>> Toutes les rubriques <<
· Guerre 14-18 : lieux de mémoire (10)
· Guerre mondiale (2e) : Diem perdidi (X) (10)
· Guerre de Vendée : lieux de mémoire (10)
· Personnalités de la Vendée militaire (1) (10)
· Guerre de 1870 (10)
· Cousins Clemenceau de Billon (1) (7)
· Guerre mondiale (2e) : Diem perdidi (7) (10)
· Guerre mondiale (1ère) : le 328e R.I (4)
· Allez à Saint-Florent ... (10)
· Album famille 1 : génération I (8)
merci pour votre message. pas de problème, jacky clemenceau. http://clemenc eaudupetitmoul in.centerblog. net
Par clemenceaudupetitm, le 21.05.2021
merci pour votre sympathique message, bonne continuation ! jacky clemenceau. http://clemenc eaudupetitmoul in.
Par clemenceaudupetitm, le 21.05.2021
bonjour,
j'écris un livre sur la grande guerre de 1793 (aux éditions geste) et j'aimerais savoir si vous m'a
Par Anonyme, le 21.05.2021
bonjour,
je viens de revoir ce blog suite à l'émission d'hier soir sur st hélène avec stéphane bern. je suis
Par Anonyme, le 20.04.2021
voyage extraordinaire avec le comte de chanteleine, édition magellan...
https://ww w.editions-mag ellan.co
Par clemenceaudupetitm, le 28.02.2021
delusse diemperdidi noury angers 1945 1793
RechercherAbonnement au blog
Date de création : 03.03.2007
Dernière mise à jour :
28.02.2021
696 articles
Photo d'une linogravure de Gabriel Noury faite à l'occasion de son mariage avec Juliette (1).
Ca fait drôle de n'entendre parler que français autour de soi, de ne point avoir besoin de
s'exprimer dans une langue étrangère pour se faire comprendre !
Le train nous emmène de nouveau.
Dernière étape de notre trop long calvaire.
C'est la fin d'une très, très longue nuit.
Le coeur, encore une fois, se serre à la pensée de retrouver les siens, de les étreindre dans
ses bras autrement que dans ses rêves !
Avant, chaque seconde pouvait dévoiler un danger, un risque de voir le fil tendu, à
l'extrême, de notre existence, se rompre brutalement.
Maintenant, l'espoir renaît...
Le bonheur paraît proche.
Finalement, le train arrive à Angers !
Parti le 19 au soir de Marseille, j'arrive le 21 en fin d'après-midi à Angers !
Comme ça été long !
Mais ça y est, nous sommes en gare Saint-Laud.
La petite dizaine de prisonniers que nous sommes se précipite aux portières.
Sur le quai, en train de m'attendre, je vois Juliette, ma fiancée, elle dont l'image et le
souvenir m'ont permis de supporter l'insupportable pendant tant de longues années !
Sans sa pensée, je n'aurais jamais pu tenir le coup !
Près d'elle, mon frère André et ma nièce Micheline que je n'ai évidemment pas reconnue.
D'autres membres de la famille sont là aussi.
EMBRASSADES, JOIE, BONHEUR !
C'est la fin du cauchemar.
Le voici donc enfin, ce jour tant attendu !
Mais un sous-officier sur le quai, interrompant nos étreintes, nous intime l'ordre de nous
rassembler et de les suivre.
Il paraît que nous sommes toujours des soldats, donc soumis à la discipline !
Nous sortons donc, derrière lui, de la gare et nous montons dans un camion militaire qui
nous attendait.
Deux bancs de bois, un de chaque côté, et nous voici installés.
J'ai obtenu la permission d'avoir Juliette à mes côtés.
Plus question de se quitter !
Nous atterrissons au Grand Cercle, sur le boulevard Foch.
Là, interrogatoires (toujours les mêmes) et après avoir bu un verre de vin blanc offert
généreusement par une quelconque autorité, on nous distribue des tickets de
ravitaillement, et on nous dit :
"Vous reviendrez plus tard, on vous convoquera pour diverses formalités administratives et
une visite médicale approfondie".
Enfin seuls, Juliette et moi, traversons à pied toute la ville d'Angers et allons chez moi, 7
rue Bigot, pour embrasser ma bonne vieille maman qui, elle aussi, a tant souffert de mon
absence.
Enfin, nous reprenons la route et allons embrasser mes futurs beaux-parents, heureux eux
aussi, de me revoir.
La fin de la journée, dans la joie et le grand bonheur, a marqué d'un point final cette si
longue et si terrible absence.
"ON A BEAUCOUP DE TEMPS A RATTRAPER? N'EST-CE-PAS ?" (1).
Mais dans mes oreilles, imperceptiblement et lancinante, on entendait, bien scandée, cette
maxime apprise sur les bancs de la petite école :
"Le temps perdu ne se rattrape jamais !".
Hélas, les "JOURS PERDUS" resteront toujours "DIEM PERDIDI".
(1) Note de Gabriel (p.75) de "Diem perdidi" :
"Et deux mois plus tard... !..."
-Article dans la rubrique "Guerre mondiale (2ème) : Diem perdidi (7)".