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Nom du blog :
clemenceaudupetitmoulin
Description du blog :
Histoire d'une famille dont les racines sont en Anjou, vers St-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire).
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
03.03.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Les cousins Clemenceau de St Germain

Le chanoine Charles Clemenceau de La Ferté-St-Cyr

Posté le 09.03.2007 par clemenceaudupetitmoulin
LES RETROUVAILLES :

Le 28.12.2001, après plusieurs contacts téléphoniques, les Clemenceau (descendants du Petit Moulin) rendent visite à La Ferté-St-Cyr (Loir-et-Cher) au chanoine Charles Clemenceau, ancien curé d'Herbault (près de Tours).

C'est un homme en pleine forme qui les accueille. Il ne paraît pas ses 89 printemps.

Patrice enregistre ses paroles.

Charles raconte sa jeunesse quand il rendait visite à ses tantes de St-Germain-sur-Moine.

Il avait aussi des attaches en Bretagne, et plus précisément à Elven dans le Morbihan où la famille Clemenceau demeurait, étant au service des de Charette de la Contrie au château de Beauchêne.

Le grand-père de Charles, Clément y était cocher dans les années 1880.

Comment avons-nous retrouvé Charles?

Par chance ou est-ce le hasard "exagéré" (des Surréalistes)?

En tout cas, c'est grâce à une autre famille Clemenceau (originaire de Liré, et probablement de la même souche que la nôtre) qui détenait une généalogie Clemenceau (remise à cette famille par Charles suite à une rencontre il ya de nombreuses années lorsqu'il était prêtre à Herbault!).

Par l'intermédiaire d'une parente qui habitait la ville, cette famille Clemenceau tenait à rencontrer le curé par curiosité (à cause du patronyme sûrement!) et celui-ci leur délivra une partie de sa généalogie...de St-Germain-sur-Moine.

Le plus surprenant encore est que cette famille Clemenceau de passage en Touraine détenait chez elle une vieille horloge comtoise avec une inscription sur le cadran "Clemenceau St-Germain".

Il s'avère en fait que cette horloge avait été fabriqué par le grand-oncle de Charles, Victor (°1843 St-Germain + 1909 St-Germain) horloger de son état.

Le neveu de Victor, François (°1871 St-Germain +1915 Douai pendant la Grande Guerre) prend la suite de l'oncle horloger, et devient aussi photographe.

Depuis d'autres horloges "Clemenceau, St-Germain" ont été retrouvées. Il est possible que les Clemenceau du Petit Moulin puissent en acquérir une un jour, si la chance...

Il ya quelque temps, Charles a quitté pour toujours la Ferté-St-Cyr vers d'autres cieux.

Adieu, Charles! Cette rencontre a été un grand moment pour les Clemenceau du Petit Moulin.

Charles est le seul descendant des Clemenceau du Grand Moulin que les Clemenceau du Petit Moulin aient retrouvé pour l'instant.

Ci-joint une photo de Charles tenant une petite balance qui servait à son grand-oncle horloger.



--

L'horloge

Posté le 11.03.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Détail de l'horloge de Victor, horloger à St-Germain-sur-Moine (°1843 +1909), grand-oncle de Charles Clemenceau.

Adolphe épouse sa cousine

Posté le 11.03.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Si Victor Clemenceau est horloger et resté célibataire, son frère Jean-Adolphe ou Adolphe (°1840 St-Germain-sur-Moine (49) +1891 idem) est fabricant de toiles et mouchoirs.

Il se marie en 1876 à St-Germain avec sa cousine germaine Marie Clemenceau (sans postérité) qui n'est autre que la soeur du grand-père de Charles, Clément.

Vous suivez?

Dans les semaines à venir, un tableau généalogique éclairera le propos!

En fait, Clément (°1849 St-Germain-sur-Moine +1891 Elven -Morbihan), le grand-père de Charles, a une soeur Marie (°1844 St-Germain + 1925 idem).

Pour Charles, la grande-tante Marie en épousant son cousin Adolphe, ce dernier est un grand-oncle (par alliance plus précisément) comme l'est aussi Victor l'horloger, ouf!

En février 1882, Adolphe Clémenceau est à Trédion dans le Morbihan et assiste au mariage de son cousin Clément.

Il est alors âgé de 42 ans et dit être le beau-frère de l'époux sur l'acte de mariage. Beau-frère et aussi cousin de Clément.



Les tantes de Charles en 1905 à la Colassière

Posté le 11.03.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Adolphe et Victor ont un frère aîné François (°1835 St-Germain + 1890 idem) qui est charpentier .

Il est à noter que dans cette famille, le fils aîné prend le prénom de François depuis l'arrière-grand-père, François-Jacques dit "l'homme".

François a 3 enfants de Françoise Sourice dont :

François (°1871 St-Germain +1915 Douai pendant la 1ère guerre mondiale, appelé Francis sur le monument aux morts de St-Germain-sur-Moine.
Il n'est pas dans la base de "la mémoire des hommes" pour 1914-1918. Il est aussi horloger et photographe (Voir la Rubrique "hommage à nos poilus").

Marie-Joséphine : (°1867 St-Germain + dans les années 30 à la maison de retraite) célibataire

Joséphine-Marie : (°1868 St-Germain + dans les années 30 à la maison de retraite) célibataire également

Après la mort de leur frère à la guerre, elles tiennent le magasin. A leur départ en retraite, il y a une liquidation.

Quelques plaques de verre (ancêtres des négatifs) du photographe sont même écrasées dans le magasin à cause de la foule! (témoignage de Melle Pohu, une passionnée de l'histoire de St-Germain dont la mère à l'époque avait fait quelques achats dans la boutique des tantines de Charles).

Heureusement pour nos yeux, les tantines sont sur les plaques non brisées!

Ci-joint une photo où les soeurs Clemenceau sont présentes au lieu-dit de la Colassière à St-Germain : Josephine est à l'extrême gauche, Marie à l'extrême droite, assise.

En cliquant sur la photo pour l'agrandissement de celle-ci, on peut se rendre compte d'une ressemblance frappante entre les 2 soeurs.

(Voir les ancêtres des Clemenceau du Grand Moulin dans les rubriques "Généalogie ascendante..." à l'article "Génération VII" et "Guerre de Vendée...", "Il était une fois ... la Contre-Révolution").

De passage à Elven (Morbihan)

Posté le 26.07.2007 par clemenceaudupetitmoulin
En juillet 2007, nous sommes à Elven afin de mieux connaître l'histoire (et la géographie!) d'une branche des Clemenceau du Grand Moulin de Botz et de St-Germain-sur-Moine, notamment celle de notre chanoine Charles qui en est issu.

Arrivant dans cette cité, nous admirons l'architecture gothique de l'église (bâtie en 1526, modifiée au fil des siècles et terminée en 1877)*.

Nous nous dirigeons ensuite vers la mairie, afin de relever quelques dates cruciales de l'état civil qui nous permettent de découvrir d'autres renseignements sur la famille Clemenceau d'Elven à la fin du XIXe siècle.

Nous nous procurons aussi le magnifique livre "Elven en images" de Henri Oillic (Liv'Editions) à la maison de la presse.

Enfin, nous partons à la découverte du manoir de Beauchêne à Trédion et du château de Kerfily, où le grand-père de Charles, Clément Clemenceau (°1849 St-Germain-sur moine (49) +1891 Elven (56) a travaillé en tant que cocher, au service des familles de Charette de la Contrie.

*Voir le livret intéressant de Eugène Jeanroy " Si Elven m'était conté" (1994) qu'on peut se procurer dans l'église.

Sur les traces de Clément, cocher à Kerfily (1)

Posté le 28.07.2007 par clemenceaudupetitmoulin

Photo ci-dessus : La porterie, superbe vestige faisant partie de l'archictecture du château précédent (17e siècle).
On peut y distinguer les armes des différentes familles qui ont possédé Kerfily.

Dans les registres de l'état civil d'Elven, nous trouvons les actes concernant Clément et sa famille. Il est dit cocher de profession et domicilié à Kerfily à la naissance de son fils Clément Joseph (père de notre chanoine Charles) en 1886, sa femme Thérèse Daubray y est ménagère.

Viennent ensuite deux autres enfants, Arthur (°1887)* et Marie (1890).

Nous filons au château!

LE CHATEAU DE KERFILY

La construction du château actuel remonte à 1888. Il est l'oeuvre de la famille de Charette de la Contrie.

La chapelle privée, bâtie en 1882, et attenante au château est dédié au sacré-Coeur.

Elle abrite des étendards ainsi que des souvenirs de l'époque des zouaves pontificaux où servirent des membres de la famille de Charette de la Contrie, dont Athanase (1831-1911), général des zouaves pontificaux en son temps, petit-neveu du général vendéen François Athanase (1763-1796).

Le château appartient toujours aux descendants de cette famille et plus précisément via le jeune frère du général des zouaves pontificaux, Armand.

Il épouse en 1872 Marie de Durfort-Civrac de Lorge qui sont les employeurs de "notre" Clément Marie Clémenceau, cocher au château de Kerfily en ce temps là.

*Voir la rubrique "Hommage à nos poilus"

Voir des informations sur le château de Kerfily dans "les blogs et sites préférés" :
- Le site du château de Kerfily
- Le site "blog école à Elven" : "Le château de Kerfily" à la rubrique "Patrimoine"

Voir aussi les deux livres cités précédemment.

Sur les traces de Clément, cocher à Kerfily (2)

Posté le 31.07.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo du début du XXe siècle.
A l'extrême droite, attenante au château, la chapelle dédiée au sacré-Coeur, abritant les trophées des Zouaves pontificaux.

Lors de notre rencontre fin 2001, Charles ne nous avait pas parlé du château de Kerfily, mais du château de Beauchêne.

Beauchêne se trouve sur la commune de Trédion, juste au nord-est de Kerfily.

Visitant Trédion, nous admirons son château du XVe siècle, où Catherine de Médicis séjourna en 1570.

A la mairie, nous retrouvons "notre" Clément qui s'est marié dans ce village le 13 février 1882.

Sur l'acte de mariage, nous apprenons qu'il a 32 ans et est dit cocher, demeurant à Beauchêne. Sa femme Thérèse Daubray de la Ferté-St-Cyr (Loir-et-Cher) y est fille de chambre.

Venus de loin, sont présents au mariage Jean-Baptiste Raffegeau de Villedieu en Anjou, l'oncle maternel du marié, Adolphe* Clemenceau de St-Germain(-sur-Moine) en Anjou, et d'encore plus loin Henri Daubray, le frère de l'épouse, de la Ferté-St-Cyr dans le Loir-et-Cher;

Demeurant à Trédion, Pierre Macé, régisseur (vraisemblablement du manoir de Beauchêne) est présent en tant qu'ami.

Tous apposent leur signature en bas de l'acte.

Et surprise, on y découvre aussi les signatures d'Armand de Charette et de Durfort de Charette (il s'agit en fait de la signature de Marie de Durfort-Civrac de Lorge, l'épouse d'Armand).

Clément était donc bien passé par là et avait travaillé quelques années à Beauchêne avant d'habiter Kerfily, toujours au service de la famille de Charette de la Contrie.

Nous ne trouvons pas de naissance d'enfants Clemenceau dans les registres de la mairie de Trédion.

Nous repartons pour nous diriger ensuite vers le manoir de Beauchêne (plutôt que château, il est signalé comme manoir dans le livre d'Henri Oillic).

Nous apprenons alors que cette demeure n'appartient plus à la famille de Charette depuis plusieurs années.

Heureux d'avoir fouler le sol, où jadis Clément avait "traîné ses guêtres", nous repartons dare-dare pour le château de Kerfily afin de compléter nos informations.

Avant de quitter Elven, nous passons au cimetière pour voir si la tombe de Clément s'y trouve encore. Mais il n'y a plus rien.

En effet, Clément est décédé à Kerfily en 1891 à l'âge de 42 ans. Le temps a fait son oeuvre, la tombe a disparu.

Il nous restera un jour à découvrir comment Clément est arrivé un jour au service de la famille de Charette à Beauchêne puis à Kerfily, si loin de son Anjou natal.

Si nous avions posé la question à Charles son petit-fils en 2001, peut-être le savait-il ?

* A propos d'Adolphe Clemenceau (° et + St-Germain-sur-Moine, voir l'article au-dessus "le cousin Adolphe épouse sa cousine").





Le moulin de la Foye à St-Germain

Posté le 28.11.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo d'une carte postale ancienne, le bourg de St-Germain-sur-Moine, route de Gesté (doc.P-R Vallier).

Au n°2, à droite où se situe l'enfant et la dame au tablier blanc, c'est le magasin Clemenceau (précisions à venir).

A L'ORIGINE, LE MOULIN DE LA FOYE :

Les Clemenceau se sont établis à St-Germain-sur-Moine à la suite de la venue de leur ancêtre François * (°1774 Botz + 1804 St-Germain).

Fils aîné de François Jacques** dit "l'homme" et de Renée Musset, il épouse en 1800 à St-Germain Renée Mathurine Chauvat (° 1771 La Chapelle du Genêt), veuve du meunier du moulin de la Foye, Julien Chauveau (1766-1799)***.

François exploite le moulin peu de temps car il meurt 4 ans plus tard en 1804 à l'âge de 30 ans, (accident au moulin, maladie, séquelles de blessures de guerre...).
Quoi qu'il en soit, ses descendants ne poursuivent pas la meunerie.

Le couple Clemenceau-Chauvat a deux fils :

1) François (°1801 +1880) charpentier x 1834 Joséphine Durand

2) Clément (°1804 +1875) charpentier x 1841
Jeanne Raffegeau

Le couple Clemenceau-Durand a 4 enfants dont :

-François (°1835 +1890) charpentier x 1866 Françoise Sourice (3 enfants : Marie Joséphine (°1867) célibataire, Joséphine Marie (°1868) célibataire, François (°1871 + 1915 Douai pendant la grande guerre, voir la rubrique "Hommage à nos Poilus).

-Adolphe (°1840 +1891) fabricant x 1876 Marie Clemenceau, sa cousine, sans postérité

-Victor (°1843 +1909) Horloger, célibataire

Cette lignée s'éteint à St-Germain faute de descendants.


Le couple Clemenceau-Raffegeau a 2 enfants dont :

-Marie (°1844 +1925) épicière x 1876 Adolphe Clemenceau, son cousin, sans postérité

-Clément (°1849 +1891 Elven, Morbihan) cocher au château de Kerfily, chez les de Charette de la Contrie x 1880 Elven Thérèse Daubray (° 1858 La Ferté-St-Cyr dans le Loir-et-Cher +ap.1940 La Ferté-St-Cyr) dont 4 enfants :

-Germaine (°1882 Elven +ap.1955 La Ferté-St-Cyr)

-Clément (°1886 Elven +ap.1965 La Ferté-St-Cyr) x 1912 Paris à Eugénie Martin dont Charles "notre" chanoine (voir le début de cette rubrique et celle des "Cousins Clemenceau du Grand Moulin").

-Arthur (°1887 Elven +1915 pendant la guerre, voir la rubrique "hommage à nos Poilus") x 1914 La Ferté-St-Cyr Juliette Clément (postérité ?).

-Marie (°1890 Elven +ap.1970 La Ferté-St-Cyr).


* Voir la rubrique "Généalogie de la famille Clemenceau", article "Génération VII...".

** Voir entre autres la rubrique "Guerre de Vendée-chouannerie" articles "Il était une fois...la Contre-Révolution".

*** Informations de monsieur P.R Vallier, notamment sur l'histoire du passage des Colonnes Infernales (article suivant).

Terreur au moulin de la Foye à St-Germain

Posté le 28.11.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Cliquez sur la photo pour l'agrandir.
L'arc de Triomphe de l'Etoile à Paris, juin 2007.
L'Histoire de France, c'est le triomphe des vainqueurs (1). Elle a aussi écrit ton nom, Turreau.
Le nom de Turreau, contrairement à certains qui voudraient l'effacer, doit rester sous nos yeux pour nous interpeller et aussi nous remémorer les pages quelquefois (très) sombres de notre Histoire nationale.
De "grands" criminels de guerre ont sévi au cours de celle-ci. Pourquoi les oublier, les effacer ? Le plus dur, c'est de leur pardonner et de tourner la page.


"DETRUISEZ LA VENDEE..."

Pendant l'été 1793 à Paris, la Convention par la voix (célèbre !) de Barère de Vieuzac (1755-1841) (2) décrète la destruction de la Vendée militaire (3).

L'application sur le terrain arrive quelques mois plus tard, quand l'armée vendéenne est défaite ("Virée de Galerne" (4) et anéantissement du reste de son armée à Savenay en Loire-inférieure le 23 décembre 1793).

Entre en scène, le général Turreau, promu général en chef de l'armée de l'Ouest qui impose son plan de destruction et d'extermination au moyen de 12 "colonnes mobiles" qui prendront le territoire en tenaille, partant à la fois de l'ouest et de l'est du territoire insurgé, pour se retrouver au centre du pays.

Turreau ne fait que reprendre les idées mortifères de Conventionnels qu'il met en oeuvre en Vendée militaire.

Auparavant, le décret du 1er août 1793 rassemblait "des idées et positions radicales" réclamant la destruction de la Vendée, et aussi celle des autres territoires insurgés (1).

Sur les 12 Colonnes dites "Infernales" qui se répandent en Vendée militaire (au nombre de 60.000 hommes environ) à partir de la mi-janvier 1794, nous suivons celle de Cordelier, jeune général de 27 ans qui commande la colonne n° 5.

Elle est composée de 16.000 hommes et c'est une des plus funestes (6).
Celle-ci se divise ensuite en deux (8000 hommes chacune), avec celle de Crouzat, général âgé de 59 ans.

Partant de Brissac, en passant par Beaulieu-sur-Layon, St-Lambert-du-Lattay... la colonne de Cordelier arrive à St-Germain quelques semaines après.

Partout où elle passe et repasse parfois, elle laisse une trace sanglante.

C'EST AUSSI ARRIVE UN JOUR A ST-GERMAIN-SUR-MOINE !

La colonne traverse St-Germain 4 fois, le 6 février, le 22 mars, le 5 avril et le 8 juin 1794.

Elle fait 61 victimes (33 hommes et 28 femmes ; la plus jeune a 3 mois et la plus vieille 80 ans).

Lors du deuxième passage de la Colonne Infernale, le 22 mars, 10 personnes sont massacrées au moulin de la Foye (sur les 33 victimes de ce jour-là).

-Louise Boisdron, 58 ans, femme de François Chauveau "père" (1736-1796) meunier au moulin de la Foye, est massacrée avec 2 de ses brus et 6 de ses petits-enfants;

-Agathe Raffegeau, 33 ans, femme de Jean Chauveau "fils" (frère de Julien Chauveau, marié avec Renée Mathurine Chauvat (5) en secondes noces), est assassinée avec deux de ses enfants (Jean, 6 ans et Julien, 3 ans).

-Michelle Gaboriau, 34 ans, première épouse de Julien Chauveau "fils" est assassinée avec 4 de ses enfants (Marie, 7 ans, François, 5 ans, Jeanne, 3ans et Julien, 1 an).

-Marie Gagneux, 18 ans, originaire de La Chaussaire, domestique aux moulins de la Foye, est également massacrée.

Le même jour, à Beaumanoir, non loin de la Foye, est massacrée Marie Chupin, 58 ans, veuve de Julien Raffegeau et leur fille de 12 ans (Marie Chupin est la mère d'Agathe Raffegeau, belle-soeur de Renée Mathurine Chauvat).

Le 15 janvier 1794, avant de partir, Turreau écrivait aux représentants en mission "...Vous devez vous prononcer d'avance sur le sort des femmes et des enfants que je rencontrerai dans ce pays révolté.
S'il faut les passer tous au fil de l'épée, je ne puis exécuter une pareille mesure, sans un arrêté qui mette à couvert ma responsabilité (6)".

Le 19 janvier, Turreau (7) est en route dans la Vendée pour le pire, jusqu'à sa destitution en mai, et les massacres continuent encore !


(1) Merlin de Thionville : Ce répresentant du peuple en mission, apprenant la grâce que Bonchamps a accordé aux prisonniers républicains de St-Florent le 18 octobre 1793 , écrit : "...les brigands n'ont pas le temps d'écrire ou de faire des journaux...cela s'oubliera comme tant d'autres choses".
Plus de 200 ans après, on en "cause" toujours !
(Voir dans les sites préférés "La Révolution française... les acteurs de la révolution... Bonchamps".

(2) Barère de Vieuzac, agent double payé par le gouvernement anglais de Pitt : Voir son itinéraire "troublant" dans le livre d'Olivier Blanc "Les hommes de Londres" Albin Michel 1989.
Voir aussi sa biographie qui y fait référence dans "le site préféré" : "La Révolution française, notes et archives, 1789-1794", et également l'article "La répression de la guerre de Vendée" dans "Articles et dossiers, la Révolution en province".

(3) Vendée militaire : composée de 770 communes, elle dépasse largement la Vendée départementale, englobant le pays de Retz (Loire inférieure), les Mauges (Maine-et-Loire)...

(4) Tournée de Galerne ou virée de Galerne ? Dominique Lambert de la Douasnerie nous assure que c'est de "tournée" dont on parlait à l'époque. L'autre terme a été forgé bien après ! Voir la rubrique "Rencontre du 30 juin 2007".

(5) Renée Mathurine Chauvat se remarie en 1800 avec François Clemenceau de Botz.

(6) Voir pp.22-30, le livre "Les 12 Colonnes Infernales de Turreau" de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye Ed. Pays et terroirs Cholet 1995.

(7) Voir la rubrique "Expresssion créative" à l'article "Echecs aux Blancs !".
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