Les cousins Clemenceau de la Rielle
Posté le 05.08.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo de Henri Clemenceau dit "Brûle Pavé"* et de sa femme Marie Dupont (vers 1920).
DESCENDANCE DE JACQUES CLEMENCEAU ET DE FRANCOISE COGNEE*
- Pierre-Jean-Alexis **(°1755 Botz +1801 St-Florent-le-Vieil), meunier au Grand Moulin de Sienne, puis au moulin à vent de la Rielle qu'il fait construire en 1790.
1X 1781 Botz à Michelle Bréhéret (°1759 +1785 Botz) dont :
- Jacques Pierre (° 1783 Botz + 1845 St-Florent-le-Vieil), meunier au moulin de la Rielle
X 1808 St-Florent-le-Vieil à Marie Louise Babin (°1792 + 1863 St-Florent)
dont :
- Pierre (° 1827 St-Florent-le-Vieil + 1902 St-Florent-le-Vieil), meunier au moulin de la Rielle
X 1856 St-Laurent-du-Mottay à Marie Lebrun (°1834 St-Laurent-du-Mottay + 1867 St-Florent-le-Vieil)
dont :
- Henri (° 1860 St-Florent + ap. 1940), meunier au moulin de la Rielle, surnommé "Brûle Pavé".
X 1885 la Boutouchère à Marie Dupont (°1862 + av.1940)
dont :
- Henri (°1887 St-Florent-le-Vieil + 1916 Cholet), voir "Hommage à nos Poilus" article "Henri Clemenceau..."
* Voir la rubrique "Généalogie de la famille Clemenceau" article "Génération VII : Jacques Clemenceau et Françoise Humeau"
** Contrairement à ses frères François-Jacques dit "l'homme" et Jean, il ne semble pas que Pierre-Jean-Alexis ait participé aux guerres de Vendée. En tout cas, il n'apparaît dans aucun document le citant en état de rebellion.
Voir aussi la rubrique "Le dernier des meuniers" article "Henri Clemenceau dit "Brûle Pavé".
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Posté le 21.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir.
Les textes suivants sont extraits du livret familial de Luc Clemenceau.
Pierre Jean Alexis Clemenceau est né en 1755 au Grand Moulin de Botz.
En 1781, le garçon meunier épouse en l'église de St-Gilles Michelle Bréhéret, fille de feu Jean Bréhéret et de Michelle Aunillon de St-Germain en Botz.
De cette union naît Jacques Pierre, leur fils unique, qui se marie en 1808 à St-Florent avec Marie Babin.
La mère, Michelle Bréhéret décède en 1785 à l'âge de 26 ans.
L'année suivante, devant maître Gautreau, Pierre Jean Alexis passe un acte de réglement de droits entre lui et son fils mineur dont le montant s'élève à 2101 livres 18 sols et 10 deniers.
En 1789, Pierre Jean Alexis se remarie en l'église de la Boutouchère avec Renée Ouvrard, fille de feu Jean Ouvrard et de Renée Raimbault, métayère à la métairie de la Rielle en la Boutouchère.
Sont présents à la cérémonie ses frères François Jacques et Jean, Pierre, son frère consanguin et Joseph Humeau, son beau-frère.
Du côté de l'épouse, sont présents sa mère, ses frères Pierre, Michel et Jean Ouvrard qui est "clerc tonsuré" selon sa signature.
La mariée signe, ainsi que Hilaire Rousseau, beau-frère du marié, meunier au moulin de Quatremaux à Chaudron et Julien René Duval, le notaire de St-Florent
En 1791, devant maître Julien René Duval, Pierre Jean Alexis Clemenceau et Renée Ouvrard achètent "une petite pièce de terre contenant deux boisselées ou environ, située près le lieu de la Rielle...dans laquelle pièce ledit Pierre Clemenceau a fait construire tout récemmment un moulin à vent".
Les vendeurs sont la veuve Renée Raimbault et ses enfants Michel, Jean, Monique, Jeanne et Pierre Ouvrard demeurant aux métairies du Theil et de la Rielle.
Le prix de la vente est de 6 livres de rente foncière perpétuelle, dont le premier versement est prévu en janvier 1793.
Jacques, le fils du premier mariage est fondé pour moitié dans cette vente.
Nous n'avons pas trouvé de document concernant la participation de Pierre Jean Alexis aux guerres de Vendée.
Il est vrai qu'il est décédé en 1801 à l'âge de 46 ans.
A cette époque, on ne s'occupait pas encore des anciens soldats.
Il n'y a rien non plus dans les déclarations des biens incendiés et détruits pendant la guerre civile en l'an 5, mais à l'évidence, le moulin de la Rielle a dû être livré aux flammes vu sa situation géographique.
Posté le 21.02.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Photo à venir
Renée Ouvrard, la femme de Pierre Jean Alexis Clemenceau, est la soeur du diacre Jean Ouvrard, le clerc tonsuré.
Le 14 mars 1793, Jean Ouvrard récupère avec Lecocq de la Potrie une partie de l'argenterie d'église déposée au district de St-Florent-le-Vieil.
L'argenterie est déposée chez sa mère à la métairie de la Rielle, et une autre partie à la sacristie de l'église paroissiale de St-Florent.
Jean Ouvrard se cache des Républicains quand ceux-ci décident de le saisir à la métairie, chez sa mère.
Il a eu tout juste le temps de se glisser sous un pressoir.
Un mendiant nommé Fouchard, vieillard infirme, à qui les parents Ouvrard fournissent son pain, est questionné et torturé par les soldats républicains dont les protagonistes sont Cadet, boucher, Richard et Bidet, tous de St-Florent.
Fouchard finit sa triste vie, coupé en morceaux.
Les Républicains finissent par découvrir le diacre Ouvrard et l'emmènent à St-Florent. Sur la place du marché, un nommé Pilier le tient au col. On le conduit chez madame de la Guérinière où loge alors le général républicain.
Jean Ouvrard est ensuite fusillé, semble-t-il, en janvier 1794 (1).
Le 30 janvier 1794 (11 pluviose an 2) l'administration du district du Montglonne, à la diligence de l'agent national Martin met en vente "5 barriques de vin, trouvées à la métairie de la Rielle, commune de St-Florent, appartenant au rebelle Ouvrard"(2).
Monique Ouvrard, soeur de Renée et de Jean et de Pierre, laquelle vivait chez sa mère avec ses frères et soeur, écrit sur le livre de prières :
"Ce présent livre est à moi, Monique Ouvrard de la Rielle, paroisse de St-Florent, le 23 juillet 1794, l'an de la grande persécution en cette ville" (3).
(1) La date précise de sa mort est incertaine. Nous nous sommes servis des notes de l'abbé Meffray du Marillais qui avait interrogé des témoins oculaires dont la femme de Vincent de l'Ile aux Bergères (voir la rubrique "A la découverte du vieux St-Florent (10)".
Celle-ci se rappelait "parfaitement bien avoir vu l'abbé Ouvrard amené à St-Florent. Un nommé Pilier de St-Florent le tenait au collet sur la place du marché vis-à-vis la cure..".
Jean Ouvrard est noté dans le livre "Morts pour leur foi, victimes de la Révolution en Anjou" Pierre Téqui éditeur (p.37).
Voici le texte : "La Boutouchère (St-Florent-le-Vieil)...Ouvrard Jean, clerc tonsuré en 1789, massacré en 1793 à la Boutouchère par des soldats républicains (source : le livre de Raymond Perrin de Rouvray "l'église d'Angers pendant la Révolution").
Jacques Boilesve, dans son livre "Le jour le plus long de la Vendée" (pp.68-69) suppose que Jean Ouvrard a été tué par le représentant du peuple Merlin de Thionville en personne ! L'évenement se situe après le passage de la Loire en octobre 1793.
(2) Le frère de Jean et de Renée Ouvrard, Pierre est aussi arrêté et tué à la même époque (le 20 janvier 1794 d'après l'état civil reconstitué de St-Florent-le-Vieil).
Il ya de fortes chances pour que le "Rebelle Ouvrard" soit Pierre, lequel est métayer au Theil chez son oncle, puis à la métairie de la Rielle, où naît son fils Pierre en 1790.
Il sera baptisé à la maison par le chirurgien Léonard-François Oger (voir la rubrique "Personnalités de la Vendée militaire).
(3) Ce petit livre appartenait dans les années 80 à une descendante, madame Claire Ménard de Botz.
Posté le 06.05.2008 par clemenceaudupetitmoulin
Extrait du cadastre de St-Florent-le-Vieil (La Boutouchère) de 1827, section D, A.D-49
- Jacques Pierre Clemenceau (°1783 +1845 X 1808 St-Florent Marie Louise Babin °1792 +1863), meunier à la Rielle est propriétaire de :
352 Moulin de La Rielle : terre
353 ----------id----------: moulin à vent
354 ----------id----------: jardin
355 ----------id----------: maison
356 ----------id----------: terre
357 ----------id----------: terre
Il est aussi propriétaire d'une maison à la Boutouchère (C 699) avec verger, jardins et vignes.
En 1842, il vend au meunier Guiet du Grand Moulin deux parcelles : la Pièce à Gaultier (B 943) et la Cerclée de la Gaillarde (C 979).
Sa belle-mère, Renée Ouvrard, possède la Pièce à Gaultier (B 942) et le pré du Grand Moulin (B 941).
- Monique Ouvrard (1), veuve de Louis Macé du moulin Moreau de Botz, est propriétaire de :
244 Les moulins de la Rielle : terre
245 -----------id-------------- : moulin à vent
Elle possède une parcelle dite "la Pierre des Meules" (D 937) dans laquelle se situent les restes du cromleck dit de Botz (C.Port, Dictionnaire...t.1 p.464 et t.3 p.255).
Son gendre Jacques Delaunay (1) est ensuite propriétaire du second moulin à vent de La Rielle.
Voir la rubrique "Les cousins Clemenceau de la Rielle".
(1) Monique Ouvrard et sa famille sont mêlés à l'insurrection royaliste de 1832 orchestrée par la duchesse du Berry.
En effet, c'est au moulin Moreau à Botz, le 16 juin 1832, que sont arrêtés son fils Auguste Macé, son gendre Jacques Delaunay et Louis Briffault dit grand Louis (ex-déserteur au temps des guerres napoléoniennes) après le combat de Grande-Roche (Jallais).
On retrouve au moulin, caché sous "un monceau de terre", un coffre renfermant des effets militaires appartenant à Jacques-Joseph Cathelineau, lequel vient d'être tué à la Chaperonnière le 27 mai dernier (un article sera consacré à cet épisode ultérieurement).