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merci pour votre message. pas de problème, jacky clemenceau. http://clemenc eaudupetitmoul in.centerblog. net
Par clemenceaudupetitm, le 21.05.2021
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Par clemenceaudupetitm, le 21.05.2021
bonjour,
j'écris un livre sur la grande guerre de 1793 (aux éditions geste) et j'aimerais savoir si vous m'a
Par Anonyme, le 21.05.2021
bonjour,
je viens de revoir ce blog suite à l'émission d'hier soir sur st hélène avec stéphane bern. je suis
Par Anonyme, le 20.04.2021
voyage extraordinaire avec le comte de chanteleine, édition magellan...
https://ww w.editions-mag ellan.co
Par clemenceaudupetitm, le 28.02.2021
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Dernière mise à jour :
28.02.2021
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Pancarte du Champ des Martyrs, le long de la Loire vers St-Florent-le-Vieil, à Notre-Dame du Marillais.
Photo CdPM.
Les habitants du village du Marillais ont souffert aussi des exactions et des massacres perpétrés par les
Républicains.
Les prêtres qui ont refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, ceux qui les cachent, et
enfin ceux qui reviennent d'outre-Loire (Virée de Galerne) sont arrêtés.
Quand la garnison républicaine, depuis la place d'armes de Saint-Florent, aperçoit les réfugiés de retour
de la "Virée de Galerne", elle les capture et les emprisonne dans l'église abbatiale qui surplombe la Loire.
Quelque temps après , encordés, hommes, femmes, et même des enfants, passent par les bords de Loire
pour aboutir ici et mourir (1).
Les notes du curé Méfray (+1885 Le Marillais) que nous avons consultées également sont là pour en
garder la mémoire (2).
Il y a parmi les victimes des membres de la famille Vincent de la Baclaire (3), apparentés à Mathurine
Vincent, la mère de Pierre Clemenceau, voir ci-dessus en ce qui le concerne ainsi que la rubrique
"Généalogie de la famille Clemenceau" à l'article "Génération V : Pierre Clemenceau et Marie
Oger".
(1) Voir le livre "Le Marillais à travers les siècles" (pp.83-99) de Henri Boré ainsi que le livre "Vendée 1793, l'enfant dans la guerre" (pp.66-81) de Annie Guezenguar Siloë 1990.
(2) Voir le site : "Guerre de Vendée, églises et vitraux, ND du Marillais".
(3) Voir la rubrique "Cousins Clemenceau du Petit Moulin" article "Jacques Clemenceau, premier meunier du Petit Moulin".
- Article dans la rubrique "Lieux de mémoire de la guerre de Vendée".
A l'intérieur de l'église abbatiale de St-Florent-le-Vieil, le tombeau de Charles Melchior Artus de Bonchamps (photo CdPM).
Grièvement blessé pendant la bataille de Cholet, le 17 octobre 1793, le général Charles de Bonchamps est évacué et parvient à St-Florent-le-Vieil, grâce à ses hommes qui le portent tour à tour sur un brancard.
Le lendemain, il ordonne d'épargner la vie d'environ 5000 prisonniers républicains détenus dans l'abbaye de St-Florent et les environs, que les Vendéens s'apprêtent à massacrer.
L'ex-commandant de la ville, Cesbron d'Argonne est de ceux-là.
Ce pardon, qui honore Bonchamps au plus haut point, lui ouvre immédiatement les portes de la renommée.
Charles naît en 1760 au château du Crucifix à Juvardeil, en Anjou.
Le destin le marque, semble-t-il, d'un sceau christique.
Au début du XIIIe siècle, les seigneurs de Bonchamps, qui rendent hommage au roi , ont pour armes "de gueules à un double triangle d'or, entrelacés l'un dans l'autre en forme d'étoiles, couronne de marquis, support de lion".
La figure représente donc l'Etoile de David, encore appelée le Sceau de Salomon.
Charles reçoit le prénom de son père et en deuxième prénom celui d'un Roi Mage, Melchior.
Comme le roi mythique des Chevaliers de la Table Ronde, à la recherche du Saint Graal (à la fois Coupe et sang du Christ d'après la légende), son troisième prénom est Artus (Arthur).
Au cours de sa carrière militaire, lors d'une expédition aux Indes, très malade, il est déclaré mort, mis dans un linceul et sur le point d'être jeté à la mer !
Ce preux chevalier est grièvement blessé au cours de la bataille de Cholet, semble-t-il, d'une balle tirée depuis ses rangs par un traître qui est de suite fusillé.
Après avoir accordé sa grâce aux prisonniers républicains à St-Florent, il est transporté dans un filet de pêcheur, via la venelle des Lavandières, comme le montre l'iconographie.
Bonchamps traverse la Loire, comme tant d'autres (80.000 personnes au moins) qui fuient l'avancée des troupes républicaines.
Il reçoit l'Extrême-Onction et la Communion des abbés Courgeon de la Pannière et Pionneau.
Il est déposé ensuite à La Meilleraie en terre de Bretagne par ses compagnons.
Il s'éteint le 18 octobre 1793, à 33 ans, vers les 11 heures du soir, dans la maison de Jean Belion, pêcheur et soldat vendéen.
Les descendants de Jean Belion seront appelés désormais Belion-Bonchamps.
Parmi les prisonniers républicains grâciés à St-Florent, se trouve un patriote angevin Pierre-Louis David, ébéniste de son état.
Hasard extraordinaire, l'ex-prisonnier retrouve son fils de 5 ans, Pierre-Jean (né le 12 mars (!) 1788) perdu sur les quais de St-Florent, et recueilli à un moment par des Vendéennes.
Le fils avait suivi le père (qui le portait sur ses épaules!) dans les combats, puis il l'avait confié à une connaissance.
Trente ans plus tard, le fils de l'ébéniste, devenu sculpteur, républicain et franc-maçon immortalise le général Charles Melchior Artus de Bonchamps, royaliste et très chrétien, dans le marbre en signe de gratitude.
C'est en 1825 que le monument est inauguré dans l'abbatiale de St-Florent-le-Vieil.
Voir les livres :
- "Mémoires de Mme la marquise de Bonchamps sur la Vendée" (rédigés par Mme la comtesse de Genlis, Salmon 1981.
- "L'enfant dans la guerre" d'Annie Guézengar Siloë. -
"Le jour le plus long de la Vendée" de Jacques Boilesve. -
"La Chapelle-St-Florent à travers les âges" et "Les sépultures de Bonchamps"de Robert Chéné-Morinière.
Voir aussi les rubriques du blog :
-"Il était une fois la Contre-Révolution".
- "Allez à St-Florent-le-Vieil...".
- "Vendéens d'Anjou, 1825".
- "David d'Angers & J-J. Delusse"....
- Article dans la rubrique "Lieux de mémoire de la guerre de Vendée".
Un des vitraux de la chapelle :
"L'abbé Gruget donnant l'absolution aux Martyrs avant le chemin de la Meignanne" (1). Photo Clemenceau du Petit Moulin.
Des familles angevines marquées par une répression criminelle durant la guerre de Vendée peuvent retrouver sur des panneaux les noms de leurs aïeux (2).
L'ancêtre de Gabriel Noury de "Diem perdidi", Guillaume (°1760 St-Herblon), meunier au Moulin de la Grippe à Varades faisait partie de la 2ème fusillade du 15 janvier 1794 où furent assassinées "à peu près autant de d'hommes que de femmes" (300 personnes) (3).
(1) Voir la rubrique "A la découverte du vieux St-Florent" à l'article n° 14 dans laquelle les membres de la famille Gruget sont évoqués.
(2) Voir la rubrique "Cousins Clemenceau du Petit Moulin" à l'article "Jacques Clemenceau, meunier au Petit Moulin de Sienne" où il est fait mention de Julien Berthelot (°1759 X 1784 Marguerite Cussonneau) fusillé à Avrillé lors de la 9e et dernière fusillade le 16.04.1794 dans Houdebine "Le champ des Martyrs d'Avrillé, 1923" à la note 3.
(3) Noté "Guillaume Nourri" dans le livre de Houdebine (p.185)
Voir les rubriques :
- "Guerre mondiale (2e) : Diem perdidi (1)" à l'article "Diem perdidi" note 1.
-"Personnalités de la Vendée militaire" à l'article "Daniel François de la Douespe du Fougerais"
-Article dans la rubrique "Lieux de mémoire de la guerre de Vendée (1)".
Près de L'Ouvrinière à St-Florent-le-Vieil, août 2007. Photo Clemenceau du Petit Moulin.
Sur la plaque apposée par le Souvenir Vendéen en 1995, il est écrit :
"Dans ce champ furent signés par Stofflet et les délégués de la Convention le 2 mai
1795 les Accords de la Paix de St-Florent-le-Vieil".
- Article dans la rubrique "Lieux de mémoire de la guerre de Vendée".
Statuette inspirée de l'oeuvre (1935) de Maxime Réal del Sarte (1).
"D'un geste pathétique, le Vendéen offre son coeur à Dieu (2).
Fidèle jusqu'au bout, jusqu'à la mort !
Le monument devait se dresser sur une place de Cholet.
La victoire du Front Populaire, en 1936, retarda l'inauguration.
La cérémonie, fixée, finalement, au 5 septembre 1937, réveilla les passions politiques.
Le général Weygand ne put la présider : le gouvernement s'y opposait.
La statue devait s'ériger à Cholet, sur la place de la Vendée : nouvelle interdiction.
On installa l'oeuvre de Maxime Réal del Sarte au Bois-Grolleau, dans une propriété privée, sur le bord de la route Cholet-Angers.
Sur ordre de la préfecture, une palissade en bois masqua aux passants la vue du monument.
Pendant la Guerre 39-45, la statue put, enfin, occuper l'endroit prévu.
En 1945, le parti communiste choletais fit sauter le monument à la dynamite.
Le "Vendéen de Cholet" couvre encore, de son corps mutilé, la croix brisée : symbole d'un passé qu'on ne peut abolir ; témoignage d'un présent qu'on ne peut ignorer.
Aujourd'hui comme hier, la Vendée reste fidèle".
(1) Je trouve que c'est une belle sculpture, qui me rappelle mon attachement à mes ancêtres "Vendéens d'Anjou".
Cependant, je ne partage pas l'engagement du sculpteur*, mais cela fait partie de "l'Histoire".
* Voir sa biographie dans Wikipédia et d'autres sites sur "Les Camelots du Roi".
(2) Extrait du livre du chanoine Auguste Billaud, "La guerre de Vendée" (Imp. Lussaud, 1945, réédition 1972).
- Article dans la rubrique "Lieux de mémoire de la guerre de Vendée".
...au cimetière de Saint-Florent-le-Vieil, tombe de Louis Lecoq de la Poltrie, été 2012. Photo de "Clemenceau du Petit Moulin".
Il existe encore quelques tombes au cimetière de Saint-Florent qui ont un lien avec l'insurrection vendéenne de 1793 (1).
Ainsi on y trouve encore celles de Jeanne Bussonnière (2), de Louis Lebrun, ancien adjudant-major (3)...
Nous présentons celle de "Lecoq-Potrie" (4).
Né vers 1759, il participe à l'insurrection de Saint-Florent-le-Vieil en mars 1793.
Marchand cirier de profession, il est alors âgé 34 ans, devenant commissaire aux vivres avec Chicotteau et Porcher.
Le 17 mars 1793, il est nommé capitaine en l'église de St-Pierre (5).
Ayant vu d'un mauvais oeil la fermeture des églises de la région, il dit à qui veut l'entendre, pendant l'insurrection, que ses affaires vont aller mieux (6) !
De l'an V à l'an VIII (vers 1797-1800), il est maire de la commune.
Il exerce encore un mandat en 1815, mais pour quelques mois seulement.
C'est Charles-Louis Gazeau qui lui succède.
Louis Lecoq de la Poltrie décède en 1818 à l'âge de 59 ans (7).
(1) Nous ignorons si les Florentais ont encore conscience de ce patrimoine.
Nous avons vu "disparaître" la tombe de ... Fleury (républicain) il y a déjà quelques temps (note à venir).
La maison de son oncle Guillaume Fleury, vétéran vendéen, a fini aussi par être détruite (voir la rubrique "Portraits de Vendéens d'Anjou" à ce nom).
(2) Voir notre rubrique "Personnalités de la Vendée militaire" à l'article "Jeanne Bussonnière, infirmière vendéenne (1772-1854)".
(3) Après le passage de la Loire à la Riottière ("Virée de Galerne") Louis Lebrun (1777-1866) est sauvé (il a 16 ans) par François-Jacques Clemenceau dit l'homme.
Voir nos rubriques :
- "Cousins Clemenceau du Grand Moulin" à la rubrique "Clemenceau l'homme du Grand Moulin 3".
- "A la découverte du vieux Saint-Florent" à l'article 16 du même nom. Sa plaque est présentée en photo.
(4) Suivant l'écriture de l'époque quand il est recherché par les autorités républicaines.
Voir la rubrique qui le mentionne à :
-"Il était une fois la Contre-révolution" à l'article 13 du même nom.
(5) Voir "Il était une fois la Contre-révolution" à l'article 6 du même nom.
(6) Cote 1 L 1028, pièce 110 (déposition de Marie Moreau, femme Chauvet) Archives départementales du 49.
(7) Louis Lecoq de la Poltrie était le beau-frère de l'abbé Courgeon de la Pannière (voir son portrait dans la rubrique "Personnalités de la Vendée militaire").
Au Mesnil, en 1797 (27 floréal an V)*, Louis Lecoq épousait une des soeurs de l'abbé, Françoise Courgeon.
*Voir la revue de la Vendée militaire "Savoir" de mars/juin 2007 pp 38-39 pour plus d'informations généalogiques et historiques sur l'alliance Lecoq-Courgeon.
-Article dans la rubrique "Lieux de mémoire de la guerre de Vendée".