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Nom du blog :
clemenceaudupetitmoulin
Description du blog :
Histoire d'une famille dont les racines sont en Anjou, vers St-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire).
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
03.03.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Lieux de memoire de la guerre de Vendee

Tableau généalogique vendéen*

Posté le 21.04.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Tableau généalogique vendéen Clemenceau-Humeau-Cognée/Vincent-Girault

L'historien Claude Petitfrère, dans son livre "les Vendéens d'Anjou (1793)" (page 117), nous rappelle que l'arrière-pays de St-Florent-le-Vieil a été un des bastions de l'engagement vendéen dans le sud-ouest du département de Maine-et-Loire.
L'auteur parle même de "sanctuaire", pour cette zone de l'Evre inférieure.

Les paroisses (ou communes!) de cette région (Beausse, Le Marillais, Bouzillé, St-Pierre-Montlimart, Botz-en-Mauges, La Chapelle-St-Florent, St-Laurent-du-Mottay) sont de "gros pourvoyeurs" de combattants (6 à plus de 8% de la population d'un village).

Il se trouve que nos ancêtres ont habité dans presque tout ces villages. Certains ont payé de leur vie leur engagement dans la Contre-révolution.

On estime selon les recherches de Jacques Hussenet** le total des victimes de la Vendée militaire (Blancs et Bleus, combattants et civils) aux alentours de 140.000 à 190.000 hommes, femmes et enfants (sans compter l'armée républicaine engagée dans le conflit dont la fourchette des tués va de 30.000 à 220.000 morts et dont le comptage restait à faire en 1997!).

Au Marillais, à St-Florent-le-Vieil, la Chapelle-St-Florent ... ***et jusque vers Angers, à Avrillé, les Ponts-de-Cé, des lieux sont là pour nous rappeler que cette terrible guerre civile a tué des Français de tout âge et de tout sexe.


* Ce tableau permet de voir aussi les relations de parenté et de d'amitié avec quelques vétérans vendéens dessinés par l'artiste David d'Angers en 1825 lors de son séjour à St-Florent.
Nous aurons l'occasion de revenir sur ces croqués vendéens dans la rubrique "Les Clemenceau et les Vendéens de David d'Angers" article au même nom.

** Voir "La Vendée, après la Terreur, la reconstruction, Perrin pp.243-244.

*** Sans oublier les autres lieux de la Vendée militaire et cela concerne 770 communes!




--

Vers Notre-Dame du Marillais.

Posté le 28.05.2007 par clemenceaudupetitmoulin
C'est en 430, en ce lieu qu'est apparu la Vierge Marie à Maurille, évêque d'Angers, d'après les chroniques des moines de St-Florent et de Saumur, datant du XIe siècle.

Suivant la volonté céleste, l'évêque établit une fête solennelle appelée "la fête angevine" ou "l'Angevine", dont la date est le 8 septembre et qui célèbre la nativité de Marie.

A l'intérieur de la chapelle se trouve la statue de la "Sancta Maria Bambina". Ce culte marial se perpétue depuis maintenant 15 siècles.

En 786, Charlemagne serait aussi passé par là, à cause des Armoricains qui lui donnaient du fil à retordre et qui ne voulaient pas payer l'impôt. Le futur empereur d'Occident attribue alors sa victoire remportée par son sénéchal Audulfus sur les Bretons à Notre-Dame du Marillais.

Au IXe siècle, les Normands ou "Vikings" remontent la Loire avec leurs drakkars et s'installent pour de nombreuses années dans l'Ile Batailleuse, entre La Meilleraie et St-Florent-le-Vieil.

Probablement, sous la houlette de leur chef Hastein, ils incendient le sanctuaire marial et obligent les moines de l'abbaye de St-Florent à s'enfuir de la région.

En 866, les Francs tentent d'écraser les Vikings ainsi que les Bretons qui sont leurs alliés, mais Robert le Fort de Neustrie est mortellement blessé à la bataille de Brissarthe, du côté de Châteauneuf-sur-Sarthe.

A la fin du XVIIIe siècle, en 1793 et 1794, plus de 2000 personnes sont fusillées au Marillais (selon l'abbé Deniau "Histoire de la Vendée" p.607-609).

Sources : le livret vendu dans la chapelle du lieu et celui de Peter Brent "La saga des Vikings".

D'après la tradition orale de notre famille, venant de la prison de St-Florent, notre ancêtre Pierre Clemenceau du Petit Moulin de Botz termine sa vie tragiquement dans ce petit coin de terre, appelé depuis les massacres, le "Champ des Martyrs".



Le Champ des Martyrs du Marillais

Posté le 28.05.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo de la pancarte du Champ des Martyrs, le long de la Loire vers St-Florent-le-Vieil, à Notre-Dame du Marillais.

Les habitants du village du Marillais ont souffert aussi des exactions et des massacres perpétrés par les Républicains.

La chasse aux prêtres (qui avaient refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé), à ceux qui les cachaient, et enfin à ceux qui revenaient d'outre-Loire (Virée de Galerne) fait de nombreuses victimes.

Quand la garnison républicaine, depuis la place d'Armes, aperçoit les réfugiés de retour de la "Virée de Galerne", elle les capture et les emprisonne dans l'église abbatiale.

Quelque temps après , encordés, hommes, femmes, et même des enfants, passent par les bords de Loire pour aboutir ici et mourir (1).

Les notes du curé Méfray (+1885 Le Marillais) que nous avons consultées également sont là pour en garder la mémoire (2).

Il y a parmi les victimes des membres de la famille Vincent de la Baclaire (3), apparentés à Mathurine Vincent, notre ancêtre (la mère de Pierre Clemenceau, voir ci-dessus en ce qui le concerne ainsi que la rubrique "La généalogie de la famille Clemenceau" à l'article "Génération V : Pierre Clemenceau et Marie Oger").

(1) Voir le livre "Le Marillais à travers les siècles" (pp.83-99) de Henri Boré ainsi que le livre "Vendée 1793, l'enfant dans la guerre" (pp.66-81) de Annie Guezenguar Siloë 1990.

(2) Voir le site : "Guerre de Vendée, églises et vitraux, ND du Marillais"

(3) Voir la rubrique "Les cousins Clemenceau du Petit Moulin" article "Jacques Clemenceau, premier meunier du Petit Moulin".

Grâce aux prisonniers !

Posté le 06.06.2007 par clemenceaudupetitmoulin
A l'intérieur de l'église abbatiale de St-Florent-le-Vieil, le tombeau de Charles Melchior Artus de Bonchamps.

Grièvement blessé pendant la bataille de Cholet, le 17 octobre 1793, le général Charles de Bonchamps est évacué et parvient à St-Florent-le-Vieil, grâce à ses hommes qui le portent tour à tour sur un brancard.

Le lendemain, il ordonne d'épargner la vie d'environ 5000 prisonniers républicains détenus dans l'abbaye de St-Florent et les environs, que les Vendéens s'apprêtent à massacrer. L'ex-commandant de la ville, Cesbron d'Argonne est de ceux-là.

Ce pardon, qui honore Bonchamps au plus haut point, lui ouvre immédiatement les portes de la renommée.

Charles naît en 1760 au château du Crucifix à Juvardeil, en Anjou.

Le destin le marque, semble-t-il, d'un sceau christique.

Au début du XIIIe siècle, les seigneurs de Bonchamps, qui rendent hommage au roi , ont pour armes "de gueules à un double triangle d'or, entrelacés l'un dans l'autre en forme d'étoiles, couronne de marquis, support de lion".

La figure représente donc l'Etoile de David, encore appelée le Sceau de Salomon.

Charles reçoit le prénom de son père et en deuxième prénom celui d'un Roi Mage, Melchior.

Comme le roi mythique des Chevaliers de la Table Ronde, à la recherche du Saint Graal (à la fois Coupe et sang du Christ d'après la légende), son troisième prénom est Artus (Arthur).

Au cours de sa carrière militaire, lors d'une expédition aux Indes, très malade, il est déclaré mort, mis dans un linceul et sur le point d'être jeté à la mer !

Ce preux chevalier est grièvement blessé au cours de la bataille de Cholet, semble-t-il, d'une balle tirée depuis ses rangs par un traître qui est de suite fusillé.

Après avoir accordé sa grâce aux prisonniers à St-Florent, il est transporté dans un filet de pêcheur, via la venelle des Lavandières, comme le montre l'iconographie.

Bonchamps traverse la Loire, comme tant d'autres (80.000 personnes au moins) qui fuient l'avancée des troupes républicaines.

Il reçoit l'Extrême-Onction et la Communion des abbés Courgeon de la Pannière et Pionneau.

Il est déposé ensuite à La Meilleraie en terre de Bretagne par ses compagnons.

Il s'éteint le 18 octobre 1793, à 33 ans, vers les 11 heures du soir, dans la maison de Jean Belion, pêcheur et soldat vendéen.

Les descendants de Jean seront appelés désormais Belion-Bonchamps.

Parmi les prisonniers républicains grâciés à St-Florent, se trouve un patriote angevin Pierre-Louis David, ébéniste de son état.

Hasard extraordinaire, l'ex-prisonnier retrouve son fils de 5 ans, Pierre-Jean (né le 12 mars (!) 1788) sur les quais de St-Florent, recueilli par des Vendéennes.

Le fils avait suivi le père (qui le portait sur ses épaules!) dans les combats à un moment donné.

Trente ans plus tard, le fils de l'ébéniste, devenu sculpteur, républicain et franc-maçon immortalise le général Charles Melchior Artus de Bonchamps, royaliste et très chrétien, dans le marbre en signe de gratitude.

C'est en 1825 que le monument est inauguré dans l'abbatiale de St-Florent-le-Vieil.

Voir les livres : Les mémoires de madame la marquise de Bonchamps..."L'enfant dans la guerre" d'Annie Guézengar Siloë... "Le jour le plus long de la Vendée" de Jacques Boilesve, "La Chapelle-St-Florent à travers les âges" et "Les sépultures de Bonchamps"de Robert Chéné.

Voir le blog aux rubriques "Guerre de Vendée-Chouannerie", article "Il était une fois la Contre-Révolution", "Cartes postales anciennes" et "les croqués vendéens de David d'Angers en 1825".






La chapelle du Champ des Martyrs d'Avrillé (1)

Posté le 08.10.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Un des vitraux de la chapelle : "L'abbé Gruget donnant l'absolution aux Martyrs avant le chemin de la Meignanne".

Voir la rubrique "A la découverte du vieux St-Florent" à l'article n° 14 où les membres de la famille Gruget sont évoqués.

Voir aussi la rubrique "Les Clemenceau du Petit Moulin" article "Jacques Clemenceau, premier meunier au Petit Moulin de Sienne" où il est fait mention de Julien Berthelot (°1759 X 1784 Marguerite Cussonneau) fusillé à Avrillé lors de la 9e et dernière fusillade le 16.04.1794 (Biblio. Houdebine).

La chapelle du Champ des Martyrs d'Avrillé (2)

Posté le 08.10.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Vitrail représentant une messe clandestine pendant la guerre de Vendée.

Le curé de Martigné-Briand Guillaume Repin célèbre la messe dans les bois.

Le 2 janvier 1794, il est guillotiné à l'âge de 84 ans.

En février 1984, il est béatifié avec d'autres compagnons d'infortune par le pape Jean-Paul II.

La Collecte, lieu de messes clandestines

Posté le 08.10.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Sur la commune de la Chapelle-St-Florent, ce lieu nommé la Collecte, à l'écart des fermes de l'Ouvrardière et la Coconnière, était fréquenté par les prêtres réfractaires pendant la persécution religieuse à partir de 1792.

Pendant cette période, un prêtre y fut arrêté au moment où il récitait "les prières de la Collecte. Depuis, ce lieu s'appelle la "Collecte".

En 1949, une croix y fut érigée.

Voir le livre "La Chapelle-St-Florent à travers les âges" de Robert Chéné (p.170).

La Croix des Martyrs des Ponts-de-Cé

Posté le 20.10.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo de la Croix des Martyrs, érigée en 1879.

Elle est située légèrement en retrait de la route qui longe le canal de l'Authion sur la commune des Ponts-de-Cé.

Une plaque du Souvenir vendéen y est apposée. On peut lire :

A la mémoire de plus de 2700 Vendéens massacrés
Dec 1793 Janv 1794

Voir la rubrique "Les horreurs de la guerre de Vendée" article "Le chirurgien major Péquel".

Monument républicain de la Roche-de-Mûrs

Posté le 20.10.2007 par clemenceaudupetitmoulin
Photo du monument érigé en 1889 sur la commune de Mûrs-Erigné.

Le 26 juillet 1793*, aux portes d'Angers, sous la pression des Vendéens commandés par d'Autichamp, les Républicains sont contraints de se retirer du promontoire rocheux de la Roche-de-Mûrs.

Dans la panique, le 8e Bataillon dit des Lombards composé d'environ 600 hommes sous les ordres du commandant Bourgeois tentent de traverser le Louet en contre-bas.

De nombreux soldats se noient, sont faits prisonniers...

Au soir du 26 juillet, très mécontents, les administrateurs du département de Maine-et-Loire écrivent au général Gauvillier, commandant de la garde nationale du département, que "l'ennemi s'est présenté aux Ponts-de-Cez et les lâches Parisiens qui défendaient la Redoute d'Erigné l'ont abandonnée sans faire la moindre résistance...Ils ont eu la bassesse d'âme de répondre qu'ils n'étaient pas venus pour se battre...".

* Voir pp.50-53, pour plus de précisions le livre de François L'Hostis " Avant-poste militaire d'Angers, les Ponts-de-Cé, une ville à feu et à sang, 1793-1796. Les Editions du Choletais, 1995.

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