vie comme tant d'autres sur les chemins vers le nord en direction de Granville, pourchassés par les troupes républicaines. L'état civil est resté muet à leur sujet.
Quant à Pierre (27 ans) et Jacques (19 ans), ils sont de retour des combats d'outre-Loire et ont pu faire partie du groupe qui retraverse la Loire avec Stofflet, La Rochejaquelein... à la mi-décembre 1793.
De retour à Botz, traqués , ils sont "cueillis" au Petit Moulin par les patriotes ou les "Bleus" qui parcourent la région à la recherche des "brigands". Emprisonnés, ils sont passés par les armes au Marillais (suivant la tradition orale).
Sur l'état-civil de Botz (reconstitué sous Bonaparte, 1er consul), les décès de Pierre et de Jacques sont notés au 30.12.1793 (le 10 nivose an II) sans que la cause de la mort soit mentionnée.
Pierre a le privilège (!) d'avoir encore une autre date de décès inscrite à St-Florent-le-Vieil le 12.02.1794 (n° 84 le 24 pluviose an II).
* Voir dans les sites préférés "Le site de la ville de Quimper"
** C'est le curé Michel Gruget qui marie nos ancêtres. Voir la rubrique "A la découverte du vieux St-Florent (14)".
Posté le 01.04.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo montrant le moulin de l'Epinay à la Chapelle-St-Florent depuis le village de la Jolivière à St-Florent-le-Vieil.
La veuve de Pierre Clemenceau, Marie Oger traverse cette période tragique (est-elle restée au pays ou a-t-elle suivi la troupe vendéenne commme des milliers d'autres femmes?) durant laquelle elle voit son mari disparaître, ainsi que son père.
A notre avis, elle est restée cacher aux alentours du Petit Moulin, peut-être même du côté de la Jolivière (non loin) où habitent ses parents.
Elle a alors un enfant Jean qui a un an et elle est enceinte.
Rester ou fuir est un cruel dilemne (voir l'article suivant concernant les Malinge, Mousseau et autres de la Réauté).
Marie Oger reste donc avec sa mère et ses 2 enfants dont Jean (°1792 +1826 St-Pierre-Montlimart ) et Pierre qui va naître (Voir "Génération IV").
Après la terreur et le malheur, la vie continue.
C'est en 1798 que Marie Oger se remarie à Botz avec Martin Béranger ** (ou Bellanger, °1775 +1837 Botz). C'est un ancien soldat vendéen originaire de Varades.
Martin et son jeune frère René Béranger* du Bois Martin de Varades sont aussi impliqués dans l'insurrection vendéenne.
En juin-juillet 1795, Martin Béranger participe au débarquement de Quiberon avec le régiment "Comte d'Hector" quand les Emigrés royalistes tentent de reprendre pied en Bretagne avec l'appui de la flotte anglaise.
Martin est alors blessé à la tête par une balle, près de l'oreille gauche.
Comme il est indiqué sur sa demande de secours en 1824, il a "fait la guerre de Vendée et d'outre-Loire en qualité de simple soldat... qu'il fût toujours brave et loyal royaliste" selon ses anciens compagnons d'armes.
Parmi eux, se trouve Jean Belion (°1770 Varades +1851 La Meilleraie), pêcheur (croqué par l'artiste David d'Angers un an plus tard).
C'est dans sa maison (qui existe toujours, avec une plaque d'ardoise au-dessus de la porte executée par David d'Angers) à La Meilleraie que de Bonchamps expire après la traversée de la Loire le 18 octobre 1793.
Les descendants se feront appeler dorénavant Belion-Bonchamps (Voir la rubrique "les croqués vendéens" en préparation).
C'est grâce à Marie Horeau, la descendante de la famille Béranger du Petit moulin, gardienne d'un tradition orale vieille de deux siècles, que la parole ancestrale est transmise à Luc, Patrice et Jacky, de lointains cousins, ceci au cours des années 80.
C'est ce que Marie Horeau avait entendu de sa grand-mère Jeanne Béranger (°1841 +1925) quand elle lui racontait au coin du feu...
Le grand-père de cette Jeanne Béranger n'était autre que Martin Béranger, à la fois soldat vendéen et chouan de Bretagne, le second époux de la veuve Clemenceau.
* René Béranger du Bois Martin est signalé dans le livre de Gasnier "L'histoire de Varades".
** Voir la rubrique "Les cousins Béranger-Horeau".
Posté le 15.04.2007 par clemenceaudupetitmoulin
DESCENDANCE PIERRE CLEMENCEAU ET CLEMENCE MALINGE
Pierre Clemenceau X 1820 St-Florent-le-Vieil Clémence Malinge
Lui; °1794 St-Florent +1869 St-Pierre-Montlimart
Elle; °1793 la Boutouchère +1833 St-Pierre-Montlimart
Pierre naît en pleine guerre de Vendée le 3 février. Il ne connaîtra pas son père qui est tué neuf jours plus tard le 12 (si on retient la deuxième date de décès et la déclaration faite par sa belle-mère à St-Florent).
Elle déclare aussi le décès de son mari, René Oger, laboureur à la Jolivière (n°85) décédé six jours plus tard à 60 ans.
Celui-ci est mort probablement de mort violente, fusillé comme son gendre Pierre Clemenceau au Marillais, comme le rapporte la tradition orale, à cause de sa participation à l'insurrection ? ( Voir la rubrique "les cousins Béranger)).
Pierre est reformé en 1814, étant borgne de l'oeil droit et atteint de "petite vérole" (synonyme pour variole).
La lignée des meuniers du Petit Moulin s'est donc arrêtée avec son père.
Pierre devient laboureur à Botz, au Petit-Montrevault en 1821-1824, puis à la Moliveterie, et enfin à la Maison Neuve à St-Pierre-Montlimart en 1835.
Quand Pierre épouse Clémence Malinge, celle-ci appartient à une famille originaire de St-Laurent-du-Mottay, aussi impliquée et éprouvée par la guerre.
Louis Malinge (l'oncle de Clémence) est caporal dans l'armée de Mr de Bonchamps à l'âge de 23 ans. Il est blessé en faisant un affût de canon, et participe à la campagne d'outre-Loire. Il devient charpentier à la Boutouchère. Il fait sa demande de pension en 1824.
L'autre oncle de Clémence, Joseph est tué à 20 ans fin 1793.
Quant à Clémence Malinge, elle a un peu plus d'un mois quand sa mère Michelle Rontard est assassinée, à l'âge de 24 ans, ainsi que sa tante.
En effet, Michelle Rontard (X 1788 St-Laurent-du-Mottay à Jacques Malinge) est tuée le 21 octobre (30 Vendémiaire an II) à la Réauté à St-Florent-le-Vieil par les troupes républicaines qui remontent de Cholet après leur victoire sur les Royalistes le 17.10.1793.
Le même jour, trois autres femmes sont tuées à la Réauté et à la Hinoire dont la soeur de Michelle Rontard, Mathurine âgée de 30 ans (X 1788 à Charles Mousseau).
Ce dernier perd en même temps sa soeur Mathurine, âgée de 26 ans (X à René Hervé) et sa mère Mathurine Leblanc, âgée de 46 ans environ (X à François Mousseau).
Les femmes de la Réauté et de la Hinoire n'ont pas suivi les troupes royalistes qui traversent la Loire le 18 octobre pour la Virée de Galerne. E
Elles sont sans aucun doute victimes des troupes de l'arrière qui font la chasse aux Blancs aux alentours de St-Florent et qui commettent leurs crimes en toute impunité sans égard pour qui que ce soit.
Depuis Cholet jusqu'à St-Florent, " tous ces gens s'échappaient du massacre et de l'incendie : on voyait (depuis St-Florent quand les Vendéens se préparent à traverser la Loire après leur défaite) la fumée des maisons où les hussards mettaient le feu, à deux lieues de nous" ( témoignage de Victoire de la Rochejaquelein dans ses "Mémoires...").
Voir ci-dessus les actes de décès de ces femmes (état civil de la mairie de St-Florent; actes rédigés sous Bonaparte Ier consul) qui ne laissent pas deviner la façon dont ces personnes sont mortes.
Posté le 25.04.2007 par clemenceaudupetitmoulin
DESCENDANCE PIERRE CLEMENCEAU ET CLEMENCE MALINGE (suite)
Le couple a 6 enfants (4 filles et 2 garçons) dont :
- Germain °1831 St-Pierre-Montlimart +1895 Bouchemaine qui suit.
- Pierre °1833 St-Pierre-Montlimart +1903 Ingrandes (notre arrière-arrière-grand-père, Voir "Génération III").
DESCENDANCE DE GERMAIN CLEMENCEAU *:
Germain épouse en 1860 à Champtocé-sur-Loire Victoire Thuleau ° vers 1829 St-Germain-des-Prés (49) +ap 1920 à Epiré, près de Bouchemaine.
A leur mariage, le couple habite à Champtocé, où Germain est closier à la Gohardière. Vers 1870, Ils s'établissent à la Pinaudière à Bouchemaine près d'Angers.
Le couple a 5 enfants :
-Germain °1861 Champtocé + entre 1920-25 (il se fait tuer par son taureau) X1905 Savennières Eugénie Perrault °1877 Savennières +ap. 1965. Ils habitent la ferme de la Grande Blivière à Savennières (photo à venir). Voir la rubrique "portraits de famille" article "Germain Clemenceau et Eugénie Perrault".
- Marie-Victoire °1863 Champtocé +? célibataire (photo à venir).
- Joséphine-Marie °1865 Champtocé X? Alexis Lambert habitent Epiré et ont 13 enfants.
- Victor Alphonse °1869 Champtocé +ap. 1945 Angers X1897 Savennières Marie Louise Lessieux °1876 Savennières +?.
Le couple habite la Castouarne à Epiré où Victor est cultivateur. Ils ont 3 filles dont Germaine, Madeleine et ?, nées au début du 20ème siècle ( voir info de l'internaute "Dureau" sur le site à "commentaires").
-Louise °1873 Bouchemaine + ap. 1965 Savennières X Victor Chalin, leur fille Henriette (épouse Lherbette) habite Savennières dans les années 1980 quand nous lui rendons visite.
C'est grâce à elle que nous connaissons mieux ces cousins (et aussi notre propre famille, car nous allons découvrir sur la photo le visage de Pierre Clemenceau d'Ingrandes!).
En effet, en rendant visite à Henriette Lherbette, celle-ci nous permet de découvrir une photo de mariage de son oncle Victor en 1897.
Au mariage de Victor Clemenceau et Marie Lessieux, est donc présent son oncle Pierre venu d'Ingrandes demeurant à l'Astrie (notre a.a.grd-père °1833 +1903, celui-ci étant debout, derrière la mariée, en compagnie de sa 3ème femme, à sa gauche dont nous reparlerons).
Debout, derrière le marié se trouve Pierre Henri (notre arrière-grand-père marié depuis peu à Clémentine Rebout qui est à sa gauche, et dont nous reparlerons plus loin).
Au dessus de la coiffe à Clémentine, on aperçoit Germain, le frère du marié.
A la droite de Pierre Henri, Victoire Thuleau, la mère du marié. Derrière celle-ci, sa fille Louise avec à ses côtés son mari Victor Chalin.
* Voir la rubrique "Les portraits de famille : Génération II et III"
Posté le 29.04.2007 par clemenceaudupetitmoulin
DESCENDANCE PIERRE CLEMENCEAU ET JEANNE GAUDICHET
Pierre Clemenceau X1862 Botz-en-Mauges Jeanne Gaudichet
Lui, °1833 St-Pierre-Montlimart (49) +1903 Ingrandes (49)
Elle, °1835 Varades (44) +1869 Varades
En octobre 1854, Pierre est incorporé au 69ème de ligne (Info. Service des armées Vincennes).
Un an plus tard, il embarque à Marseille sur le navire "l'Egyptien"* et après 17 jours de mer arrive le 29 octobre 1855 à Kamiesh en Crimée.
A cette époque, sous Napoléon III, la guerre de Crimée, oppose principalement la France, l'Angleterre à la Russie qui veut assurer son hégémonie sur la Turquie.
La guerre est officiellement déclarée en mars 1854.
Pendant le conflit, l'armée française perd 25.000 soldats "victimes du fer et du feu ennemi"**. Elle doit faire face aux rigueurs de l'hiver et à de gros problèmes d'intendance. 70.000 soldats meurent aussi de maladie (scorbut, typhus, choléra...)!
De nombreuses années après, Pierre parlera de "sa" guerre à sa belle-fille Clémentine. Il lui racontera que sa compagnie avait été décimée par la maladie et il avait survécu à celle-ci. Ils avaient été aussi contraints de manger leurs chevaux!
2 ans plus tard, la paix est signée au congrès de Paris le 30 mars 1856.
Les troupes françaises évacuent le terrain dès le début du mois de juillet 1856.
Quant à Pierre, il rentre en France le 5 juillet 1856 pour retrouver son métier de cultivateur et taupier.
Le même jour, le maréchal Pélissier, le vainqueur de Sébastopol, s'embarque à Kamiesh, en route vers la France et débarque à Marseille.
A son retour à Paris, l'empereur Napoléon III l'anoblit et il reçoit le titre de "duc de Malakoff".
* Nous sommes intéréssés pour en savoir plus sur ce bateau. Il appartenait peut-être à la compagnie des Messageries Maritimes (Impériales) qui participa à l'époque avec ses navires au transport des troupes vers la Mer Noire.
En 1852, le navire "l'Egyptus" sort des chantiers de la Ciotat. Est-ce le même bateau? Voir le site de Philippe Ramona "Les Messageries maritimes avant 1870".
Si "l'Egyptus" et "l'Egyptien" sont bien les mêmes bateaux, on peut voir le même type de navire, tel que "l'Osiris" et "l'Alexandre" sur ce site qui renvoie à d'autres liens intéréssants.
En fait, nous avons découvert dernièrement (01.2008) grâce au site "Genemil" que l'Egyptien est "un vapeur de commerce français à hélice" de la 2e escadre qui a fait partie des 49 navires qui ont participé à la campagne de Crimée.
C'est sur ce type de bateau (et non un voilier) que notre a.a.grand-père a débarqué à Kamiesh.
** Informations extraites du livre "la guerre de Crimée" de René Guillemin.
Posté le 30.04.2007 par clemenceaudupetitmoulin
DESCENDANCE PIERRE CLEMENCEAU ET JEANNE GAUDICHET (suite)
Le couple Clemenceau-Gaudichet a 3 enfants:
- Pierre Henri ° 1863
Voir article suivant "Génération II" et la rubrique "Portraits de famille : Génération II".
- Victor Emmanuel °1866 Bouzillé (49) +ap.1930 Feneu (49) X1903 Montrelais (44) Anne Favreau °1869 Montrelais (44) +ap.1945 Avrillé (49).
Voir à la rubrique "Portraits de famille : Génération II" avec la photo de son mariage.
C'est grâce à lui et sa descendance que nous parvient la tradition orale sur l'ancêtre Pierre pris par les "Bleus" pendant la guerre de Vendée.
- Henri joseph ° et +1869 Varades.
Il naît le 16 avril et décède le 14 octobre au hameau de l'Infernière, ainsi que sa mère le 26 avril (34 ans).
Après le décès de sa femme, Pierre se remarie en 1871 avec Ursule Bellanger °1837 Varades +1875 La Chapelle-St-Sauveur (44).
Le couple demeure à la Rouairie à La Chapelle-St-Sauveur. Ils ont un enfant :
- Joseph Baptiste °1873 La Chapelle-St-Sauveur +1915 Tahure (Marne) pendant la Guerre 14-18.
Voir les rubriques "Hommage à nos poilus", article "Joseph Baptiste Clemenceau (1873-1915)" et "Portraits de famille", article "Joseph Baptiste Clemenceau et Marie Chesné".
Après le décès de sa deuxième femme, Pierre épouse à Ingrandes-sur-Loire en 1880 Marie-Thérèse Oger °1843 Ingrandes + ap.1903. Elle était veuve de Louis Daussi +1876 Ingrandes avec lequel elle a eu une fille Marie.
Le couple Clemenceau-Oger n'a pas de descendance.
Le couple vit à la ferme de l'Astrie à Ingrandes où Pierre s'éteint en 1903. Sa petite-fille, Marie (fille de Victor) nous racontait dans les années 80 qu'il attisait le feu de la cheminée avec sa canne!
Ci-joint leur photo lors du mariage Clemenceau-Lessieu en 1897 à Savennières.