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A la découverte du vieux St-Florent (II)

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A la découverte du vieux St-Florent (II)

A la découverte du vieux St-Florent (9).

Publié le 19/07/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (9).
Portrait de François Cognée (1) , flanellier, par David d'Angers en juillet 1825.
Né en 1766 à St-Florent-le-Vieil, il est alors âgé de 59 ans.

AU CARREFOUR DE LA RUE DU FOUR

A droite, à l'angle de la Grande Rue et de la ruelle, se trouvaient les maisons de François Cognée (302,300,301), dont une partie était dite en masure à l'époque de la confection du cadastre (lettre G).

François Cognée était flanellier chez René Grimault (beau-frère de Basile Barré) en 1793.

Au cours de l'insurrection, il avait été vu le 13 mars à la maison des Coteaux, chez le procureur syndic Joseph Renou, en train de rompre les chaises de celui-ci.

En 1798, il était témoin au second mariage de Jean Clemenceau, frère de François-Jacques dit "l'homme", avec Françoise Chereau, veuve de Guillaume Nourry, fusillé à Avrillé en janvier 1794.

En 1824, quand il présente sa demande de pension, des compagnons d'armes témoignent de sa participation aux " guerres de Vendée et d'outre-Loire, en qualité de soldat".

En 1825, François Cognée se faisait faire le portrait par David d'Angers et décédait deux années plus tard (voir aussi la rubrique "La famille Clemenceau et les Vendéens d'Anjou de David d'Angers en 1825").

Du coin de la rue du Four, s'étendait pratiquement jusqu'à la venelle ouvrant sur les jardins de la ville la propriété des Cesbron de la Guérinière (lettre H, 349 : maison, sol et cour, 352 : boulangerie, 350,351 et 359 : jardins).

Certains érudits locaux ont confondu cette famille avec leurs cousins germains, les Cesbron d'Argonne.

La propriété hébergeait, après le passage de la Loire par les Vendéens, le comité révolutionnaire.

C'est là que la déconcertante madame de la Guérinière recevait à dîner le général républicain Moulin.

Elle avait réussi à libérer de la chaîne sa cousine Richard de Longerie.

Mais elle avait aussi dénoncé des insurgés de St-Florent, pour lesquels la fusillade fut leur seul jugement (ainsi la veuve Forestier, Rose Jubin fusillée à Avrillé en janvier 1794).

(1) Voir aussi la rubrique "La famille Clemenceau et les Vendéens d'Anjou" à l'article "François Cognée vétéran vendéen".






A la découverte du vieux St-Florent (10).

Publié le 20/07/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (10).
Sur cette gravure ancienne, l'église St-Pierre est à gauche, l'église abbatiale à droite.

PLACE DU MARCHE

L'ancienne église paroissiale, l'église Saint-Pierre, trônait au coeur de la cité (lettre I, plan n° 2).

Quelques vestiges subsistent, dont l'ancienne chapelle Montmoutiers-Montifroy, rebaptisée chapelle du Sacré-Coeur, à l'emplacement du musée actuel.

L'iconographie (1) montre le clocher de cette église Saint-Pierre ressemblant à une ziggourat, sorte de tour de Babel.

L'église était restée en ruines après l'incendie. Le 29 avril 1836, le clocher s'éffrondra à deux heures du matin.

C'était dans cette église, le dimanche 17 mars 1793, que furent officiellement nommés les capitaines des quatre compagnies de Saint-Florent-le-Vieil (voir la rubrique "Guerre de Vendée..." article "Il était une fois... la Contre-Révolution(6)".

C'était "sur la Place du Marché vis-à-vis la cure" que la femme de Vincent de l'île aux Bergères du Marillais avait vu, enfant, le diacre Jean Ouvrard (2) tenu "au collet" par Pillier de St-Florent.

Vers 1850, elle témoignait de cela à son curé Edouard Meffray du Marillais.

Elle précisait "qu'on le menait chez le général qui se tenait chez madame de la Guérinière".

Le diacre ne s'évada pas et ne fut pas fusillé sur place en revenant de la métairie familiale comme on le raconte par ailleurs (tradition du curé de la Boutouchère...).

Cette tradition de la fusillade, après l'évasion, est sans doute attribuable à son frère Pierre Ouvrard, métayer à la Rielle à cette époque, et qui fut victime de la répression en janvier 1794. Un mois plus tard, on vendit du vin saisi sur le "rebelle Ouvrard" de la Rielle à la Boutouchère.

(1) Voir aussi "A la découverte du vieux St-Florent (3)".

(2) Voir la rubrique "Les cousins Clemenceau de la Rielle" à l'article "Le clerc tonsuré Jean Ouvrard".

A la découverte du vieux St-Florent (11).

Publié le 20/07/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (11).
Portrait de Julien-René Dalaine par David d'Angers en 1825. Né en 1776 à St-Florent-le-Vieil, il est alors âgé de 49 ans.

JULIEN-RENE DALAINE

A l'emplacement du cinéma actuel (Plan n°2, lettre J) se trouvait la propriété de Julien René Dalaine, capitaine de la troisième compagnie de St-Florent, en 1815.

Dalaine était le gendre de Basile Barré (le bras droit de Cesbron d'Argonne) et un "bon Républicain" avant de choisir le parti royaliste !

C'est ce qui freinait l'enthousiasme de Claude-Louis Gazeau, maire de l'époque, qui ne le tenait pas en grande estime.

Agé de 17 ans en 1793, il avait guerroyé contre ses nouveaux amis à Pontorson et à Avranches pendant la campagne d'outre-Loire.

Le canonnier Jacques Dalaine était son frère. Il fut blessé à mort le 12 mars 1793 sur sa pièce. Six jours plus tard, il passait de vie à trépas.

L'épouse de Julien-René, Euphrasie avait été détenue en prison à Angers avec ses deux soeurs Armande et Adélaïde.

Julien René Dalaine exerçait les métiers de charpentier en bateau, menuisier et enfin perruquier.

En 1839, Julien-René Dalaine décédait à St-Florent-le-Vieil à l'âge de 63 ans.

A la découverte du vieux St-Florent (12).

Publié le 23/08/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (12).
PLAN N° 3

LA MAISON ROUGE (1)

La famille Guérif succéda à la famille Houdet, comme locataire de la Maison Rouge (lettre L du plan n° 3) et elle acheta celle-ci en tant que Bien national.
Cette maison appartenait à l'abbaye de St-Florent.

La Maison Rouge était composée de plusieurs chambres basses et hautes, greniers, cours, grange, écuries, jardins et garennes, comme nous l'indique l'acte de soumission des Guérif.
La valeur locative annuelle de la maison avec les charges était de 120 livres.

Le 24 mai 1792, Antoine André Guérif du Pont et son frère Nicolas-Sophie Guérif des Bruns achetèrent la maison 7050 livres.

Après l'insurrection, le 17 mars 1793, Antoine André, administrateur au district, était proposé au grade de capitaine par Cesbron d'Argonne.

Nicolas était nommé sous-lieutenant dans une compagnie de St-Florent. Il disparut pendant la guerre de Vendée.

Le patriote Jean-René Houdet de la Roullière, un des beaux-frères des fils Guérif, fut maire de la ville de St-Florent. Il exerçait aussi en tant que chirurgien.

Madame Houdet mère et ses filles furent victimes de la répression républicaine.

Quant aux soeurs Guérif, l'une d'elles, Sainte Renée Claudine fut fusillée à l'âge de 35 ans au Champ des Martyrs d'Avrillé*, le 1er février 1794.

Elle avait épousé Claude-Etienne Porcher, marchand de fer.

Elle se trouvait dans un groupe de 400 personnes lors de la 7ème fusillade, composée en majorité de femmes.

Avec elle, 3 autres femmes de St-Florent passèrent de vie à trépas.

*Voir le livre de T.-L. Houdebine "Le Champ des Martyrs d'Avrillé"

A la découverte du vieux St-Florent (13).

Publié le 23/08/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (13).
A droite de l'image, attenante à l'abbaye dont l'enceinte allait jusqu'à la rue de Thouars (trait bleu sur le plan n°3), la Maison Rouge.
Au milieu, la cure avec l'église St-Pierre à gauche.

LA MAISON ROUGE (2)

Après la guerre de Vendée, la famille Guérif croyait que Sainte était décédée en prison.

Le 17 mars 1793, son mari, Claude-Etienne Porcher avait été proposé à la fonction de capitaine, mais il refusa le grade.

Il devint commissaire aux vivres avec Lecoq de la Poterie et Chicotteau.

Pour finir avec la Maison Rouge, le plan cadastral de 1827 nous indique que celle-ci était en masure.

L'iconographie ancienne* nous donne une idée de ce qui reste de cette maison, qui n'est plus que ruines, après l'incendie perpétré par les républicains le 8 juin 1794.

* Voir ci-dessus "A la découverte du vieux St-Florent (3)" pour se rendre compte de l'ampleur des dégâts !

A la découverte du vieux St-Florent (14)

Publié le 23/08/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (14)
Statue de Simon Gruget*, curé de la Trinité à Angers.

LA CURE

En 1808, le curé Michel François Gruget louait, pour 30 années, la maison de la veuve Julien Berthelot, Mathurine Ménard, de l'île Batailleuse.

Cette maison, située en haut de la ville et donnant sur la Grande Rue, était composée de deux chambres basses et hautes, avec corridor au rez-de-chaussée, grenier et cave, avec une cour au couchant.

Le curé Gruget dut demeurer dans cette maison jusqu'au rétablissement de l'ancienne cure en 1822. Celle-ci n'était encore qu'un projet avec plan et devis de l'architecte François Villers.

En 1824, les travaux devaient être terminés, (Lettre K sur le plan n° 2**).

Mais le curé ne profita pas longtemps de sa nouvelle maison. Il décédait le 20 avril 1825, vers 4 heures du soir.

Le curé Gruget devait aimer le jeu et recevoir des invités comme semble en témoigner une partie de son mobilier constitué de tables de jeux (il y en avait deux dans sa chambre), des jeux de dames, de dés et de trictrac.

Si le curé avait pu vivre quelques mois de plus, il aurait été probablement dessiné par David d'Angers en juin-juillet 1825.

Comme son frère et beaucoup de prêtres pourchassés, il devait se cacher pendant la guerre, déguisé en paysan.

Michel Gruget était au village de la Gourbillonnière au Marillais, travaillant aux champs le jour, célébrant la messe et administrant les sacrements la nuit (voir la crypte de l'église abbatiale, où différents textes concernent le curé Michel Gruget).

Le 8 juin 1794, il voyait même St-Florent-le-Vieil brûler depuis la Chapelle-St-Florent.

En 1797, la ville de St-Florent étant toujours inhabitable, il vivait alors avec plusieurs notables chez Charles d'Autichamp à Montmoutiers à la Boutouchère, dans le château à moitié détruit.

* Simon Gruget (°1751 Beaupréau +1840 Angers) est le frère du curé de St-Florent-le-Vieil.
Curé de la Trinité, ayant refusé le serment à la Constitution civile du clergé, il se cache non loin de son église. Témoin de son temps, il tient un journal des évènements locaux pendant la Terreur.
En 1816, il rédige un mémoire sur les fusillades d'Avrillé, aux portes d'Angers, qui font de nombreuses victimes (au moins 2000 personnes***) (voir réédition Pays et Terroirs, Cholet).

Jeanne Gruget, la soeur aînée des deux ecclésiastiques, veuve d'Etienne Doly est fusillée à 63 ans au Champ des Martyrs d'Avrillé*** lors de la 7ème fusillade, le 1er février 1794.
Au cours de ce nouveau massacre (on compte 9 fusillades jusqu'à la mi-avril), Jeanne Gruget est accompagnée d'une parente, Jeanne Lemay, femme de Jean Camouin, âgée de 40 ans, habitant Angers. Les 2 femmes sont liées ensemble.

Le motif de la condamnation de Jeanne Gruget est d'avoir " un fils déporté. A suivi constamment les prêtres réfractaires, son gendre (est) avec les brigands".

Jeanne Gruget a été béatifiée, parmi d'autres victimes, par le pape Jean-Paul II en 1984 (assoc. du bicentenaire de la Vendée Angevine "Morts pour leur foi - victimes de la Révolution en Anjou" Ed.Téqui).
Voir aussi "Les lieux de mémoire de la guerre de Vendée" à l'article "La chapelle du Champ des Martyrs d'Avrillé".

** Voir ci-dessus : "A la découverte du vieux St-Florent (7)".
Le plan n° 2 permet de voir que la cure (k) et la Maison Rouge (L) sont voisines.

*** Voir livre : Le Champ des Martyrs d'Avrillé de T.-L. Houdebine.

A la découverte du vieux St-Florent (15).

Publié le 29/08/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (15).
A gauche, un des anciens bâtiments du district de St-Florent, par la suite propriété d'Aimé René Lefebvre-Duval.

L'ABBAYE

La porte principale de l'abbaye se situait Place du Puits du Billot, aujourd'hui Place de la mairie.

C'est par cette porte que les insurgés sont passés le 12 mars 1793, pour rejoindre la Cour du Château (Lettre M).

Entrons dans l'enceinte de l'abbaye : à gauche la maison abbatiale, dont Charles René Gazeau, patriote, devint propriétaire en 1795.
En 1774, c'était le receveur des traites, Guillaume Louvet qui venait de décéder en sa maison de campagne de St-Herblon, qui occupait cette maison. Le bureau des traites y était alors établi et dépendait du bureau de Champtoceaux.

Lors des évènements de 93, Charles René Gazeau était greffier au tribunal du district de St-Florent (lettre N). Il était le frère de René Jean Gazeau, prêtre déporté en Espagne, et de Claude Louis Gazeau, le lieutenant de 93, futur maire de la ville.

En face de la maison abbatiale, se trouvaient les bâtiments de l'abbaye, devenus les locaux du district.

En 1791, la municipalité avait demandé un sursis à la vente de la maison abbatiale afin de l'acquérir. Elle comptait y tenir ses séances.
Mais sur avis défavorable du district de St-Florent, le Département statua sur un refus à l'acquisition l'année suivante.

Encore sur l'avis du district, le Département autorisa seulement l'acquisition de terrains autour de la Cour du Château.
Dès la soumission du 5 mars 1791, la municipalité, qui n'avait pas un denier, avait prévu d'acheter ces terrains à titre privé.
C'est ce qui fut fait avec la société des Coteaux qui acquit ces biens le 4 août 1791.
Cette société était composée de 30 actionnaires, dont le président, nommé pour 5 ans, était Richard de Marigné, maire de la ville à cette époque.

LA COUR DU CHÂTEAU

C'était le nom usuel, en raccourci la Cour, qu'utilisaient les Florentais au XVIIIe siècle pour désigner maintenant la place Jeanne Bussonnière. Les patriotes l'appelaient la place d'Armes ou encore la place de la Liberté.

C'est ici que la garde nationale de St-Florent, avec quelques gendarmes et les membres de la municipalité attendaient les conscrits pour l'éxécution du tirage au sort, le matin du12 mars 1793 (voir la rubrique "La guerre de Vendée...", article "Il était une fois...la contre-Révolution".

Le bâtiment principal du district est indiqué par la lettre O. Cadastré A 239, ce bâtiment devint au début du XIXe siècle la propriété d'Aimé René Lefebvre-Duval, un jeune patriote de 1793, avec "la place cadastrée A 238". Ce dernier épousa la fille du juge de paix, Alix Constance Duval.



A la découverte du vieux St-Florent (16).

Publié le 03/09/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (16).
Photo (avec montage pour le fond) de la croix mortuaire en fonte du capitaine Louis Lebrun et de son épouse Thérèse Gabory, cimetière de St-Florent-le-Vieil.
La plaque a été fondue par son fils Charles Marie, fondeur à Angers.

LOUIS LEBRUN

Louis Lebrun, huissier, le dernier capitaine vendéen, possédait la maison (parcelle 244 et le jardin 243) en face de la maison abbatiale.

En 1833, il vendit sa maison au notaire Alexandre Bellanger. En 1836, cette maison était dite démolie d'après la matrice cadastrale.

Fils d'un employé de la ferme, absent du pays depuis plusieurs années, Louis Lebrun et son frère Charles Augustin étaient mineurs quand éclata l'insurrection en mars 1793.

Les frères habitaient sans doute avec leur tante infirme, demoiselle Perrine Trotteau, après le décès de leur mère et de leur grand-mère, près de la maison Duval.
Auguste Rémy Trotteau, vicaire de St-Quentin-en-Mauges, était leur oncle et tuteur.

Quoi qu'il en soit ! Malgré son jeune âge (16 ans), Louis était à St-Florent pendant l'insurrection.
Il raconta qu'il était au château de la Baronnière avec les insurgés.
C'était le 13 mars, jour du départ du maître des lieux et en plus jour anniversaire de sa naissance.

Louis demanda au marquis de Bonchamps de combattre dans la cavalerie.
Ce dernier prétextant qu'il n'avait pas de cheval, il ne pouvait servir dans ce corps.
Le jeune Lebrun réunit "sa montre et ses économies", acheta "un cheval de charbonnier" et revint triomphant devant Bonchamps, armé d'un sabre et de pistolets abandonnés sur la Cour du Château.

Sous la Restauration, Louis Lebrun demanda une pension au roi. Dès 1817, il lui fut accordé 200 francs.

En 1825, touchant toujours la même somme, l'augmentation qu'il demanda lui fut refusée.

La même année, Louis Lebrun* écrivit sur la demande de pension de Renée Musset, la veuve de François-Jacques Clemenceau "l'homme", que celui-ci l'avait "sauvé des mains des Républicains à la Riottière (commune d'Ingrandes) à la suite de notre passage d'outre-Loire", après la défaite de Cholet, le 17 octobre 1793.

C'est un détail de ce temps-là. Ce vétéran vendéen décédait à St-Florent en 1866 à l'âge de 89 ans.

* Voir sa note sur le certificat de la demande de pension à la rubrique "Les cousins Clemenceau du Grand Moulin", article "Clemenceau l'homme du Grand Moulin (3)".








A la découverte du vieux St-Florent (17).

Publié le 04/09/2007 à 12:00 par clemenceaudupetitmoulin
A la découverte du vieux St-Florent (17).
PLAN N° 4 : de la place du Puits Billot vers la rue du cimetière

PLACE DU PUITS DU BILLOT

JOSEPH OGER DIT CAMELOTE

La maison et la cour (cadastre A 420, lettre Q et le grand jardin A 431, derrière la maison) étaient la propriété de Joseph Oger, sergent vendéen.

Comme son père René Oger, un voiturier-cabaretier de St-Florent, il avait le surnom de "camelote".

Sous la Restauration, il lui fut accordé 50 francs de pension et un sabre d'honneur.

Le 13 mars 1793, lors du pillage de la maison de maître des Coteaux, on avait vu le père Oger emporter une barrique de la cave du procureur syndic Joseph Renou.

Le fils, Joseph avait fait un apprentissage de ferblantier chez René Chesneau, mais il exerça les mêmes métiers que son père, d'abord au Marillais, puis à St-Florent.
Il épousa en 1797 à St-Florent Charlotte Brouard, la soeur d'un boulanger de la ville, qui fournissait le pain à l'armée vendéenne.
Le couple a eu au moins :
- Marie Alix (°1809 Le Marillais)
- Joseph (+1825 St-Florent) qui devient meunier à Beauchesne.



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