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Portraits de Vendéens d'Anjou

Portrait de Guillaume Fleury, vétéran vendéen.

Publié le 17/03/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
Portrait de Guillaume Fleury, vétéran vendéen.
Guillaume Fleury dans son cabaret au Marillais. Tableau d'un Clemenceau du Petit moulin (d'après le croquis de David d'Angers en juillet 1825).

Guillaume Fleury (°1757 +1829) est laboureur à bras lors de l'insurrection du 12 mars 1793.

Il habite avec sa femme au Clos Pinier dans la maison familiale. Il est le frère de Laurent Fleury (1) qui tire le premier coup de fusil lors de l'insurrection.

Un mois après la révolte, Guillaume abandonne dans des buissons les assignats dérobés, qui sont retrouvés par une patrouille républicaine (2). Ces assignats rempliront de nouveau la caisse de la municipalité.

Lors de la défaite des Républicains devant Beaupréau, les assignats, chargés dans une charette avec les effets de la femme Lestourneau, passent de nouveau aux mains des Vendéens sur la route d'Ancenis.

Guillaume Fleury fait la guerre comme simple soldat dans la cavalerie. Il côtoie François-Jacques Clemenceau dit "l'homme" durant les combats (3).

Pendant ses campagnes, Guillaume Fleury est blessé à plusieurs endroits du corps comme l'atteste son médecin, le docteur Hautreux, lors de sa demande de pension en juin 1825.

De retour des guerres de Vendée, Guillaume habite au bourg de St-Jean du Marillais, où il tient un cabaret.

Michel Fleury, son frère, est prêtre et devient curé de Gesté (1800-1835).

Quant à Laurent Fleury, il meurt pendant la virée de Galerne d'après la tradition familiale (4).


(1) Pour plus de précisions, voir la rubrique "Il était une fois...la Contre-Révolution" : Laurent Fleury tire sur le capitaine de la garde nationale, Jean Meignan. Puis, pendant le pillage du district, il menace de son fusil les insurgés pour leur dérober des assignats !

(2) Comme son frère, Guillaume Fleury participe au pillage du district. Avec Jeanne, la soeur, ils se servent également en linge d'église, en livres, bouteilles de vin, savon...

(3) Voir la rubrique "Les cousins Clemenceau du Grand Moulin" à l'article "François-Jacques Clemenceau "l'homme" du Grand Moulin".

(4) C'est par le biais du football en jouant entre vétérans (!), que Marc Clemenceau rencontre un descendant de Guillaume Fleury, Daniel dit Marlon.
Marlon et sa famille répondent présents lors de notre rencontre familiale à St-Florent en juillet 2003.
Voir la rubrique "Rencontres vendéennes (en 2003)".

Cette famille détient un portrait de l'ancêtre Guillaume exécuté en 1908 par une demoiselle Rabjeau d'Ingrandes-sur-Loire d'après le modèle de David d'Angers.
L'ancienneté (1908) en fait sa valeur (voir article suivant).




Guillaume Fleury et le tableau de 1908

Publié le 17/03/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
Guillaume Fleury et le tableau de 1908
Ce tableau date de 1908 et il a été exécuté par une demoiselle Rabjeau d'Ingrandes à partir du croquis de David d'Angers en 1825.

Il est annoté, derrière le cadre, par le descendant de Laurent et de Guillaume Fleury qui sont ses arrières-grands-parents (n°8 et n°10 SOSA).

Ce tableau s'est transmis dans la famille Fleury jusqu'à nos jours.

Louis Chataignier, soldat vendéen (I)

Publié le 14/03/2009 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
Louis Chataignier, soldat vendéen (I)
Photo du document (p.5) "Louis Chataignier, soldat vendéen de l'armée de monsieur de Bonchamps.
Le texte qui suit est de Luc Clemenceau.

"En mars 1793, quand éclate l'insurrection vendéenne, Louis Chataignier est âgé de douze ans et quatre mois (1).
Quel est son engagement pendant ces chaudes journées à Saint-Florent-le-Vieil ? Nous l'ignorons.

Il est peut-être présent au chateau de la Baronnière, le 13 mars 1793, lors de l'ultime départ du maître des lieux. Charles de Bonchamps vient effectivement de recevoir la veille au soir les premiers insurgés victorieux de la petite ville de Saint-Florent-le-Vieil (2).

Le 18 octobre 1793, l'Armée Catholique et Royale qui vient d'échouer devant Cholet, traverse la Loire à St-Florent. Plus de 50.000 personnes venant de la "Vendée militaire" l'accompagnent (3).

Parmi cette masse aux abois (4), il y a les deux frères Châtaignier, Julien et Louis de la Chapelle-St-Florent.

La première étape est la petite ville de Candé, puis c'est Château-Gontier, et les premières grandes batailles de la "Virée de Galerne", dont celle d'Entrammes, pour ne citer qu'elle.

Les jeunes garçons accompagnent peut-être des parents dans cette funeste virée d'outre-Loire. Mais ce qui est certain, c'est que Julien, l'aîné de la famille, a été concerné par la conscription de mars 1793, étant âgé de 19 ans (5).

Depuis le passage de la Loire à Saint-Florent, les deux frères ont parcouru 121 lieues, quand au jour du 3 décembre 1793, ils approchent d'Angers.

Angers, Les Ponts-de-Cé, planches de salut pour les gars de la Chapelle et pour les rescapés de l'exode nordique, sont maintenant devant eux.

Ils tendent tous les mains vers le pays déjà conquis aux beaux jours du printemps et de l'été derniers.

Mais leurs rêves s'arrêtent là. Cette fois, Angers résiste, grâce aux Républicains décidés à en découdre.

L'Armée Catholique et Royale doit rebrousser chemin le lendemain et elle remonte vers La Flèche.

Baugé, La Flèche et le Mans sont les prochaines étapes pour cette armée de traîne-misères.

Le Mans devient un nouveau "Champ des morts" pour cette armée en pleine perdition (6).

Quant aux gars de La Chapelle, ils sont pris par les "Bleus", et "tous deux furent passés par les armes" raconte Louis en juillet 1825 pendant que David d'Angers le dessine. L'artiste note sous le portrait de Louis "Son frère tomba raide mort, et lui, la joue traversée d'une balle, feignit d'être mort, resta plusieurs heures sans bouger, et à la nuit, se sauva à travers les bruyères" (7).

L'abbé Félix Deniau, curé du Voide, raconte dans son "Histoire de la Vendée" que le jeune Louis Chataignier de la Chapelle-St-Florent, fait partie des Vendéens qui sont recueillis par des familles de la région du Mans. Louis reçoit notamment la protection de la famille Bellanger de Saint-Christophe (8).

L'abbé Deniau tient-il cette anecdote de Louis Chataignier lui-même, qui dans sa vieillesse, habite l'hospice Sainte-Marie d'Angers, ou encore du fils prénommé aussi Louis, lequel est domestique à Vezins, commune voisine de la petite patrie de monsieur l'abbé ?

A suivre dans la rubrique "Portraits de Vendéens d'Anjou" à l'article "Louis Chataignier, soldat vendéen (II).

(1) Il naît le 5 novembre 1780 à la Chapelle-St-Florent. Le père de Louis, Julien Chataignier, laboureur au village du Poncier* est décédé huit années auparavant. Sa mère, Charlotte Gaudin s'est remariée quatre mois après, avec Julien Benoist.
* Le village du Poncier dépend à la fois des paroisses de la Chapelle-St-Florent et de Bouzillé.
Sur le site "Les cousins de la marquise" à la rubrique "Les vétérans des guerres de Vendée", les ascendants de Louis Chataignier sont inscrits.

(2) Des historiens donnent, concernant la première visite des insurgés au château de la Baronnière, la date du 13 mars, et certains même font coucher au château les premiers visiteurs, les huit hommes de la tradition.
En fait, ces hommes n'ont pu coucher le soir du 13 à la Baronnière, et partir le lendemain 14 au soir avec M. de Bonchamps, vers St-Florent-le-Vieil.
C'est le 12 mars, comme en témoignent les documents de l'époque, que Bonchamps reçut dans la soirée ce petit groupe d'insurgés.
Voir aussi la rubrique "Il était une fois...la Contre-révolution" concernant les premières journées de l'insurrection à St-Florent-le-Vieil.

(3) Le samedi 19 octobre 1793, à 3 heures du matin*, 80.000 Vendéens ont déjà traversé la Loire pour entamer leur " tournée (ou virée) de Galerne". Elle s'achèvera tragiquement à Savenay le 23 décembre.
* Voir "Une semaine dramatique (12-19 octobre 1793) de Pierre Leroy dans la Revue du Souvenir Vendéen (n°235-juin 2006).

(4) Depuis Cholet jusqu'à St-Florent, " tous ces gens s'échappaient du massacre et de l'incendie : on voyait (depuis St-Florent quand les Vendéens se préparent à traverser la Loire après leur défaite) la fumée des maisons où les hussards mettaient le feu, à deux lieues de nous" ( témoignage de Victoire de la Rochejaquelein dans ses "Mémoires...").
Le 21 octobre 1793, à la Réauté de la Boutouchère, près de St-Florent, une horde de "Bleus" assassinent notre ancêtre Michelle Rontard* à l'âge de 24 ans, avec d'autres membres de sa famille, ainsi que des voisins.
* Voir la rubrique "Généalogie de la famille Clemenceau" à l'article "Génération IV : Pierre Clemenceau et Clemence Malinge". Clemence Malinge âgée d'un mois, fille de Michelle Rontard échappe au massacre.

(5) Julien Chataignier est né le 28 septembre 1774 à Saint-Florent-le-Vieil.
Notes à venir sur "la levée des 300.000 hommes" sur le territoire français.

(6) Notes à venir sur la bataille du Mans.

(7) Voir la "Revue du Souvenir Vendéen"* n°237-décembre 2006 : L'article de Pierre Leroy concernant Louis Chataignier précise, qu'à part le nom du modèle, la mention rajoutée est le fait d'une autre personne. qu'il reste à identifier.
* En 2006, cette revue sort 4 numéros avec une notice biographique sur les "Vendéens d'Anjou" croqués par David d'Angers en juillet 1825.

(8) Saint-Christophe-en-Champagne, à l'ouest du Mans. Voir "Histoire de la Vendée" Angers, Lachèse et Dolbeau...1878, tome III, p.402.

- Cet article est dans la rubrique "Portraits de Vendéens d'Anjou".

Louis Chataignier, soldat vendéen (II)

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
Louis Chataignier, soldat vendéen (II)
Le portrait de Louis Chataignie (1)r est tiré du livre de Henri Jouin (1841-1913) "Cent portraits dessinés par David d'Angers" Paris, Plon, 1905 (photo de Luc Clemenceau).

Suite du texte de Luc Clemenceau :

"Le 4 avril 1824, le certificat du médecin Désiré Hautreux de Saint-Florent, rédigé en faveur de Louis Chataignier afin qu'il obtienne un secours sur les fonds de l'Etat, nous donne quelques précisions sur les blessures qu'il a reçues au Mans.

"Il porte une énorme cicatrice à la joue droite provenant d'un coup de feu ; 2e les tendons du fléchisseur commun des doigts de la main droite sont retirés et tenus fléchis par suite de coups ; 3e une autre cicatrice à l'aine droite (provenant) d'un coup de baïonnette qui pénétra (de) plus d'un demi-pouce. Toutes ces blessures qui ont été reçues à l'affaire du Mans le gênent beaucoup et l'empêchent de gagner sa vie (2) ; Sans nul doute il fut achevé à coups de baïonnette et laissé pour mort. L'acte de notoriété passé devant le juge de paix du canton de Saint-Florent-le-Vieil précise qu'à cette affaire du Mans il a eu "la main écrasée par l'artillerie".

Le 13 juin 1809, Louis Chataignier épouse à La Chapelle-St-Florent Renée Subileau, laquelle est originaire du Marillais, paroisse toute proche de La Chapelle. Sont présents au mariage civil Mathurin Bréhéret, âgé de 55 ans, Jacques Delauné, âgé de 63 ans, Jean Dalenne, âgé de 44 ans, et René Ogé, âgé de 30 ans. Certains sont des anciens soldats vendéens.

Le couple a eu au moins quatre enfants : Marie qui épouse Joseph Oger, maçon, René et Perrine. Quant à Louis, il décède le 24 novembre 1849, à l'hôpital civil d'Angers, rue Saint-Jean, où il est entré le 1er octobre de la même année (3).

En mars 1817, une commission chargée d'allouer des secours aux anciens soldats vendéens et habitants de la Vendée victimes de la guerre civile attribue à la commune de La Chapelle-St-Florent la somme de 400 francs. Quarante-six personnes se partagent cette somme, dont le numéro 42 "Chateignier Louis laboureur à la mammenotier (sic) " lequel reçoit 5 francs (4).

A cette époque, Louis chataignier est journalier à la Mamenotière (ou Mamenautière, suivant les documents). Il possède au moins un morceau de terre labourable avant 1821, qu'il vend à la famille Grasset de la Maison-Neuve de la Chapelle, moyennant 200 francs (5).

Cette terre de 39 ares provient de la sucession de son père. Nous ignorons s'il avait d'autres biens.

En 1824, Louis Chataignier présente son dossier de demande de secours à la Commission.

On écrit pour lui : "J'ai l'honneur de vous exposer que dès le principe de la guerre de Vendée, j'ai pris les armes pour le rétablissement du trône, je n'ai cessé de combattre tant que la guerre a duré, dans la Vendée et à l'armée d'outre-Loire où j'ai été blessé à l'affaire du Mans, en 1793...".

Suit un résumé du certificat du médecin Hautreux. Le document ne dit mot sur la mort de son frère fusillé au Mans. Louis Chataignier signe d'une croix ce document.

Le maire de La Chapelle-St-Florent, François Guérif, qui rédige sa demande de pension, lui délivre aussi un certificat d'indigence comme l'exige les textes de l'ordonnance du 3 décembre 1823 et il enregistre les pièces sous le numéro 1, le 14 avril 1824.

A suivre.

(1) Voir la Revue du Souvenir Vendéen n° 237-Décembre 2006 à l'article de Pierre Leroy qui fait le point "Autour des modèles de David d'Angers..." pp.22-35.
Pierre Leroy confirme ainsi ce qu'écrivait Luc Clemenceau quelques années auparavant concernant le prénom erroné du croqué "François" Chataignier :
"Dans une étude des soldats vendéens croqués par David d'Angers en 1825, un auteur dont nous ignorons le nom (Nous rajoutons maintenant Henri Jouin selon Pierre Leroy) avait identifié Louis Chataignier, par un François Chataignier, lequel aurait été "officier d'ordonnance du général Bonchamps".
Cet auteur écrivait : "David, en donnant à Chataignier le prénom de Louis, a commis une erreur involontaire. Louis est né en 1783 ; il n'a pu prendre part à la bataille du Mans. Un autre frère de François est prénommé Pierre. C'est lui qui, selon toute apparence, mourut auprès du Mans".
Curieusement cet auteur a aussi changé le prénom d'un autre gars de la Chapelle.
Ni Louis, ni Pierre, ni les autres frères de ce François Chataignier ne sont morts au Mans ou ailleurs dans cette virée de Galerne.
Ils sont tous décédés après les premières guerres de Vendée. D'ailleurs, nous n'avons trouvé aucune pièce relative à ces guerres concernant ce François Chataignier "officier d'ordonnance" aux A.D de M.-et-L.
L'auteur détenait-il une tradition orale pour affirmer cette identification ?
François Chataignier était métayer à la ferme de la Baronnière. C'est peut-être pour cette raison qu'il fut identifié par cet auteur comme celui croqué par David d'Angers.
L'âge de Louis Chataignier, contrairement à la plupart des autres vétérans croqués, n'est pas précisé par David, ce qui est un premier obstacle pour la recherche d'un individu" (fin de la note de Luc).
Robert Chené et Henri Boré présentent dans leur livre respectif (voir la rubrique "Sources et bibliographie" pour les références) le portrait de "François" Chataignier.

(2) Archives Départementales de Maine-et-Loire 1M9/102.

(3) Brochure de la ville d'Angers "Laissez-vous conter l'hôpital Saint-Jean : "En 1797, tous les hôpitaux de la ville sont réunis sous la même tutelle municipale". C'est maintenant devenu le musée Jean-Lurçat.

(4) A.D de M.-et-L. 1M 9/18.

(5) A.D de M.-et-L. 3Q12251, le 5 juin 1821, enregistrement du bureau de St-Florent-le-Vieil.

- Cet article est dans la rubrique "Portraits de vendéens d'Anjou".

Louis Chataignier, soldat vendéen (III)

Publié le 21/03/2009 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
Louis Chataignier, soldat vendéen (III)
Photo d'une pièce du dossier de pension de Louis Chataignier adressée à son excellence le ministre de la guerre le 14 avril 1824 (A.D-49, 1M9-102) avec les signatures des officiers vendéens.

Suite du texte de Luc Clemenceau :

"Le 6 mai 1824, trois anciens soldats vendéens attestent que Louis Chataignier a fait avec eux les guerres de Vendée et d'outre-Loire, en qualité de soldat, et qu'il s'est toujours conduit en brave et loyal royaliste.

Ces trois hommes sont Toussaint-Simon Ragneau, ancien capitaine, domicilié à St-Florent-le-Vieil, Julien Chapron, ancien capitaine, domicilié à La Chapelle-St-Florent (1) et René Ripoche, simple soldat, aussi domicilié à La Chapelle (2).

Louis Chataignier ne touche pas de pension, étant "ajourné aux distributions ultérieures" suite à une lettre du ministre de la guerre en date du 7 janvier 1825. On lui propose 100 francs de pension annuelle à cette époque. L'année suivante, il est proposé pour 50 francs qu'il obtient (3).

En 1828, Louis Chataignier habite toujours La Chapelle-St-Florent. Le 26 février, à Bouzillé, il est un des témoins de la déclaration de décès de son beau-frère par alliance, Pierre Coiscault, époux de Jeanne Subileau.

C'est après 1834 qu'il habite Angers avec son épouse (4).

Le 17 février 1861, le vétéran vendéen meurt à l'hospice Sainte-Marie à Angers dans le 1er arrondissement (5)".

(Fin du texte de Luc Clemenceau).

(1) Ragneau et Chapron sont aussi croqués par David d'Angers en juillet 1825.

(2) René Ripoche est qualifié de charpentier journalier, âgé de 69 ans.
Le 12 mars 1793, il est nommé "capitaine" de la paroisse de La Chapelle-St-Florent avec Jacques Barat de la Mamenautière, Joseph Sourice, sabotier, ancien maire, Pierre Badreau, ancien officier municipal et René Vincent, Charpentier.
Leur nomination a lieu au bourg dans les cabarets de François Hilaire et Jean Coulommier (Voir Celestin Port, La Vendée angevine...Tome II, p.302).
Les listes de la Restauration qualifient René Ripoche de sergent. Il reçoit une lettre de remerciement du roi pour ses loyaux services.
Il s'éteint le 1er juillet 1825, inhumé le lendemain par son curé Simon Courgeon de la Pannière. Ses traits ne seront pas immortalisés par David d'Angers qui vient inaugurer peu après sa statue de Bonchamps avec son ami Louis-Victor Pavie.

(3) A.D. de M-et-L. : 1M9/14, 1M9/15, 1M9/18 (8 documents à son sujet).

(4) Le 1er octobre 1848, Renée Subileau, son épouse, décède à son domicile à Angers, dans le 3e arrondissement, quartier des Fouassières, à 6 heures du matin.

(5) Une note marginale sur l'acte de décès le dit âgé de 80 ans, 3 mois et 12 jour.

- Cet article est dans la rubrique "Portraits de Vendéens d'Anjou".

Laurent Braud, vétéran vendéen

Publié le 10/04/2009 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
Laurent Braud, vétéran vendéen
Portrait de Laurent Braud tiré du livre de Henri Jouin (1841-1913) "Cent portraits dessinés par David d'Angers" Paris, Plon, 1905 (Photo de Luc Clemenceau).

Laurent Braud naît le 11 mars 1773 à La Chapelle-St-Florent (1).

En mars 1793, il est de ceux qui vont chercher monsieur de Bonchamps en son château de la Baronnière.

Pendant la guerre de Vendée, à 20 ans, il devient "sergent de la 1ère compagnie de l'armée de Bonchamps", suivant la légende sous son portrait.

Après la bataille de Cholet, avec ses compagnons d'armes, Laurent Braud porte sur une civière son général Charles de Bonchamps grièvement blessé jusqu'à St-Florent.

En octobre 1793, il perd sa closerie qui est mise à feu par les Républicains.

En février 1796, au Ponceau, à Saint-Laurent-des-Autels, Braud est blessé par balle au bas-ventre.

En 1811, il se remarie avec Marie Guérif (2).

En 1821, il est sur la liste des brevets d'honneur. Il reçoit un brevet ainsi qu'un fusil d'honneur.

En juillet 1825, un an après qu'il ait fait sa demande de pension, David d'Angers exécute le portrait de l'ex-insurgé de 1793.

Laurent Braud a alors 52 ans.

Il meurt là où il est né en 1854, à l'âge de 81 ans.

Texte à compléter.

- Article dans la rubrique "Portraits de Vendéens d'Anjou".

(1) Voir sa généalogie sur "Les cousins de la marquise", ainsi que l'article de Pierre Leroy sur ce vétéran vendéen dans la revue du Souvenir Vendéen (N°234-Mars 2006).

(2) En 1903, l'arrière-petit-fils de Laurent Braud, Joseph-Marie (°1862 La Chapelle-St-Florent) cocher au château de la Baronnière achète avec sa femme Marie Cognée le Grand Moulin de Sienne aux descendants Guiet (voir la rubrique "Meuniers et moulins d'antan").
Nous ferons suivre ces informations aux descendants, du côté de Jallais.

Laurent Braud, vétéran vendéen (2)

Publié le 08/10/2009 à 18:46 par clemenceaudupetitmoulin Tags : vétéranvendéen 1793 guerredevendée
Laurent Braud, vétéran vendéen (2)

Statuette de Laurent Braud (imaginé de face) par un "Clemenceau du Petit Moulin" d'après le dessin ci-dessus de 1825 exécuté par David d'Angers.

 

- Article dans la rubrique "Portraits de Vendéens d'Anjou".



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